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Le mouvement anarchiste en Espagne. Pouvoir et révolution sociale
Lorenzo César M.
LIBERTAIRES
35,50 €
Épuisé
EAN :9782914980272
L'Espagne est le seul et unique pays d'Europe Occidentale qui ait connu une révolution populaire au XXe siècle. Une révolution sociale, économique, culturelle. D'inspiration libertaire. La plus radicale, peut-être, de tous les temps! César M. Lorenzo nous en explique le pourquoi et le comment. Il montre, en analysant les luttes de classes qui la précédèrent, que ses origines comme ses contradictions dataient des années 1870 au moins. Que cette révolution à nulle autre pareille ait été vaincue en moins de trois ans n'enlève rien à l'importance de l'événement, mais explique la "conspiration du silence" dont elle fut victime. C'est connu, l'histoire "officielle" est toujours celle des vainqueurs. Et les libéraux comme la gauche jacobine ne se sont pas privé de réduire la dénommée "guerre civile" à un simple affrontement entre le fascisme et la démocratie. A un simple prélude à la deuxième guerre mondiale. Les anarchistes, quant à eux, n'en ont retenu que ce qui les arrangeaient et, forts des réalisations autogestionnaires des paysans et des travailleurs de l'industrie, ont largement occulté ce qui les dérangeait: les exactions de bandes armées "d'incontrôlés", le chaos initial des comités locaux ou de gestion, la contre révolution montante des classes moyennes, le nécessaire partage du pouvoir dans un Etat républicain que les militants ouvriers ne pouvaient ni abolir ni conquérir, les raisons profondes de la mainmise stalinienne, la vaine contre-offensive finale d'une CNT "désanarchisée"... La révolution et la guerre d'Espagne eurent des prolongements encore méconnus. Telle la résistance à la barbarie franquiste -menée par les exilés au niveau international et par la guérilla à l'intérieur du pays- dont César Lorenzo relate également l'histoire. Le mouvement libertaire, miné par les dissensions, incurablement nostalgique d'une époque mythifiée, ne parviendra plus à reprendre vraiment racine après la mort du tyran en 1975, quand la démocratie bourgeoise sera de retour. Alors, une question se pose: les anarchistes espagnols n'ont-ils donc fait que combattre des moulins à vent? N'ont-ils été que des "fous" et des utopistes? Ou, malgré leur défaite, reste-t-il quelque chose de leur ?uvre et de leur message révolutionnaire qui soit porteur d'espérance? C'est à la découverte d'horizons inexplorés, hors des sentiers battus, que nous convie cet ouvrage remarquablement documenté où la volonté d'objectivité ne rime jamais avec froideur et désengagement.
Résumé : Un témoignage bouleversant et documenté sur un sujet encore tabou "J'ai deux enfants, j'ai été enceinte trois fois. Comme une femme sur dix, j'ai vécu une fausse couche. Mettons-nous d'accord dès maintenant, j'ai été enceinte pendant huit semaines. Il n'y avait rien de faux là-dedans. Appelons les fausses couches ce qu'elles sont vraiment, des grossesses arrêtées, des projets d'enfants stoppés net et, parfois, autant de deuils périnataux qu'il faut faire, seules. Nos fausses couches sont des drames silencieux, des douleurs vécues dans l'ombre. Le fait qu'une grossesse puisse se terminer aussi précocement est une réalité connue de tous. Et pourtant, nous taisons nos fausses couches consciencieusement. Pourquoi ? De peur d'être jugées, de mettre mal à l'aise, de partager un peu trop ce qu'il se passe dans notre utérus. Il faut passer à autre chose, et vite. Dans notre société, une femme, c'est une mère en puissance, et une mère, ça met au monde un enfant, ça ne le perd pas en cours de route. Il est temps que cela change". Dans cet ouvrage illustré avec finesse par Mathilde Lemiesle, Sandra Lorenzo livre un témoignage émouvant et parle sans détour d'un sujet encore tabou aujourd'hui. Elle tente également de trouver des réponses aux questions auxquelles elle a dû faire face, en interrogeant des professionnels de santé.
