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Chiens de plume. Du cynisme dans la littérature française du XXe siècle
Louette Jean-François
LA BACONNIERE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782940431045
Le canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.
Résumé : Voici un ouvrage élégant dans son écriture, pénétrant dans ses analyses, important dans l'histoire littéraire appliquée au roman : il a fait date. Autant de bonnes raisons de le republier. Ouvrage pionnier paru en 1967, qui propose une vision classique de l'histoire du roman. Classique au sens noble du terme : digne d'être enseigné dans les classes. Car le jugement de Michel Raimond est des plus sûrs : jamais il ne porte aux nues un romancier médiocre ; les textes qu'il retient forment bel et bien le canon du roman français.
Les romans et récits érotiques de Georges Bataille, d'où viennent-ils, et où vont-ils ? Que doivent-ils à Freud (le couple d'Eros et Thanatos), ou à Musset (Gamiani, récit d'excès, récit excessif) ? Ont-ils laissé une postérité littéraire ? Est-ce ainsi - comme une parentèle de Bataille - que l'on doit considérer les oeuvres de Mandiargues, de Bernard Noël, de Denis Roche, ou même de Mishima et de Juan Goytisolo ? De façon plus générale, comment lire les textes qui parlent du sexe ? Albert Thibaudet, dans ses célèbres Réflexions sur le roman (1938), soutenait que le plaisir du style ne souffre pas d'être recouvert par un autre, au point que l'interférence entre plaisir de style (représentant) et plaisir de la chair (représenté) produit facilement un déplaisir. Doit-on ainsi choisir ? Soit bien écrire, soit écrire la volupté ? Le lecteur en jugera pour son compte. Mais notre pari est que les textes du sexe, ici étudiés, savent évoquer les plaisirs de la chair sans perdre pour autant ceux du verbe - ou faudrait-il dire... de la langue ?
Publié en 1952, En attendant Godot a déjà cinquante ans ; on voit mieux le chef-d'?uvre s'inscrire dans l'Histoire. Celle, d'abord, de la violence humaine : cette pièce ressortit à une littérature "lazaréenne", marquée par l'expérience de la guerre et de l'Extermination. Mais En attendant Godot prend sens aussi dans le processus, qui traverse tout le siècle, de contestation de l'art par lui-même : "désesthétisation" qui conduit Beckett à déjouer, par la provocation et la frustration, la communion de la salle avec la scène. Pour replacer cette ceuvre dans l'histoire du théâtre, on analyse ici la filiation qui la rattache à des dramaturges du conflit et de la cruauté : Strindberg, Artaud. Crise du drame (du dialogue intersubjectif), crise de l'art (de la relation au public), crise de la guerre (de la Cité) : En attendant Godot ne connaît d'autre régime, pour le lien interhumain, que celui du déchirement : de l'amitié cruelle.
Grand absent des poétiques classiques, l?essai est un genre réputé insaisissable. Cet ouvrage, qui tente d?en circonscrire le domaine dans la littérature d?idées, en propose trois approches. La première est généalogique: elle conduit de Montaigne à Roland Barthes, en passant par l?essayisme britannique, la prose fantaisiste, les formes mixtes du roman-essai. On y voit les métamorphoses du genre et sa double filiation, savante et journalistique: dans ce lent processus d?institution, l?empirisme philosophique, le décloisonnement des savoirs et l?essor de la presse ont joué un rôle déterminant. La deuxième, l?approche analogique, permet de dégager un modèle générique alliant visée argumentative, progression par reprises ou zigzags et plaisir des mots. Enfin, l?approche pragmatique aborde le contrat d?énonciation et de lecture caractéristique de l?essai: une véridicité conditionnelle où s?équilibrent et se contestent conviction et hésitation. Lors de sa parution en 1999, cette esquisse d?une théorie du genre était en France la première étude d?ensemble sur le sujet. En voici une édition revue, corrigée et substantiellement augmentée. Pierre GLAUDES et Jean-François LOUETTE, professeurs de littérature française à la Sorbonne, sont spécialistes, respectivement, des XIXe et XXe siècles.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).
Durant la période martienne ("Cycle obscur"), l'auteur regagne l'Angleterre avec sa femme, douée de "clairvoyance". Le contact avec l'Initié cesse soudain; ses élèves le croient mort - dure épreuve de foi et d'énergie spirituelle. Les meilleurs le reverront et seront dédommagés par un grand bonheur intime et d'inoubliables expériences mystiques. -
La question des drogues est une question sociétale avant tout, pour laquelle toute personne a un avis et porte un regard, qu'elle soit concernée, ou non, par cette thématique. Les "dealers" et les "consommateurs" font partie des "personnages publics" des sociétés industrielles mais, bien souvent, ils sont uniquement perçus parle prisme du sordide. A travers des essais, des témoignages, l'exemple d'un lieu de consommation et une ouvre artistique, ce livre propose d'ouvrir sa vision à la connaissance et au rõle de la drogue dans notre société alors que les consommations de produits psychotropes existent depuis des siècles et sont encore présentes dans certains pays sous forme de rituels et d'initiation. Les courts essais de Frédéric Orobon, Jean-Félix Savary, Martine Baudin, Anna Iatsenko et Khalid Tinasti ainsi que Boris Jeanmaire, proposent des regards différenciés de professionnels, de chercheurs et d'un usager quand les témoignages relèvent de consommateurs, de proches et de professionnels. Contrepoints vifs et délicats, les cahiers photographiques, issus d'une commande de l'association Première ligne, sont signés par Max Jacot, auteur activiste par l'image et par le texte, nomade du Rhône jusqu'à Bruxelles. Ce livre donne aussi à lire et à voir l'expérience particulière du Quai 9 à Genève, espace d'accueil et de consommation, ouvert depuis 2001. Axé sur la réduction des risques liés aux drogues, celui-ci s'organise autour de l'écoute, du dialogue, de conseils et de soins de santé primaire et met à disposition du matériel et une salle de consommation à moindre risque.