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Notes & Morceaux choisis N° 11 Septembre 2014 : Orwell et Mumford. La mesure de l'homme
Louart Bertrand ; Bourlier Pierre ; Gouilleux Anni
LENTEUR
10,00 €
Épuisé
EAN :9782954069647
Ce que j'appellerais technique démocratique est la méthode de production à échelle réduite, reposant principalement sur la compétence humaine et l'énergie animale mais toujours activement dirigée par l'artisan ou l'agriculteur, même lorsqu'ils utilisent des machines. (...) Alors que cette technique démocratique remonte aussi loin que l'usage des outils, la technique autoritaire est une réalisation beaucoup plus récente : elle apparaît à peu près au quatrième millénaire avant notre ère, dans une nouvelle configuration d'invention technique, d'observation scientifique et de contrôle politique centralisé qui a donné naissance au mode de vie que nous pouvons à présent identifier à la civilisation, sans en faire l'éloge. Sous la nouvelle institution de la royauté, des activités auparavant disséminées, diversifiées, à la mesure de l'homme, furent rassemblées à une échelle monumentale, dans une sorte de nouvelle organisation de masse à la fois théologique et technique. (...) Pour parler sans ménagement, la thèse que je défends est celle-ci : depuis la fin des temps néolithiques, au Moyen-Orient, jusqu'à nos jours, [ces] deux techniques ont bien souvent existé côte à côte, la [seconde] émanant du centre du système, extrêmement puissante mais par nature instable, la [première] dirigée par l'homme, relativement faible mais ingénieuse et durable. Si j'ai raison, à moins que nous ne changions radicalement de comportement, le moment est proche où ce qui nous reste de technique démocratique sera totalement supprimé ou remplacé (...). Lewis Mumford
Résumé : L'humanité est composée d'hommes et de femmes qui assurent ensemble la reproduction de l'espèce. Ils ne sont pourtant pas sur un pied d'égalité. Dès la naissance, les attentes des parents et de la société envers les petites filles et les petits garçons sont très différenciées. L'éducation qui leur est donnée les oriente vers des aptitudes et des professions bien spécifiques. Dans de nombreux pays, cette éducation privilégie les garçons et néglige les filles. A l'âge adulte, les différences sont encore plus criantes ; les traditions et les lois écartent les femmes du vote, du travail salarié, du pouvoir et même parfois du permis de conduire ! Même si la parité a connu, à partir du XXe siècle, des avancées significatives en France et en Europe, il reste encore beaucoup à faire pour que, à travers le monde, filles et garçons naissent avec des chances égales.
Résumé : Bertrand Louart, menuisier-ébéniste à la coopérative Longo maï, pose de façon simple et pédagogique, le dilemme de la critique sociale actuelle : comment critiquer un système dont nous sommes matériellement hyper-dépendants ? En effet, l'histoire du capitalisme industriel est, depuis l'époque des enclosures, celle de la destruction de l'autonomie collective et individuelle. Pour sortir de cette impasse, il défend, contre tous les admirateurs de l'abondance industrielle, la réappropriation des arts et des métiers : reprendre en mains nos conditions d'existence, à la fois pour mieux vivre et saper la mégamachine.
Les filles et les garçons ont-ils les mêmes droits partout dans le monde ? Et en France, qu'en est-il, au travail ou dans la vie sociale ? Comment peut-on faire changer les choses ? Des questions simples et des réponses claires sur un sujet de société incontournable, dès 6 ans.
L'expérience nous a permis de nous rendre compte à quel point l'idéologie gaucho-progressiste était enracinée dans presque toutes les formes d'opposition connues. Par idéologie gaucho-progressiste nous entendons : une croyance aveugle en l'existence d'un substrat populaire aux potentiels révolutionnaires illimités, une confiance immodérée dans les dons de la technologie, en particulier dans les technologies de l'information, et un penchant mal dissimulé à opposer le soi-disant capital public aux diaboliques avancées de la privatisation. (Extrait de l'avant-propos). Ce volume, traduction des numéros 5 et 6 du bulletin Los Amigos de Ludd, contient, entre autres, " Les hackers et l'esprit du parasitisme ", "L'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme ", et " George Orwell critique du machinisme ".
Résumé : Bertrand Louart, menuisier-ébéniste à la coopérative Longo maï, pose de façon simple et pédagogique, le dilemme de la critique sociale actuelle : comment critiquer un système dont nous sommes matériellement hyper-dépendants ? En effet, l'histoire du capitalisme industriel est, depuis l'époque des enclosures, celle de la destruction de l'autonomie collective et individuelle. Pour sortir de cette impasse, il défend, contre tous les admirateurs de l'abondance industrielle, la réappropriation des arts et des métiers : reprendre en mains nos conditions d'existence, à la fois pour mieux vivre et saper la mégamachine.
Résumé : Dans la plupart des civilisations ou des milieux sociaux, l'idée de la liberté qui prévaut est de pouvoir se décharger de la vie matérielle, des tâches de subsistance : sur les esclaves, sur les travailleurs manuels et les femmes, sur les machines... Dans cet essai philosophique remarquable, Aurélien Berlan ravive une conception opposée, subalterne, de la liberté portée par des mouvements populaires d'hier, en Occident, et des mouvements paysans d'aujourd'hui, dans les pays du Sud (en Inde et au Mexique, en premier lieu) : la prise en charge collective et égalitaire des besoins de base, des besognes nécessaires à la vie sur terre. Contre le rêve de délivrance, le projet d'autonomie , contre le libéralisme, le marxisme et notre société de services néo-domestique, la réappropriation de la part matérielle de nos vies.
Résumé : Dépolitisée, la psychanalyse rouille aujourd'hui dans la boîte aux outils de la normalisation contemporaine, patauge dans le marécage du conformisme généralisé. Il n'en a pas toujours été ainsi. S'appuyant sur une historiographie minutieuse, une lecture croisée de Deleuze, Guattari et Lacan et un matériel clinique foisonnant, Florent Gabarron-Garcia restitue à la pensée et à la pratique psychanalytique toute sa vitalité. Le primat oedipien abandonné, c'est avec l'inconscient réel qu'il s'agit désormais de cheminer : un inconscient traversé par les aléas de nos histoires singulières et de la grande Histoire et capable de subversions à l'encontre du règne du spectacle et de la marchandise.