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Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1897-1902). Le tremplin colonial
Lorin Amaury
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782747569545
La question coloniale, en dominant la vie politique française jusqu'à la guerre de 1914, fait aussi naître des vocations individuelles. Celle de Paul Doumer en offre un des exemples les plus frappants. Avant d'accéder, en 1931, aux plus hautes charges de l'État, il devient en effet en 1897 à Saïgon, à l'âge de trente-neuf ans, un des plus jeunes gouverneurs généraux que la France ait connus. À la suite de quelles circonstances Paul Doumer, dont la mémoire est, localement, indissociable de tant d'institutions (École française d'Extrême-Orient, Faculté de médecine d'Hanoi, parmi d'autres), vient-il précisément en Indochine ? Comment, en cinq ans seulement à la jointure des deux siècles, de 1897 à 1902, y laisse-t-il une telle empreinte, aussi durable et encore si visible aujourd'hui ? L'actif quinquennat de Paul Doumer à la tête de l'Indochine fait de celle-ci une colonie rentable. Des équipements, des infrastructures sont développés. Des régies (sur le sel, l'opium, l'alcool) sont mises en place. Un État colonial est créé. Peu à peu, la fierté de l'œuvre accomplie par la République en Indochine efface le souvenir traumatisant des humiliations de la guerre franco-allemande de 1870. En même temps, Paul Doumer voit son destin politique changer. Ce récit historique passionnant, basé sur un examen conjoint des archives du ministère des Colonies et du fonds, rapatrié, du gouvernement général de l'Indochine, révèle une page jusqu'ici mal connue de l'histoire coloniale française, riche d'ombres et de lumières, ainsi que l'itinéraire singulier d'un personnage complexe, au courage attachant.
Résumé : Il y a quatre-vingt-dix ans, un fils de cheminot né à Aurillac, Paul Doumer, était élu président de la République française. Audace d'un régime, la IIIe République, qui, en dépit de ses imperfections, consacre alors l'ascension sociale méritocratique par l'école et le diplôme. Audace d'un homme incarnant ce fondement par l'exemple probant de son parcours : placé à quatorze ans comme apprenti graveur dans un atelier de fabrique de médailles par sa mère veuve, le jeune Auvergnat monté à Paris passe son bac en blouse d'ouvrier, avant de devenir "prof de maths " puis journaliste. Parachuté dans l'Aisne, dans l'Yonne puis en Corse, Doumer apparaît inclassable politiquement n'ayant jamais présidé le Conseil ni aucun parti politique, il est gouverneur général de l'Indochine, ministre des Finances à trois reprises, et préside la Chambre des députés puis le Sénat. Pendant près de cinquante ans, Doumer prend une part active à tous les grands dossiers du régime, au carrefour de la droite et de la gauche, à la jonction de la politique, de l'industrie, de la finance et de la diplomatie. Le parcours de Paul Doumer est également marqué et façonné par la tragédie : quatre de ses cinq fils et une de ses trois filles meurent entre 1914 et 1923, avant que le président lui-même ne soit assassiné le 6 mai 1932 dans l'exercice de ses fonctions, en pleine et inexorable montée des fascismes en Europe. Un tel parcours serait-il possible aujourd'hui ? Cette biographie, fondée sur les archives privées inédites de Paul Doumer, exhumées après de ses descendants, comble une lacune importante et paradoxale : alors que 25 000 voies de circulation portent le nom de Paul Doumer partout en France, aucune biographie n'avait encore été consacrée au "président assassiné", devenu le "président oublié".
Qu'appelle-t-on oeuvre inachevée ? Qu'est-ce que terminer une toile, finir un roman, achever une sculpture ? Quel sens a l'abandon d'une oeuvre ? Dans sa fascination pour le tout et la beauté accomplie l'esthétique classique refuse de poser ces questions. Totalitaire, elle a imposé le silence sur des oeuvres "imparfaites" de Michel-Ange, Stendhal ou David. Face à ce despotisme, l'époque contemporaine réclame l'inachevé qui n'est plus accident mais passion des formes tâtonnantes, itinérantes, toujours en constitution. Avec Kandinsky, Ernst, Joyce, Céline, Nietzsche et tant d'autres, l'inachevé, le fragment, la trace triomphent des pensées systématiques et témoignent de l'impérissable désir de représenter la Vie qui n'a ni commencement ni fin. C'est toute l'épopée récente de l'imagination humaine qui nous est ici offerte.
Oui, on peut guérir par le théâtre thérapeutique! L'auteur propose plusieurs moyens comme la mise en scène de projets anticipés issus de buts à réaliser, d'avancées à concrétiser. Les saynètes jouées sont un instrument pour se créer en aval des rôles rêvés possibles. Avec une verve littéraire peu commune, l'auteur nous transmet une incroyable fringale de vivre. Par ses pistes, ses directions nouvelles, la méthode Lorin vient à bout de la peur d'exister, de la trouille de rester captif d'une enfance douloureuse, de l'angoisse d'être à jamais enfermé dans un personnage unique, prévisible et définitif. Les jeux de rôle sont ceux d'un théâtre privé où s'estompent les frayeurs que nous inspirent l'avenir, les remontrances passées d'aïeux qui nous amochent le temps présent, les orages, les ténèbres et les craintes absurdes qui nous empêchent d'être heureux. Les règles et principes du psychodrame existentiel sont illustrés par dix histoires de cas.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.