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WALTER BENJAMIN : AVERTISSEMENT D'INCENDIE
LOWY MICHAEL
ECLAT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782841623570
Les thèses Sur le concept d'histoire (1940) de Walter Benjamin constituent un des textes philosophiques et politiques les plus importants du XXe siècle. Dans la pensée révolutionnaire c'est peut-être le document le plus significatif depuis les "Thèses sur Feuerbach" de Marx. Texte énigmatique, allusif, voire sibyllin, son hermétisme est constellé d'images, d'allégories, d'illuminations, parsemé de paradoxes étranges, traversé d'intuitions fulgurantes" écrit Michael Liiwy, en ouverture de cet "avertissement d'incendie" qui en propose une interprétation au mot à mot, phrase après phrase pour en comprendre tous les enjeux. Au croisement de ce qui est au coeur de la pensée de Benjamin, les Thèses proposent une vision de l'histoire à contre-courant de l'idée de progrès, témoignant d'une véritable fusion dialectique entre romantisme allemand, pensée marxiste et messianisme juif. Elles incarnent un moment de la pensée du XXe siècle où l'intelligence a supplanté le dogme. Moment probablement de grande solitude, qui a conduit Benjamin, ne pouvant rejoindre l'Espagne et coupé à la fois de ses amis de l'Institut de Recherche sociale, réfugiés aux USA, et de Gershom Scholem qui vit à Jérusalem depuis 1923, à mettre fin à ses jours à Port-Bou en septembre 1940.
Les thèses Sur le concept d'histoire" (1940) de Walter Benjamin constituent un des textes philosophiques et politiques les plus importants du XXe siècle. Dans la pensée révolutionnaire c'est peut-être le document le plus significatif depuis les Thèses sur Feuerbach de Marx. Texte énigmatique, allusif, voire sibyllin, son hermétisme est constellé d'images, d'allégories, d'illuminations, parsemé de paradoxes étranges, traversé d'intuitions fulgurantes " écrit Michael Löwy, en ouverture de cet "avertissement d'incendie" qui en propose une interprétation au mot à mot, phrase après phrase pour en comprendre tous les enjeux. Au croisement de ce qui est au coeur de la pensée de Benjamin, les Thèses proposent une vision de l'histoire à contre-courant de l'idée de progrès, témoignant d'une véritable fusion dialectique entre romantisme allemand, pensée marxiste et messianisme juif. Elles incarnent un moment de la pensée du XXe siècle où l'intelligence a supplanté le dogme.
Une science de la société libre de jugements de valeur est-elle concevable ? Est-il possible d'éliminer les idéologies du processus de la connaissance ? La science sociale n'est-elle pas obligatoirement engagée ? Le caractère partisan est-il conciliable avec la connaissance ? La vérité objective sur la société n'est pas concevable comme un reflet qui serait indépendant du sujet connaissant. Il faut plutôt la concevoir comme un paysage peint par un artiste. Un paysage qui sera d'autant plus vrai que le peintre sera situé sur un belvédère lui permettant une vue plus vaste et plus étendue du panorama. Ce livre traite du rapport entre visions du monde (idéologiques ou utopiques) et connaissance, dans le domaine des sciences sociales, à partir d'une discussion des principales tentatives d'élaborer un modèle d'objectivité scientifique apparues au sein du positivisme, de l'historicisme et du marxisme. Il montre que, contrairement à ce que prétend le positivisme, toute connaissance et interprétation de la réalité sociale est liée, d'une façon directe ou indirecte, à une des grandes visions sociales du monde, à une perspective globale socialement conditionnée, ce que Pierre Bourdieu désignait comme "les catégories de pensée impensées qui délimitent le pensable et prédéterminent le pensé".
En janvier 1919, Rosa Luxemburg était assassinée, avec Karl Liebknecht, par les Corps-Francs, et son cadavre était jeté dans le Landwehrkanal. Un siècle plus tard, que reste-t-il de la pensée et de l'action de celle qui avait lancé le mot d'ordre " Socialisme ou barbarie " ? Dans ce livre, Michael Löwy réunit des essais sur certains aspects de l'oeuvre de Rosa Luxemburg qu'il juge méconnus ou d'une singulière actualité dans la perspective d'une refondation d'une espérance émancipatrice : l'internationalisme, sa conception ouverte de l'histoire, (contre un certain " déterminisme " et contre la conception positiviste du progrès), l'importance pour elle de la démocratie dans le processus révolutionnaire, et aussi, l'intérêt qu'elle portait aux sociétés précapitalistes, du "communisme primitif".
Résumé : La littérature peut-elle contribuer de façon significative, et peut-être mieux que la sociologie, à la connaissance de la réalité sociale ? se demandent Erwan Dianteill et Michael Liiwy. Peut-elle même apporter des éclairages qui vont au-delà des acquis des sciences sociales ? A travers l'étude de différents textes littéraires, de Huysmans à Ahmadou Kourouma, de Brecht à Umberto Eco, de Borges à Alison Lurie, les auteurs explorent les richesses du corpus littéraire quand il s'agit de comprendre les phénomènes religieux. Après les " approches classiques ", les " approches insolites ", les " approches dissidentes ", voici l'" approche littéraire " de la sociologie des religions qui complète ce cycle initié aux PUF en 2003.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.