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L'adieu. Journal d'un deuil
Loyer-Dolghin Marie-Claire
PART COMMUNE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782844180544
Une nuit de novembre 1990, alors que nous rentrions chez nous, mon mari et moi, notre voiture percuta, dans l'obscurité, un véhicule immobilisé sur la chaussée. Mon mari fut tué sur le coup et je me retrouvais, victime de fractures multiple, hospitalisée pour de long mois." La force du destin, qui unit les êtres, qui noue deux vies, les dénoue un jour, renvoyant l'un dans l'inconnu de la mort, l'autre dans l'ici-bas du quotidien. Comment vivre cette rupture, cet ébranlement et retrouver l'élan créateur qui anime les nuits et les jours?. C'est en écrivant son journal que, pendant toute l'année de deuil, Marie-Claire Loyer-Dolghin a tenté de survivre, en acceptant de défaire certains liens, d'en nouer de nouveaux. C'est ce journal qu'elle livre ici: souffrances au jour le jour, débâcles et éclaircies conduisant peu à peu vers l'apaisement, dans un regard réconcilié avec la vie, avec la mort.
Il me revient toutes ces rencontres, ces partages intenses, ces traversées de la mer Rouge... Trente années comme psychanalyste jungienne. J'avais envie de raconter, tout en quittant un métier, mais en est-ce un ? qui m'a passionnée. C'est un récit de "Voleurs de Feu" , je veux dire par là, un récit d'émotions et de sentiments partagés, qui permettent d'accepter, d'améliorer, de transformer parfois, la Vie. Une transgression qui nous fait quitter les injonctions à disparaitre et à désespérer. C'est comme ça que je l'ai vécu. Une porte qui s'ouvre alors qu'elles furent jadis fermées.
Les avancées scientifiques du siècle dernier ont désenchanté le monde. Le temps a pris les mesures infinies de milliards d'années depuis son commencement, l'espace, élargi à un infini incommensurable, s'est rempli de galaxies innombrables. Les dieux ont déserté le Ciel, les humains se retrouvent comme orphelins dans un monde immense et désolé, devant des avenirs menaçant de destruction. Peut-on encore puiser dans les traditions philosophiques et religieuses qui sont les nôtres des réponses qui engendrent l'espoir ? C'est ce qu'a poursuivi l'Amitié Judéo Chrétienne de Draguignan dans un vouloir de partage des traditions communes des deux religions. C'est dans ce cadre que l'auteure a proposé, de 2006 à 2024, ses réflexions su les problèmes qui nous occupent, à travers la grille des grands textes bibliques, en regard des autres traditions, et ceci en accordant aussi à la science la parole qui lui revient.
Ces deux récits d'une fibre toute rabelaisienne, qui comptent parmi les oeuvres de jeunesse de Gustave Flaubert (1821-1880), contiennent déjà une charge contre la bourgeoisie. Dans Ivre et Mort, deux amis se lancent un défi pour savoir celui qui boira le plus. Mais si derrière la farce truculente perce la tragédie de la fin violente, ce conte bacchique aux accents philosophiques est également un traité faisant l'éloge du vin. Les Funérailles du Docteur Mathurin est d'une veine plus cocasse, qui met en scène trois hommes inutiles, heureux et inactifs vivant dans un oubli total du monde, d'où se dégage une gaie sagesse.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.