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En route vers l'île de Gabriola
Lowry Malcolm
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070382774
Ethan et Jacqueline viennent de perdre leur maison sur la côte canadienne... Absolument rien que cendres. Moins les ravages d'un incendie que d'un maléfice absorbant tout : maison, jardin, même une partie du verger avaient disparu, soufflés ou grillés, disparu dans ce vaste cataclysme infernal, cette bibli-catastrophe... Toujours debout, pétrifiés, prunelles écarquillées, contemplant la maison là où ne se trouvait plus nulle maison, contemplant l'intérieur, le gracieux fantasme encore non enfui de l'escalier et des rampes polies, s'aimant à la folie, se déchirant, ils décident de partir vers l'île de Gabriola. Vers ce qui est, peut-être, une terre promise. Ils partent en car, en ferry-boat, obsédés par le feu, par la tentation de l'ivresse, assaillis par les innombrables difficultés, les innombrables contretemps. Et, un jour, ils arrivent à Gabriola...
Résumé : En juin 1944, alors que Malcolm Lowry mène une existence pour le moins rustique sur la côte pacifique canadienne en compagnie de sa seconde épouse Margerie Bonner, un drame fondateur survient : leur modeste cabane prend feu. Le couple tente vaillamment d'extraire du brasier les centaines de pages des manuscrits de Lowry. L'essentiel de Sous le Volcan est sauvé mais la version quasi achevée d'un autre texte, In Ballast to the White Sea, part en flammes. Ce manuscrit disparu - comme d'autres dans la vie de l'auteur - ne sera désormais plus évoqué que pour nourrir la légende d'écrivain maudit qui suit Malcolm Lowry comme son ombre. Il faudra attendre la disparition en 2001 de Jan Gabrial, la première femme de Lowry, pour découvrir qu'un carbone d'un premier jet avait été déposé chez les parents de Jan, avant que le couple n'entame son fameux voyage au Mexique, matrice du chef-d'oeuvre à venir, Sous le volcan. C'est la traduction de ce roman inachevé, édité par une équipe de chercheurs d'Ottawa University, qui est présentée ici. Curiosité littéraire s'il en est, ce roman au charme puissant explore déjà tous les grands thèmes chers à Lowry - la fascination de la mer, la question du double, l'addiction à l'alcool - et s'affirme dès lors comme une importante pièce du puzzle bibliographique de Malcolm Lowry.
Tout est rencontre, signe, et tout est signe de tout Ultramarine, le titre est significatif : il nous avertit de ne pas prendre le livre pour ce que, de prime abord, il semble être, un simple roman maritime. Il s'agit en fait d'une fable où la mer, le bateau ne sont constamment évoqués que comme deux symboles majeurs susceptibles d'exprimer, au mieux, le tourment de l'homme en proie au conflit et aux ambiguïtés de l'Ordre et du Chaos - vrai propos de ce premier roman, et qui sera encore, finalement, le propos d'Au-dessous du volcan.
Présentation de Serge Fauchereau4e de couverture : Longtemps éclipsés par Sous le volcan, ces trois romans, pour la première fois rassemblés en un volume, annoncent et prolongent l'?uvre phare de Malcolm Lowry.Roman de jeunesse publié en 1933, Ultramarine met en scène un jeune homme qui abandonne sa famille bourgeoise pour s'engager comme mousse sur un cargo. L'amour de la mer, l'abandon des conventions sociales et l'impossible maturité s'y nouent en une prémonitoire composition.Roman posthume, Sombre comme la tombe où repose mon ami est issu d'un pèlerinage accompli en 1945 dans la ville mexicaine de Cuernavaca et apparaît comme une suite funèbre et nostalgique de Sous le volcan.Également posthume, En route vers l'île de Gabriola met en scène un voyage vers la terre promise, une petite île de la côte de Vancouver. Hanté par un amour passionné et destructeur, et par le spectre de l'alcool, ce dernier roman est porté par une écriture poétique parvenue à son point d'orgue.Notes Biographiques : Romancier et poète anglais né en 1909 dans le Cheshire. Prend la mer à dix-sept ans. Séjours à New York et à Hollywood. Passe deux ans au Mexique. De 1940 à 1954, vit au Canada. Après de nouvelles errances, miné par l'alcool, meurt dans le Sussex en 1957.
Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant !
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).