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L'oragé
Loup Douna
MERCURE DE FRAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782715241305
Rabe marche en poète. Il sait ce qu'il devient. Il devient une langue. Il marche dans la nuit, il pense à la gloire, il aspire à la gloire. Je deviendrai quelqu'un dont on se souviendra. Je dois écrire encore mais maintenant je sais. Et il s'éloigne sur le sentier poussière. Un jour il faudra traduire cette nuit. Pour l'instant il faut la vivre. La manger et la traverser. Rabearivelo avance dans le soir, il est cette langue vivante qui traverse la nuit. Antanarivo, 1920. Rabe, orphelin d'une famille princière déchue, gagne de petites sommes en travaillant la dentelle. Il est feuilletoniste à l'occasion. A presque vingt ans, il rencontre Esther, poétesse de dix ans son aînée. Ils forment alors un pacte : veiller sur l'oeuvre de l'autre. Ce roman s'inspire de deux figures majeures de la littérature malgache, Jean-Joseph Rabearivelo et Esther Razanadrasoa, dite Anja-Z. L'écriture de Douna Loup recrée les audaces et les richesses nées du va-et-vient d'une langue à l'autre, du français imposé à la poésie hova. D'enthousiasmes en créations, Rabe, Esther et leurs amours successifs nous interrogent sur la liberté des sentiments, la liberté d'expression, la liberté absolument.
Résumé : La semaine, l'usine "où les heures s'empilent", le samedi, la chasse au coeur de la forêt, "grande, profonde, vibrante, vivante et vivifiante". Mais l'équilibre du narrateur bascule lorsqu'il trouve un homme mort dans ses bois bien-aimés, puis qu'Eva fait irruption dans sa vie. Le premier roman de Douna Loup porte bien son titre : il est lui-même "embrasure" vers son oeuvre ultérieure, au fil de laquelle son attrait pour la nature sauvage deviendra un motif central. Suissesse d'origine, Douna Loup vit aujourd'hui près de Nantes. Aux éditions Zoé, elle est notamment l'autrice des Printemps sauvages (2021) et de Boris, 1985 (2023). L'embrasure (Mercure de France, 2010) a remporté entre autres le prix Senghor du premier roman.
Elly veut pouvoir aimer plusieurs hommes. Son mari, le père de ses deux filles. Et l'amant, avec qui elle vit une histoire opaque. Sept livrets à lire dans un ordre aléatoire, qui racontent la relation à l'autre, le désir, le besoin de possession, la révélation qu'est la sexualité, la mort aussi : ce sont les vies d'Elly mère et amoureuse, femme aux multiples vérités. Le chant lancinant de Douna Loup, sa cadence intérieure, sa fraicheur et sa curiosité lui donnent l'audace de s'aventurer au-delà des tabous.
Après une enfance solitaire au bord d'une mare en compagnie des oiseaux et des grenouilles, la narratrice part main dans la main avec sa mère à la recherche de son frère inconnu. Ensemble, elles passeront quatre années à vagabonder sur les chemins, à dormir dans les champs et les forêts, à travailler dans les fermes ou les usines. Quand l'adolescente découvre l'amour, il est temps pour elles de s'éloigner l'une de l'autre. Senteurs, matières, couleurs, tous les sens sont aux aguets pour percevoir les beautés du monde, sa fragilité aussi ; et combien il est urgent aujourd'hui de réinventer de nouveaux rapports au vivant.
Extrait Tu me dis que tu n'as pas de pays, pas de patrie, pas de religion, que tu n'as pas eu vraiment de soeurs, même si vous étiez cinq, que tu n'as pas eu de parents malgré leur présence, pas connu l'amour, pas connu la norme, que tu es née prématurée, déjà en marge, déjà un monstre, ta mère te l'a répété, un petit monstre d'un kilo deux qu'elle devait emballer de ouate comme une cultivatrice aurait couvé de terre un oignon pour qu'il pousse. De toi on attendait encore le développement des ongles, la croissance des lobes d'oreilles et la percée de quelques cheveux. Et puis ta mère devait t'emmener à l'hôpital pour des séances d'ultraviolets, t'asséner ta dose de soleil pesé et c'est à cause de toi qu'à force de séances à te tenir contre elle, elle a eu le cou grillé, rouge, la gorge d'un dindon. Alors nous étions deux monstres, dit ta mère. Alors je culpabilisais déjà, me dis-tu. Mais les lobes d'oreilles ça pousse, les ongles ça se profile, les cheveux ça pointe, même à Bagnolet, dans un immeuble à Bagnolet avec une grande soeur aux yeux jaloux et un petit corps qui atteint bientôt deux kilos, oui, tout pousse, et en toi pousse un sang sauvage qui n'aura de cesse de s'affirmer dans la violence des jours qui feront ton enfance. Ton père était flic dans le Jura suisse. Il aurait préféré être révolutionnaire. Il avait une femme institutrice de quinze ans son aînée que ses grandes soeurs lui avaient trouvée à marier. Il voulait des enfants et sa femme n'en voulait pas, elle craignait d'être déformée. Le jour où il rencontre ta mère, ton père découvre une échappée, il suit la lascive femme fortunée et fait une brèche dans sa vie toute tracée. Ta mère est une héritière de la famille M, la célèbre horlogerie de luxe dont les grandes lettres blanches se reflètent par beau temps sur les eaux du Léman. Elle est aussi une orpheline. Elle perd sa mère lorsqu'elle a un an et son père l'envoie dans un pensionnat à Vienne tenu par des bonnes soeurs. Elle grandit loin des siens dans cette couveuse en forme de cloître, bardée de croix et résonnante de messes. Les jeunes filles y poussent dans le désert de l'affection. En suivant ton père hors mariage, ta mère sort du bon cours qu'exige sa classe de haute bourgeoise, elle quitte définitivement ses soeurs bien mariées, son vieux père lointain, ses frères vus en photo seulement et ses tantes aux discours louables.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