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Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay au Panthéon
Loubes Olivier ; Neau-Dufour Frédérique ; Piketty
TEXTUEL
5,00 €
Épuisé
EAN :9782845975231
Pierre Brossolette, journaliste, unificateur des résistances françaises qui se suicida après son arrestation en 1944 pour ne pas parler ; Geneviève de Gaulle Anthonioz, résistante et déportée à Ravensbrück, âme d'ATD Quart Monde ; Germaine Tillion, ethnologue, résistante et déportée, qui a toujours su entrelacer sa réflexion avec son goût pour l'action ; Jean Zay, ministre du Front populaire, prisonnier en 1940, assassiné lâchement par la Milice en 1944. "Il n'est bruit aujourd'hui que des "valeurs républicaines" et de l'urgente nécessité de les inculquer aux enfants. Si l'on veut redonner aux vieux mots d'une sentence usée - Liberté, Egalité, Fraternité - leur capacité d'élan et leur force, c'est à des exemples concrets et de belles histoires qu'il faut recourir. Les leçons que nous dispensent les quatre héros de ce petit livre réunissent toutes les formes de courage. Avec ce mot de "courage", précisément, on tient ce que reconnaît spontanément la jeunesse, chez qui n'a pas disparu le don d'admirer." Mona Ozouf
Pour le 120e anniversaire de la naissance et le 80e anniversaire de sa mort, ce volume réunit l'oeuvre de Jean Zay, ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire, assassiné par la milice en juin 1944, entré au Panthéon en mai 2015. Quatre-vingts ans après son assassinat, Jean Zay (1904-1944) est reconnu comme l'homme d'Etat qui a fait de l'école un pilier de la démocratie sociale en réformant l'enseignement, en développant le sport et la culture. C'est à lui qu'on doit aussi l'initiative du festival de Cannes, du CNRS et de l'ENA. Cible idéale en tant que protestant, de famille paternelle juive, franc-maçon et ministre du Front populaire, il fut emprisonné par la dictature de Pétain puis assassiné par la milice. Sa lucidité et son action face à la montée des fascismes en font l'un des pionniers de la Résistance et l'un des penseurs de la République moderne. Pour la première fois, ce volume donne à lire et à découvrir toute la richesse des écrits de Jean Zay : journaux d'écolier de la Grande Guerre, chroniques littéraires, éditoriaux du député, discours du ministre, journal de guerre, romans et contes inédits. Il restitue aussi les deux textes de Jean Zay publiés par les collaborationnistes pour ruiner son honneur, en les replaçant dans leur contexte. La cohérence et la continuité de son oeuvre, précoce et trop tôt interrompue, montrent combien Jean Zay incarne la jeunesse de la République : celle de son temps, où les démocraties sont fragiles face aux guerres totales, celle de notre temps, où la République se cherche face aux populismes et devrait trouver dans ces pages de quoi se réinventer.
Résumé : Prévu pour s'ouvrir le 1er septembre 1939, le tout premier Festival de Cannes n'a pas eu lieu. L'entrée en guerre imposa sept ans de réflexion à ce qui allait devenir le plus grand festival de cinéma au monde. Pourtant, Cannes 39 a bel et bien existé : tout était prêt ! Les films étaient sélectionnés, dont Le magicien d'Oz ou Stanley et Livingstone. Les vedettes étaient déjà là ou en route, comme Norma Shearer ou Cary Grant, Michèle Morgan ou Pierre Fresnay. Le Président d'honneur, Louis Lumière, était désigné et le Président du Festival n'était autre que Jean Zay, "ministre du Cinéma", qui avait voulu, avec l'aide des studios américains, créer Cannes pour contrer la Mostra de Venise devenue ouvertement fasciste.De cette aventure méconnue subsistent des archives inédites qui permettent à Olivier Loubes de nous rendre l'histoire de cet événement disparu, somewhere over the rainbow.
Deux enfants voyagent dans le temps pour trouver dans l'Histoire des réponses à leurs questions d'aujourd'hui. Dans ce titre, ils se demandent pourquoi on est obligés d'aller à l'école. Alors qu'il s'arrache les cheveux sur ses devoirs, Jules, 8 ans, prend une décision : il n'ira plus jamais à l'école. De toute façon, les mathématiques, ça ne sert à rien, tout le monde le sait ! Sa soeur, amusée, pose la question à leur baby-sitter Eole : pourquoi a-t-on inventé l'école ? Le Passeur de Temps leur propose un nouveau voyage : direction 1881, l'année où l'école est devenue gratuite et obligatoire Un livre de découverte qui rend l'Histoire accessible et attrayante grâce à la fiction pour les enfants de 8 ans et plus.
