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Décharges
Lou-Nony Virginie
ACTES SUD
18,30 €
Épuisé
EAN :9782330002480
Eva et Manuel, mariés depuis dix-huit ans, sont contraints de quitter le Sud de la France avec leurs trois enfants après la fermeture de la rizerie où ils travaillaient depuis toujours. Le mouvement social destiné à sauver leurs emplois et dont ils furent les acteurs s?est soldé par un échec, et plus terrible encore, par l?humiliation que leur ont infligée des actionnaires qui, forts d?une conception de la société où les êtres humains ne sont rien face à la rentabilité et au profit, ne leur ont accordé que mépris. Après le chômage, les petits boulots et la réorientation professionnelle, la famille échoue à la frontière belge où Eva, reconvertie en aide-soignante, a décroché un cdi au sein d?une clinique pour enfants, adolescents et jeunes adultes: ils sont myopathes, cancéreux, traumatisés crâniens, leucémiques, paraplégiques, tétraplégiques - des condamnés à plus ou moins long terme. Eva se bat contre la mort comme elle s?est battue contre les actionnaires de la rizerie. Avec un acharnement aveugle, la rage de ne pas savoir. Manuel, qui a fini par retrouver du travail en acceptant d?être rétrogradé au poste de man?uvre dans une cimenterie, perd son emploi au bout de quelques mois, victime d?une nouvelle fermeture. Pour survivre aux journées où elle côtoie la souffrance et la maladie, Eva doit s?efforcer de séparer le monde de la clinique de sa vie familiale, apprendre à s?endurcir, à traverser les jours comme en apnée. A la rudesse des tâches vient s?ajouter l?arrivée, à la tête de la clinique, d?un certain Lambert, odieux personnage qui, avec deux acolytes, va peu à peu bouleverser l?équilibre des patients et du personnel en instaurant, au nom de l?ordre et de la rentabilité, un climat délétère, fait d?inhumanité et de suspicion. Dans ce quotidien opaque où elle ?tenait? plus qu?elle ne vivait, Eva se sent progressivement couler, et voit en Gabriel, jeune homme tétraplégique d?une extraordinaire beauté, sa lumière, son souffle. Peu à peu, elle ne vit plus, à son insu, que pour les quelques minutes quotidiennes passées à explorer avec Gabriel, dans le sous-sol de la clinique, un érotisme réinventé, fait d?instants de pure sensualité, sans conscience, sans pensée. Postée au bord du fauteuil de Gabriel comme au bord de l?abîme, elle ne sait ce qui lui arrive, ce qui l?aimante dans l?aura de ce jeune homme au corps presque mort. Pendant des mois, alors que Manuel prend un nouvel élan grâce à ses talents cachés de réalisateur - un court-métrage tourné dans des usines en grève lui vaut un prix et le titre de ?cinéaste des sans-voix? -, Eva, happée par cette force qui la pousse vers Gabriel, se vide de sa substance ; elle n?est plus celle qu?elle était, bientôt elle n?est plus ni mère ni épouse. Traversée par des éclairs de lucidité, elle sait qu?elle est en train de détruire le peu qu?elle a construit, mais cela ne semble plus compter. Peut-être à cause de la vague et douloureuse conscience que ce qu?elle laisse derrière elle n?est qu?un paquet de souffrances. Surprise avec Gabriel par l?un des espions de Lambert, Eva finit par perdre son travail et dérive vers un naufrage qui n?est que trop certain. Terrifiant état des lieux de notre société et grand roman de l?amour impossible, Décharges est une bouleversante élégie à tous les ?immigrés de l?intérieur?, ces êtres cernés, condamnés à tenir ?ko debout? aussi longtemps que possible, accablés qu?ils sont par des forces économiques qui détiennent sur eux droit de vie et de mort.
Pourquoi Alexandre est-il parti ? Pourquoi le seul ami qu'il ait jamais eu a-t-il disparu, ce jour-là sans prévenir ? Les questions tournent dans la tête d'Omar. Chaque jour, dans la maison de vacances déserte de ses parents, il essaie, abruti de solitude, de faire le lien entre tous les événements de ces derniers mois. La rencontre avec Alexandre, leur lien plus fort qu'une simple amitié, le père brutal de son camarade, leur fuite dans la campagne pour lui échapper, et puis... Et puis tant de choses, de blancs et d'incertitudes à combler... Comment savoir qui on est, quand on manque de mots pour le dire ?
