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Jules Verne
Lottman Herbert
FLAMMARION
23,40 €
Épuisé
EAN :9782080688385
Tout ce qui est possible se fera ", affirmait Jules Verne, se chargeant aussitôt d'imaginer ce futur : Capsule spatiale, nourriture préséchée, métro aérien, sans parler du sous-marin du mystérieux Nemo. Flirtant avec les découvertes de Stephenson et d'Edison, Verne crée un genre inouï, s'appuyant jusque dans la fantaisie sur la science. Quel pouvoir d'anticipation ! Quelle étonnante aptitude à inventer les machines de l'avenir et à amadouer la technique ! Et que dire, de la part de ce Nantais, retiré à Amiens, d'une telle facilité à sillonner le globe en pensée ? D'où viennent cette jungle amazonienne, cet océan Articque et ces sources du Nil ? Né en 1828 et destiné à succéder à son père en tant qu'avoué, Jules Verne connaîtra, à trente-cinq ans, la célébrité instantanée avec Cinq semaines en ballon. Pourtant, n'existe-t-il pas une face cachée à cet univers de progrès ? Fonçant à la manière de Phileas Fogg, Herbert R. Lottman mène l'enquête. il s'est rendu sur l'île Feydeau, puis rue Jacob, aux éditions Hetzel. Il a convoqué Dumas père et fils, Jacques Arago, et bien entendu Nadar (qui aurait initié Verne à la notion de l'aviation, en sa qualité de fondateur de la Société d'encouragement pour la locomotion aérienne) ; et chacun de ces témoins lui a livré ces confidences. Ne découvre-t-on pas que George Sand aurait soufflé à Jules Verne l'idée de Vingt Mille Lieues sous les mers ? Mais l'ultime trésor exhumé par le biographe-explorateuer, ce sont les romans de notre enfance, restitués dans toute leur puissance d'anticipation. Un voyage extraordinaire.
Biographe de Camus, de Colette, de Jules Vernes et de Flaubert, l'Américain Lottman s'est attaqué cette fois à la dynastie Michelin. Ce choix est caractéristique d'une nouvelle tendance historiographique qui tente de combler le retard pris en France en matière d'histoire industrielle et du management. La bataille entre les frères Michelin et John Boyd Dunlop, l'importance prise par les courses de vélo dans la notoriété du fabricant de pneu de Clermont-Ferrand, le coup de génie marketing du Guide Michelin, gratuit jusqu'en 1920, l'attaque victorieuse du marché américain, rien ne manque dans ce texte qui n'apporte pas toutefois de révélations sur une des entreprises les plus secrètes de France.
Résumé : La " Rive gauche ", un quartier minuscule entre la Seine et Montparnasse, fut longtemps la capitale intellectuelle du monde. C'est là, dans cet espace réduit à quelques terrasses de cafés, une poignée d'éditeurs, trois ou quatre salles de rédaction, que la plupart des meilleurs écrivains de l'époque écrivaient, se rencontraient, s'engageaient et s'opposaient. De Londres à New York, de Moscou à Barcelone, on guettait les prises de position d'un Gide ou d'un Malraux, de Sartre ou de Koestler. Herbert Lottman retrace ici les trente années les plus fameuses de ce quartier. Au terme d'une longue enquête historique, s'appuyant sur de nombreux témoignages inédits, il propose une sociologie vivante d'un endroit où se joua longtemps le sort des idées.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
Résumé : "J'affirme que le monde des sens est à l'origine de toute compréhension humaine." Marin, chasseur de phoques, boxeur, chauffeur, repasseur, mineur, correspondant de guerre, vagabond du rail, chômeur, clochard, Jack London (1876-1916) vécut dans sa courte existence plus de mille vies. Sa bibliographie, qui compte une cinquantaine de volumes, comprend des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des articles, des reportages, des discours enflammés au nom du socialisme. L'Appel de la forêt, Croc-Blanc, Construire un feu, Martin Eden, Le Talon de fer, autant de titres qui composent une ouvre dans laquelle l'autobiographie et le combat pour la vie occupent une place primordiale. A l'aube de sa quarante et unième année, consumé par tous les excès, il décide de mettre fin à ses jours en s'administrant une dose mortelle de morphine.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.