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Mon journal. 24 juin 1887-16 mai 1888
Louÿs Pierre
EDL
6,81 €
Épuisé
EAN :9782020229197
Custos, quid de nocte?", s'interrogent, dans leur journal respectif, Pierre Louÿs et André Gide en ce début d'année 1890. Que réserve l'avenir aux deux jeunes gens qu'ils sont alors, si tôt conscients de leur vocation littéraire et comme poussés par le même élan à formuler un nouvel art poétique? Louys (qui s'écrit encore Louis) et Gide se sont connus en 1888 sur les bancs de l'École alsacienne, en classe de rhétorique. Inédit, ce journal intime de l'auteur d'Aphrodite et de La Femme et le Pantin (qui vient compléter le journal des années antérieures et postérieures publié quelques années après sa mort en 1925) offre l'occasion de saisir au plus près ce que fut l'amitié entre les deux garçons. Amitié dont on sait par ailleurs qu'elle fut aussi sincèrement vécue que rapidement rompue - et cela, sans appel. Mais l'évocation des promenades dans les bois de Chaville et des heures passées sous les galeries de l'Odéon, des soirées à jouer Schumann et à se lire La Divine Comédie, de la visite au vénéré Verlaine à l'hôpital Broussais et de la rédaction fébrile des statuts d'une première revue -La Conque, avec les amis d'alors: Blum, Drouin...- est des plus touchantes par sa sincérité. Et fait de ce journal l'écho vivant à ce que Gide a lui-même écrit sur ces années de formation, le plus souvent en différé et avec plus de retenue peut-être. De fait, à l'idéal d'ascèse et de contrition de Gide s'oppose déjà l'enthousiasme échevelé d'un Pierre Louis, épris d'absolu -"Les femmes et le génie" - et qui volontiers se livre. Candidat bachelier, issu d'un milieu aisé et cultivé, il vit à Paris avec son demi-frère aîné Georges. Même s'il est un élève brillant, Louis se disperse. Plus que Gide, il semble dans le monde, dans son époque; il sort, analyse sans complaisance l'agitation boulangiste qui secoue Paris, et prend volontiers position. On le suit avec plaisir dans ses emportements ("Quiconque n'est pas Hugolâtre et Wagnéromane est un philistin, et de plus un malhonnête homme") qui ne sont pas que de jeunesse et dessinent peu à peu les contours d'une oeuvre à venir, avec une incontestable élégance.
Les jeunes filles m'ont déjà compris. Expliquons à d'autres lecteurs qu'au lieu de hâter le spasme elle le retardait indéfiniment, en le faisant espérer d'un instant à l'autre.
Croyez-vous donc que l'Amour s'adresse à quelqu'un ? Est-ce que le printemps de ce parc est fait pour le jardinier qui l'arrose ? Est-ce que cet homme qui passe est né pour cette fille qui lui parle en extase, et s' il n'existait pas, n'aurait-elle pas aimé ? Vous ne savez pas ce que c'est que l'Amour et vous croyez lui échapper quand il vous tient tout entière.
Custos, quid de nocte?", s'interrogent, dans leur journal respectif, Pierre Louÿs et André Gide en ce début d'année 1890. Que réserve l'avenir aux deux jeunes gens qu'ils sont alors, si tôt conscients de leur vocation littéraire et comme poussés par le même élan à formuler un nouvel art poétique? Louys (qui s'écrit encore Louis) et Gide se sont connus en 1888 sur les bancs de l'École alsacienne, en classe de rhétorique. Inédit, ce journal intime de l'auteur d'Aphrodite et de La Femme et le Pantin (qui vient compléter le journal des années antérieures et postérieures publié quelques années après sa mort en 1925) offre l'occasion de saisir au plus près ce que fut l'amitié entre les deux garçons. Amitié dont on sait par ailleurs qu'elle fut aussi sincèrement vécue que rapidement rompue - et cela, sans appel. Mais l'évocation des promenades dans les bois de Chaville et des heures passées sous les galeries de l'Odéon, des soirées à jouer Schumann et à se lire La Divine Comédie, de la visite au vénéré Verlaine à l'hôpital Broussais et de la rédaction fébrile des statuts d'une première revue -La Conque, avec les amis d'alors: Blum, Drouin...- est des plus touchantes par sa sincérité. Et fait de ce journal l'écho vivant à ce que Gide a lui-même écrit sur ces années de formation, le plus souvent en différé et avec plus de retenue peut-être. De fait, à l'idéal d'ascèse et de contrition de Gide s'oppose déjà l'enthousiasme échevelé d'un Pierre Louis, épris d'absolu -"Les femmes et le génie" - et qui volontiers se livre. Candidat bachelier, issu d'un milieu aisé et cultivé, il vit à Paris avec son demi-frère aîné Georges. Même s'il est un élève brillant, Louis se disperse. Plus que Gide, il semble dans le monde, dans son époque; il sort, analyse sans complaisance l'agitation boulangiste qui secoue Paris, et prend volontiers position. On le suit avec plaisir dans ses emportements ("Quiconque n'est pas Hugolâtre et Wagnéromane est un philistin, et de plus un malhonnête homme") qui ne sont pas que de jeunesse et dessinent peu à peu les contours d'une oeuvre à venir, avec une incontestable élégance.
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."
Le Divin enfant. Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui représentait ce qui l'attend? Enceinte de jumeaux, la jeune Madeleine décide d'instruire ses petits et ce dès les premières semaines de sa grossesse. Par malheur, elle y parvient. Au bout de six mois, les deux foetus, Louis et Céline, ont atteint le niveau de connaissance d'un étudiant modèle. Mais avec les mathématiques, la philosophie et les sciences naturelles, ils apprennent aussi et malgré eux l'existence de la souffrance, de la maladie et de la guerre. Si bien qu'au moment de venir au monde, alors que tous s'apprêtent à célébrer leur arrivée, Louis et Céline se demandent anxieusement: naître ou ne pas naître?
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.