Que la gauche, les gauches (gauche jacobine ou gauche se disant socialiste, gauche réformiste électoraliste ou révolutionnaire marxiste, nouvelle gauche écologiste et "altermondialiste" ou vieille gauche "progressiste") soient rongées par la maladie ; qu'elles aient échoué ou se trouvent au bord du suicide ; qu'elles ne représentent plus qu'une "faillite historique", c'est une réalité dont prennent conscience de plus en plus de gens qui succombèrent à leurs mirages ou furent les complices naïfs des mensonges, erreurs et illusions qu'elles ont véhiculés. Mais en même temps se précise une sorte de frémissement printanier, la volonté de comprendre pourquoi on en est arrivé là, de savoir où se cache le vice originel d'une praxis inefficace et d'un faisceau de croyances infirmées par les bouleversements du monde. Un monde marchand, désormais, qui s'enfonce tambour battant dans l'abomination de la désolation ; ce monde, ébloui par le soleil trompeur de la croissance et de la technoscience, qui charrie le nihilisme axiologique, le désespoir des faibles, la dévastation de la Terre, la robotisation de l'humanité. En retournant aux sources, en explorant des zones d'ombre de l'histoire sociale, ceux qui à gauche en ont marre de la gauche découvrent qu'il a existé un courant d'idées et un mouvement ouvrier révolutionnaires contemporains du marxisme que l'imposture marxiste a voulu éclipser à jamais : le mouvement libertaire, déjà présent au sein de la Première Internationale et longtemps rival du socialisme d'Etat. Comment se fait-il, alors, qu'un tel mouvement, si prometteur, prophétique parfois, ait été partout mis en déroute ? Outre les persécutions qu'il a subies, il a bien dû souffrir, lui aussi, de quelque vice originel, et pas seulement de quelques regrettables excès et "trahisons" comme le croient encore les rares militants anarchistes d'aujourd'hui. Enfouie comme un trésor, cette gauche vaincue, emblématique de la solidarité universelle et du tout premier socialisme dans la liberté, a eu l'Espagne pour tombeau. Et c'est à un libertaire espagnol, Horacio Prieto, que revient le mérite d'avoir été l'un des premiers à repenser radicalement, à la lumière du drame de 1936-1939 très particulièrement, les fondements mêmes du socialisme toutes variantes confondues. Qui était-il ? Quelle fut sa vie ? Qu'a-t-il proposé, au juste, qui vaille la peine d'être médité pour ne pas abdiquer devant l'absurde et l'injustice ? A coup sûr, vous serez surpris; peut-être même ébranlé.
Mattotti Lorenzo ; Piersanti Claudio ; Kramsky Jer
Première monographie illustrée de l'artiste, cet ouvrage est entièrement consacré aux livres qu'il a réalisés : bandes dessinées, livres illustrés, adaptations de romans, carnets ou encore livres pour la jeunesse. Il est construit de manière chronologique, chaque chapitre présentant un livre illustré par l'artiste, à partir de documents d'archives inédits et d'oeuvres emblématiques. L'ouvrage est introduit de textes de deux de ses principaux scénaristes, Jerry Kramsky et Claudio Piersanti. Jerry Kramsky partage une amitié avec Lorenzo Mattotti depuis leur adolescence et ont collaboré ensemble à la réalisation d'un grand nombre des principales oeuvres graphiques et littéraires de Lorenzo Mattotti. Il nous dévoile un Mattotti intime, ainsi que leur méthode de travail unique. L'ouvrage est enrichi de nombreux textes de Lorenzo Mattotti, réalisés par lui spécialement pour cet ouvrage, dans lesquels il explique son travail, ses thématiques et les raisons qui ont motivé la réalisation de chaque ouvrage. Ces textes permettent de rentrer dans l'intimité d'un grand des plus grands artistes actuels du 9ème art. Chaque thème est largement illustré d'oeuvres emblématiques et méconnues, montrant la diversité des approches et des techniques employées par l'artiste, nous le faisant découvrir sous un nouveau jour.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Raoul Vaneigem a été, de 1961 à 1970, une des figures de proue du mouvement situationniste. Auteur du monumental Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations publié chez Gallimard en 1967, c'était le maître à dire du tourbillon libertaire qui souffla sur la France lors d'un printemps trop bref. Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue, Où l'illusion d'un changement est dénoncée, le simple changement d'illusion devient insupportable, Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre, Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression " voir les choses en face " à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses, L'espoir est la laisse de la soumission... toutes ces formules sont de lui. En 1970, pour n'avoir pas trouvé de réponse à la question Comment ce qu'il y avait de passionnant dans la conscience d'un projet commun a-t-il pu se transformer en un malaise d'être ensemble ? il décide de sauter le pas, Je préfère donc reprendre le pari que mon adhésion à VIS avait différé : me perdre absolument ou refaire absolument ma propre cohérence, et la refaire seul pour la refaire avec le plus grand nombre, et démissionne de l'Internationale Situationniste. La suite, cette brochure nous la raconte... et c'est peu dire que ça décoiffe !
Résumé : Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que didées furent formulées et mises en actes ! Paradoxalement, on connaît mal lhistoire foisonnante et multiforme de la Commune. Ce livre comble cette lacune. En 300 pages sculptées dinnombrables iconographies de lépoque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. A la découverte de tout ce qui sy est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et cest tout à la fois passionnant et bouleversant ! Quon ne sy trompe pas ! Ce livre nest pas un énième livre sur la Commune, cest LE livre de la Commune !