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Les églises particulières dans l'Eglise universelle. Suivi de La maternité de l'Eglise
Lubac Henri de ; Jarczyk Gwendoline ; Dupont-Fauvi
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204125536
Dernier grand ouvrage du P. de Lubac consacré à l'ecclésiologie, Les églises particulières dans l'Eglise universelle est aussi le premier où le théologien réfléchit directement sur les institutions ecclésiales, ou plutôt sur les composantes de "la structure essentielle de l'Eglise". Au premier abord, il concerne des points de nature technique, comme le rapport entre Eglise universelle et Eglises particulières, la primauté pontificale, la collégialité épiscopale, l'oecuménisme ou les conditions d'exercice du sacerdoce. Une lecture attentive montre cependant que ces divers éléments ne trouvent leur unité que dans une réflexion proprement contemplative du mystère de la catholicité, qui coïncide avec la capacité de réception d'une Vie par laquelle l'Amour qui unit les personnes divines nous est communiqué et nous associe à elles. Les autres textes du volume, parmi lesquels d'importants inédits, témoignent de la manière dont ce fils de l'Eglise n'a cessé de réfléchir, même devenu cardinal, sur des thèmes qu'il pressentait déterminants pour les crises à venir.
Les rapports entre l'Eglise Catholique et le Judaïsme sont, aujourd'hui encore, marqués par l'attitude supposée des chrétiens face à l'horreur du nazisme. Il était nécessaire qu'une des voix, parmi les plus autorisées de ce temps, l'une des mieux informées, dise un jour pour l'Histoire, ce qu'il en a vraiment été : le cardinal de Lubac avait prévu de laisser publier pour plus tard les souvenirs de ces années terribles vécues à Lyon, lieu de naissance du " Témoignage chrétien " des origines, et épicentre des affrontements. Cependant, l'intrusion des idéologies et des passions, des erreurs et des approximations là où il aurait fallu s'en tenir aux faits, le conduit à livrer dès maintenant au public, ces pages soudain devenues importantes non plus seulement pour l'Histoire, mais aussi pour rétablir parfois la vérité et guider les comportements. Ce livre d'un témoin irrécusable, appuyé sur des notes nombreuses et sûres, peut aider à fonder le dialogue entre chrétiens et juifs sur des bases solides en ce qui concerne cette période. Le va-et-vient entre des souvenirs inédits mettant en scène les acteurs les plus importants de cette époque et l'analyse scrupuleuse des textes donnent à la lecture une grande densité dramatique, celle-là même d'une vie partagée entre la réflexion et l'action. L'enjeu qui était celui du choix entre l'honneur et la honte, sanctionné souvent par la vie ou la mort, obligeait à la cohérence des intelligences et des actes. Les années apparemment plus calmes que nous connaissons, ne nous dispensent pas de la même exigence. A ce titre, ces Souvenirs prennent aussi une place importante pour tous ceux qui ont su reconnaître chez l'auteur des Paradoxes un maître pour leur vie, un maître pour la " Vie ".
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.