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Entretien autour de Vatican II
Lubac Henri de
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782204085687
Henri de Lubac, que Jean-Paul Il a fait cardinal, est l'un des grands théologiens français de ce temps. En dehors de son oeuvre considérable, le Cardinal s'est toujours tenu à l'écart des vaines polémiques. Cela ne fait que donner plus de poids à sa parole dans cet entretien, le seul de ce genre qu'il ait accordé au cours de sa vie. Au moment où un synode extraordinaire se propose, à la demande du Pape, de faire le point sur les applications du concile et de réaffirmer l'Esprit qui inspira ses décisions, le Cardinal de Lubac, qui a contribué à la préparation du concile, à ses travaux et à ses suites, s'explique sur la portée de l'événement, sur ce qu'il a signifié d'exigence et de fidélité vraie pour une Eglise affrontée aux grandes crises de ce temps. C'est un véritable texte de référence que nous offre le Cardinal dans ce livre.Henri de Lubac, né en 1896, entre dans la Compagnie de Jésus en 1913. Ordonné prêtre en 1927 il est nommé professeur à la faculté théologique de Lyon en 1929. Auteur d'une oeuvre considérable qui ne compte pas moins de 42 volumes, le Père de Lubac est fait Cardinal en janvier 1983 par Jean-Paul Il.
Les rapports entre l'Eglise Catholique et le Judaïsme sont, aujourd'hui encore, marqués par l'attitude supposée des chrétiens face à l'horreur du nazisme. Il était nécessaire qu'une des voix, parmi les plus autorisées de ce temps, l'une des mieux informées, dise un jour pour l'Histoire, ce qu'il en a vraiment été : le cardinal de Lubac avait prévu de laisser publier pour plus tard les souvenirs de ces années terribles vécues à Lyon, lieu de naissance du " Témoignage chrétien " des origines, et épicentre des affrontements. Cependant, l'intrusion des idéologies et des passions, des erreurs et des approximations là où il aurait fallu s'en tenir aux faits, le conduit à livrer dès maintenant au public, ces pages soudain devenues importantes non plus seulement pour l'Histoire, mais aussi pour rétablir parfois la vérité et guider les comportements. Ce livre d'un témoin irrécusable, appuyé sur des notes nombreuses et sûres, peut aider à fonder le dialogue entre chrétiens et juifs sur des bases solides en ce qui concerne cette période. Le va-et-vient entre des souvenirs inédits mettant en scène les acteurs les plus importants de cette époque et l'analyse scrupuleuse des textes donnent à la lecture une grande densité dramatique, celle-là même d'une vie partagée entre la réflexion et l'action. L'enjeu qui était celui du choix entre l'honneur et la honte, sanctionné souvent par la vie ou la mort, obligeait à la cohérence des intelligences et des actes. Les années apparemment plus calmes que nous connaissons, ne nous dispensent pas de la même exigence. A ce titre, ces Souvenirs prennent aussi une place importante pour tous ceux qui ont su reconnaître chez l'auteur des Paradoxes un maître pour leur vie, un maître pour la " Vie ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".