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Les Tsiganes des Balkans (1280-1914)
Lory Bernard
BELLES LETTRES
55,00 €
Épuisé
EAN :9782251455488
Les Tsiganes (Rroms) et leur histoire sont très largement méconnus et font l'objet de nombreux stéréotypes qui contribuent à donner d'eux une vision intemporelle, comme s'ils ne s'étaient pas adaptés aux évolutions de leur temps et n'avaient pas interagi avec les sociétés au contact desquelles ils se sont trouvés. Cette vision des Tsiganes vivant dans une bulle immuable et anhistorique est erronée : au cours des siècles, ils ont modifié leurs activités économiques, leurs pratiques langagières, leur style de vie. Dans le présent ouvrage, Bernard Lory reprend l'enquête historique à sa base, par la collecte de sources primaires aussi variées que possible, écrites entre la fin du XIIIe siècle et le début du XXe siècle. Spécialiste de l'histoire des Balkans, il a limité son étude au Sud-Est de l'Europe (Grèce, Albanie, Bulgarie, Turquie d'Europe, Macédoine, Serbie, Kosovo, Monténégro, Croatie et Bosnie-Herzégovine), vaste territoire où les populations tsiganes sont nombreuses. Cette approche géographique est largement conditionnée par le facteur ottoman, puisqu'elle concerne des territoires qui furent sous son administration directe et prolongée. Au total, ce sont 157 documents traduits du grec byzantin, du slavon, du turc ottoman, du latin, de l'allemand, de l'anglais, du serbo-croate, du bulgare ou du macédonien. Chaque texte est introduit, pourvu des notes explicatives indispensables, commente ? et mis en rapport avec d'autres sources au contenu voisin. Le lecteur se rendra compte qu'il n'y est pas question de roulottes et fort peu de musique ou de bonne aventure. En revanche le métier de forgeron est central, les questions de fiscalité sont omniprésentes et les relations complexes entre Tsiganes et Gadjos se déclinent avec beaucoup de subtilité.
Disparitions raconte l'histoire d'une famille d'origine allemande dans une petite ville de Transylvanie, ballottée entre la dernière guerre mondiale et les retournements tragiques de l'Histoire. Le récit commence au seuil des événements de décembre 1989 quelque part non loin de Timisoara, pour faire immédiatement un saut dans le passé et reconstituer la généalogie des personnages et leurs histoires. On revient ainsi à l'hiver 1944-1945 et à la victoire de l'Armée rouge, ou aux années de la déportation des ethniques allemands dans des camps de travail en Sibérie. Le récit est repris dans les années 2006-2007 après l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne et l'ouverture à l'économie de marché. D'autres personnages entrent en scène, ceux qui ont émigré en Allemagne et reviennent en touristes et ceux qui y sont restés. Histoires des disparus, histoire des revenants, ce texte reste un geste contre l'oubli et l'ignorance.
Loin d'être le "baril de poudre" de l'Europe, les Balkans sont au contraire la partie du continent à laquelle la bipolarisation du monde après 1945 a imposé le plus cruel démembrement géo-politique. La ligne de fracture laisse en effet la Roumanie et la Bulgarie au Pacte de Varsovie, tandis que la Grèce intègre l'OTAN ; la Yougoslavie se fait le promoteur du Mouvement des non-alignés, tandis que l'Albanie, après une expérience pro-chinoise, sombre dans l'isolement le plus profond. Cet écartèlement international permet de résoudre - partiellement et provisoirement - certaines contradictions régionales héritées de la période antérieure. Depuis 1989-91, ces tensions anciennes retrouvent une actualité, dans un contexte économique et social profondément modifié. Aucune fatalité absurde ne mène les Balkans, mais une logique historique fort ordinaire, que seules la désinformation distillée par les différents régimes et la coupable indifférence de l'Occident rendent obscure. Les Balkans sont complexes, mais non incompréhensibles. Ils constituent une part indissociable de notre continent. Un des paradoxes de notre fin de XXè siècle tient à l'omniprésence du discours sur l'Europe, présentée comme une réalité donnée , alors que simultanément, et surtout depuis 1989-1990, on découvre une autre Europe, longtemps ignorée ou oubliée de l'autre côté du rifdeau de fer. Au sein de cette Europe, les Balkans constituent pour les Européens occidentaux, une zone d'opacité particulière. Mal connue, mal comprise, l'Europe balkanique se drape d'une légende noire, faite de révoltes, et de massacres, de guerres et d'attentats. Donner une définition des Balkans est un exercice auuel géographes, ethnologues, historiens, linguistes, etc. se livrent depuis deux siècles sans parvenir à s'entendre. L'approche de cet ouvrage est purement pragmatique : il concerne les 5 Etats qui occupent le Sud-Est européen dans la seconde moitié du XXè siècle : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Yougoslavie. La période chronologique va de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours. Ce demi-siècle est encore peu étudié et mal connu ; l'accès aux sources les plus intéressantes est généralement impossible. Nous ne croyons pas qu'une histoire immédiate puisse être valablement écrite (les matériaux à notre disposition pour la période la plus récente sont partiels et fragiles), mais il n'en reste pas moins que le monde contemporain doit être décrit et analysé. C'est moins à la logique de la grande politique planétaire qu'à une logique régionale, strictement balkanique, qu'il faut recourir pour comprendre la plupart des enjeux de la période. Celle-ci s'enracine dans l'histoire du XIXè siècle et de la première moitié du XXè siècle. Les relations interbalkaniques sont elles-mêmes déterminées par l'évolution interne de chacun des cinq pays. C'est donc une lecture à trois niveaux : international, balkanique et national que l'auteur nous invite à suivre, et nous montre sa conviction ultime qu'il existe une spécificité balkanique profonde. L'histoire ne se répète pas. Si d'anciens conflits, mal résolus, poursuivent aujourd'hui leur funeste déroulement, leur contexte a profondément évolué, tant sur le plan international que sur le plan interne. Plus que jamais, il est nécessaire de se pencher sur l'Europe balkanique.
Dernière venue dans le concert européen, la République de Macédoine, indépendante pour la première fois de son histoire à l'automne 1991, n'a guère suscité l'intérêt ou la curiosité. Au carrefour des Balkans, la Macédoine a toujours attiré les convoitises. C'est pour cette raison que les auteurs de ce livre ont souhaité faire collaborer des sensibilités diverses, sur des sujets historiques, politiques et culturels.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.