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L'impossible politique de santé publique en France
Loriol Marc
ERES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782749200064
POURQUOI la France, placée au 3e rang mondial pour les dépenses de santé par rapport au PIB, ne se trouve-t-elle qu'à la 18e place sur les 23 pays les plus industrialisés, pour l'efficacité des dépenses engagées ? Les inégalités face à la santé expliquent pour une large part les résultats médiocres constatés, malgré une médecine curative de bon niveau et un mode de vie en moyenne plutôt sain. Si l'accès au soin des plus pauvres a été favorisé avec la mise en place de la CMU, ces inégalités trouvent leurs sources en amont du système de soins : conditions de vie et de travail, comportements à risque, inégalités dans les capacités économiques, culturelles et sociales à faire face aux atteintes à la santé, etc. Les réduire supposerait le développement de politiques préventives centrées à la fois sur les transformations de l'environnement, l'action auprès de différentes communautés et des groupes à risque ainsi que sur les individus. Or les démarches de prévention menées en France privilégient l'action impersonnelle sur les comportements individuels et restent très modestes par rapport aux dépenses de médecine curative. Les débats autour de notre système de santé sont d'autant plus vifs que celui-ci a été confronté récemment à des défis qui ont déstabilisé la confiance qui lui était traditionnellement accordée et ont alimenté les critiques : l'apparition du sida et l'affaire du sang contaminé, le scandale de l'amiante, la crise de la vache folle ont médiatisé et porté devant la justice certaines de ses failles et faiblesses. À travers l'analyse des rapports de force internes à la profession médicale, des difficultés de régulation des dépenses liées aux soins, des processus de décision dans la mise en ?uvre des programmes de santé publique, cet ouvrage a pour objectif d'expliquer et de rendre compte des mécanismes historiques, sociologiques et politiques à l'origine des blocages constatés par les observateurs. II éclaire les projets actuels des pouvoirs publics et leur chance de réussite.
Angélique, jeune fille au caractère impétueux, croise un jour la route de Camille. Entre ces deux coeurs déchirés par la haine, l'amour, la peur, la jalousie, et l'injustice… naît un dialogue effréné, une profonde émotion. Nous perçons alors un à un tous leurs secrets, découvrons leur enfance douloureuse et ces bases instables sur lesquelles leurs vies se sont construites.
Résumé : Que font les diplomates ? Si on pressent que leur activité ne se limite pas aux réceptions mondaines illustrant une célèbre publicité, ce qu'ils font quotidiennement, leurs missions et les conditions dans lesquelles ils sont amenés à les remplir sont encore largement ignorées. La première partie de l'ouvrage explore les différentes structures au sein desquelles travaillent les diplomates, la manière dont ils sont recrutés et formés, leurs parcours professionnels caractérisés par une forte mobilité géographique et des carrières plus ou moins brillantes, leurs conditions de travail parfois caractérisées par un environnement dangereux. Les grandes missions qui sont les leurs et la manière dont ils les remplissent : représenter la France, informer sur la marche du monde, négocier pour défendre et promouvoir les intérêts et la place de la France dans le monde, protéger et assister les Français à l'étranger sont l'objet de la seconde partie de l'ouvrage. Aux termes du parcours, le travail essentiel accompli par les diplomates apparaît bien éloigné de ses représentations flamboyantes, quand bien même il s'effectue parfois dans des locaux exceptionnels censés symboliser la grandeur de la nation.
La notion de "construction sociale" est à la mode dans les différentes sciences sociales et l'on rencontre fréquemment des travaux de recherche retraçant ou proclamant "la construction", "l'invention", la "naissance", la "production" ou encore la "fabrication" de tel ou tel phénomène. Mais, dans la plupart des textes où elle est employée, la notion de "construction sociale" n'est ni développée ni explicitée en elle- même, comme si elle allait de soi, alors même qu'elle semble comprise différemment d'un auteur à l'autre. Pour Ian Hacking, dire que le phénomène ou l'institution X est socialement construit signifie que X n'est pas naturel, inévitable et qu'il aurait pu être autre ou ne pas exister dans une autre configuration sociale ou historique, mais que X est généralement tenu pour naturel, acquis, stable ou défini une fois pour toute. Le constructivisme s'inspire de la métaphore de la construction pour l'appliquer de façon heuristique à des phénomènes qui ne sont habituellement pas pensés ainsi. Après avoir critiqué l'assimilation du constructivisme au relativisme ou au subjectivisme, cet ouvrage propose tout d'abord une typologie des approches constructivistes. Celle-ci est ensuite appliquée à l'étude des risques psychosociaux au travail : définition de la situation et de la pénibilité du travail, carrière et étiquetage dans l'organisation des personnes "stressées" ou en "souffrance", institutionnalisation des catégories cliniques comme le stress, le hum out ou le syndrome de fatigue chronique. La construction du mal-être au travail dans les métiers en contact avec un public (infirmières, policiers travailleurs sociaux, machinistes receveurs, etc.) est mise en connexion avec le travail de catégorisation des usagers ou des clients par les street level bureaucrats. Pour donner du sens à leur activité et gérer les difficultés du travail, les agents de première ligne sont amenés à étiqueter et trier les personnes dont ils s'occupent. Les exemples du travail soignant, des patrouilles de police secours et de la prise en charge de la jeunesse à risque ou des personnes âgées fragiles permettent de montrer comment la mise en forme et la perception stéréotypée des usagers (malades, délinquants, jeunes, personnes âgées) modifie "par le bas" les principes et les effets des politiques publiques mises en oeuvre.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.