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Croire en actes. Distance, intensité ou excès ?
Aubin-Boltanski Emma ; Lamine Anne-Sophie ; Luca N
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343033938
Cet ouvrage explore le " croire en actes " dans le religieux et à ses frontières. Ce n'est pas la croyance en tant qu'ensemble supposément cohérent et inamovible de pratiques et de dogmes, mais le croire comme engagement relationnel, comme système d'actions et comme processus dynamique qui constitue l'objet des différentes contributions ici présentées. Par " croire ", est entendue une large diversité de comportements qui, en fonction des contextes et des époques, supposent une attitude et un objet de croyance ou qui, au contraire, ne s'appuyant sur rien de tel, sont eux-mêmes déclencheurs d'engagement ; en somme une activité complexe et réflexive qui, bien souvent, s'accompagne d'un travail de justification et de rationalisation. Trois thématiques sont privilégiées. Celle de la performativité et de la métaphore, d'abord, ce qui permet de porter attention aux oscillations et au processus de (dé)métaphorisation des discours et des pratiques. Le croire est ensuite analysé sous l'angle de ses oscillations, en portant attention aux temporalités ordinaires, aux doutes et aux moments de relâchement qui le caractérisent y compris lorsqu'il semble intensif ou encore paraît s'inscrire dans une perspective probabiliste. Il est enfin approché sous l'angle de ses diverses dimensions et niveaux d'intensification. Il apparaît alors multidimensionnel, capable d'ajustements entre valeur et doctrine, de redéfinitions ou de radicalisation. Pour mieux appréhender la pluralité de traitements du sujet, les approches cognitivistes et pragmatistes sont aussi mises en regard. En conclusion, est proposée une discussion et une articulation des paradigmes.
Résumé : Depuis l'an 2000, l'Apocalypse constitue une thématique plus que jamais dans l'air du temps. Catastrophisme ? Angoisse civilisationnelle ? Chimère ? Espérance ? Comment comprendre cette étonnante propension humaine à penser et à préparer la fin du monde ? A travers le renouvellement périodique des figurations d'une fin dernière du monde, cet ouvrage met aussi en lumière un paradoxe : l'eschatologie est créatrice, non d'une fin toujours ajournée, mais de renouveaux aux horizons multiples, souvent susceptibles de muer en moteur d'actions dans le présent. Dans cette approche interdisciplinaire aux thématiques variées, une place spéciale est réservée à des religions zoroastrisme et samaritanisme jusque-là insuffisamment considérées par les sciences humaines et généralement tenues à l'écart des travaux comparatifs sur l'eschatologie.
Les religions accordent une large place aux "médiations matérielles" : images, substances, accessoires, bâtiments, sites associés à leurs expressions cultuelles. Les qualités requises et les conditions dans lesquelles ces attaches visibles de l'invisible sont tenues pour efficaces font l'objet de discours normatifs et exégétiques de la part des acteurs concernés. Elles sont aussi, de longue date, un objet privilégié de l'anthropologie et de la sociologie. A travers des études de cas allant de la Mongolie à l'Inde jusqu'aux Andes et à l'Afrique, en passant par l'Europe et le Moyen-Orient, le dossier "La force des objets?Matières à expériences" témoigne d'un renouveau des instruments d'analyse sur ces questions. Cette actualité est marquée par un retour de l'objet et par une attention minutieuse portée aux dispositifs matériels associés aux situations rituelles comme à l'agencement des environnements religieux. En complément des lectures d'inspiration durkheimienne de la production sociale du sacré et de l'interprétation des actes et objets cultuels en termes de symbolisme, la plupart des contributions relève d'une approche pragmatique des dispositifs et s'inscrivent dans le tournant matériel et ontologique qui marque aujourd'hui une part importante des recherches anthropologiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.