Résumé : Afin de comprendre comment les maîtres ont continué, ou non, à " faire d'excellents Français " d'une guerre à l'autre, ce livre sonde l'école à la fois de l'intérieur, à partir des leçons qu'elle a dispensées, et de l'extérieur, en partant des débats d'opinion qui en font un objet de fixation de l'identité française. Il s'agit donc d'envisager l'école comme institutrice de la nation, sans la limiter à son seul rôle d'enseignement, en la replaçant dans la culture politique de l'entre-deux-guerres. L'attachement des instituteurs à la paix est devenu viscéral et marque bien que le corps sacré de la patrie est mort en 1914-1918. Leur enseignement est cependant plus pacifique que pacifiste, car ils ont contribué, en continuant à assumer la francisation et l'éducation républicaine des jeunes Français, sans oublier les devoirs patriotiques, à conjurer le pacifisme intégral que la société leur attribue. La place de l'école dans l'affrontement national a changé : désormais reflétée dans le miroir équivoque de la réforme de l'école unique et lue à travers le prisme troublant du syndicalisme, elle participe au basculement de la France dans des débats qui l'agitent encore, ceux de la démocratisation, devenue si sensible depuis les saignées de la Grande Guerre.
Résumé : J'ai toujours été fasciné par les lieux où les gens attendent. J'aime observer leurs mouvements, leurs postures, leurs regards, les groupes qu'ils forment, les situations qui se créent dans ces moments où le temps est comme suspendu. Les aéroports possèdent une théâtralité exceptionnelle. Les éléments d'architecture, le mobilier, les couleurs composent un décor où évolue, comme sur une scène, une cohorte de figurants. C'est un spectacle que je ne cherche pas à comprendre mais dont la dimension visuelle m'attire irrésistiblement.
Résumé : Qui sont les nouveaux militants libertaires à l'heure de la déliquescence des partis politiques ? Francis-Dupuis Déri, chercheur en science politique et militant, livre loin des clichés médiatques un exposé fascinant sur les nouveaux anarchismes. Son propos est nourri de dizaines d'entretiens réalisés auprès de militants anarchistes en France et aux Etats-Unis.
Durant son existence, et une carrière d'une rare longévité, Henri Salvador se sera beaucoup amusé. Faux dilletante, il laisse une provision de chansons qui forment un pan de notre mémoire collective. Lorsqu'il débarque au Havre à l'âge de douze ans, après avoir quitté sa Cayenne natale, le petit Henri ne peut imaginer le destin exceptionnel qui l'attend. La découverte du Paris des années 1930 et de la guitare l'amène naturellement vers le jazz. Autodidacte acharné, il parvient très tôt à se faire remarquer par le grand Django Reinhardt. Puis c'est avec Ray Ventura qu'il découvre et développe ses talents de chanteur et de fantaisiste. Inventeur du rock'n roll à la française avec son ami Boris Vian, on ne compte plus, au fil des ans, ses succès. Il alterne les chansons humoristiques, les airs de jazz et les balades sentimentales. Il fut aussi homme de télévision, dont un des plus grands fans était Charles De Gaulle! A l'heure de la retraite, sonnée depuis longtemps, il remettra les pendules à l'heure, épinglant son rire au sommet des hits. Et il y avait encore le pétanquiste acharné, le pataphysicien sans y croire, l'amoureux passionné, le râleur: autant de facettes que ce livre met en scène avec une foison de documents où chaque page réserve une surprise, à l'instar de la vie de ce gentleman funambule.
C'est une histoire radicalement neuve, ouverte et transversale que présente cet ambitieux ouvrage en abordant non pas la mode mais les modes dans leur extraordinaire diversité. S'attachant au contexte historique, économique, sociologique et culturel, cette histoire des modes de 1330 aux années 2000 prend en compte les usages, les modes de vie, les matériaux et les savoir-faire. Loin de se limiter à l'histoire formelle du costume des élites - des cours aristocratiques jusqu'aux podiums de la haute couture -, les auteurs ont choisi d'étudier aussi les vêtements des classes moyennes et populaires, des hommes et des enfants, des contre-cultures et des anti-modes. De la poulaine à la tennis, du coffre médiéval au dressing contemporain, des bragards aux punks en passant par la mode à la girafe, cette somme explore sur plus de 600 ans la vie des vêtements, mais aussi les soins du corps et les accessoires qui participent à la construction des apparences. Ce livre de référence de 500 pages et 450 illustrations propose un parcours rythmé de trouvailles insolites et fascinantes.