La personne blessée continue de se faire du mal, un sentiment de honte. C'est pour cela qu'elle n'en parle pas par peur de son bourreau. Ce dernier a une emprise sur elle et trouve les mots qu'il faut pour la convaincre de ne pas le dénoncer : soit par l'affect, parole touchante qui va la réconforter, mais en même temps lui mettre la pression pour ne pas qu'elle dévoile celui ou celle qui lui fait du mal ; il continue même de la défendre. Soit par le plaisir, elle y trouve un réconfort sentimental ou sexuel ; soit par le matériel, en la rassurant par la dépendance, l'argent, les biens divers ou juste un confort substantiel". Comment réparer une âme brisée ? Comment pardonner et avancer ? Sur la base de sa propre expérience auprès de nombreux patients victimes, l'auteure met en lumière des chemins de vie singuliers afin d'aider le lecteur à prendre conscience de la réalité du traumatisme. Véritable guide pour les thérapeutes, cet ouvrage contient les enseignements nécessaires pour soigner tous les êtres humains qui subissent desépreuves. Réconfortant et rassurant, il délivre aussi un message d'espoir : quelle que soit la souffrance, il est toujours possible de s'en sortir. Lou, ayant des dons depuis l'enfance et après avoir travaillé pendant 24 ans dans le domaine scientifique, exerce depuis 2006 le métier de magnétiseuse bioénergéticienne spécialisée dans la libération des mémoires de l'inconscient et de l'âme. Depuis 15 ans, elle a soigné de nombreux patients victimes qui ont eu des affections ou traumatismes lourds. Aujourd'hui, plus dans le travail d'accompagnement et de transmission de ses connaissances, elle donne des enseignements sur la manière dont on peut aider et soigner tous les êtres humains qui subissent et vivent ces épreuves.
Sollers et la Chine: c?est un livre à la fois nécessaire, évident (étonnant qu?il n?ait pas encore été écrit) et complètement superflu. N?y a-t-il pas suffisamment de livres comme cela? A-t-on besoin de livres sur les livres? Les grands livres se suffisent à eux-mêmes; ceux de Sollers peuvent très bien se passer des commentaires faits sur eux. Mais l?a-t-on vraiment lu? Pas sûr. Je propose ici ma propre lecture, procédant un peu « à la chinoise », tournant doucement autour des textes, les redisant un peu autrement, sans essayer de les forcer comme des coffres-forts qui recèleraient un trésor (le « sens »), n?y ajoutant rien, montrant cependant comment ils agissent sur moi, comment je les vis. L?art de citer, par l?unique effet d?une certaine disposition, éclaire un aspect du texte qui est déjà là. Montaigne ne procède pas autrement. Et Sollers non plus. Ma démarche est donc, en quelque sorte, imitative; j?ajoute un simple fil à la trame du Livre en train de s?écrire. Car lire, ce que j?appelle lire, c?est rien moins que changer la vie.
Ce livre est le fruit d'une trentaine d'années de travail dans les ateliers d'écriture. Il ne prétend ni à l'exhaustivité ni au statut de méthode. Tout au contraire, si j'ai une certitude, c'est que l'atelier dépend du cheminement intime de l'écrivain qui l'anime ; affaire de désir et d'instinct, de nécessité comme l'écriture elle-même, pressant chacun de réinventer une méthode liée à sa conception unique de l'acte d'écrire, à sa langue et à son rapport au monde. Les ateliers d'écriture sont un des rares lieux fondés sur le don et le partage, dons et partages qui nous enrichissent et nous arrachent au passage à l'abjecte logique économique, ce qui n'est pas une mince satisfaction. Aussi ai-je voulu restituer ici la dimension collective du travail en atelier, tant de celui qui le mène que de ceux qui y écrivent, même si chacun écrit pour soi dans la quête de sa singularité. Je voudrais encore une fois remercier tous ceux qui, travaillant avec moi, m'ont permis d'approfondir les questions relatives à l'écriture, à la création, à la conduite de groupes, et d'y apporter des réponses, au moins provisoires. Elles nourriront, je l'espère, d'autres écrivains engagés comme moi dans celte aventure qui participe de l'essentielle idée d'éducation populaire dont chaque intellectuel, en ces temps où la barbarie renaît plus terrifiante d'être désormais planétaire, devrait avoir à coeur de protéger, au creux de ses jours, la vacillante flamme." Virginie Lou-Nony.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "