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Les films de Sacha Guitry
Lorcey Jacques ; Huster Francis
SEGUIER
40,00 €
Épuisé
EAN :9782840494904
Très jeune, Sacha Guitry, homme du verbe par excellence, dit le plus grand mal du cinéma muet ! Mais cela ne l'empêche pas d'apprécier les mérites documentaires de " la lanterne magique ", puisqu'il réalise dès 1914 Ceux de chez nous, immortalisant quelques grandes gloires de l'art français. Lorsque le cinéma devient parlant, sa méfiance s'apaise progressivement - même s'il souligne que le théâtre seul peut offrir cette essentielle présence des comédiens, " en chair et en os " : " Sur l'écran, dira-t-il, l'acteur ne joue pas - il a joué ! " Mais ce roi du spectacle ne peut pas rester insensible au Septième Art. Sans en avoir l'air, il se documente minutieusement sur sa technique - qu'il feindra toujours de négliger - et se lance dans la réalisation en 1935, avec Pasteur et Bonne chance, deux scénarios diamétralement opposés. Aussitôt, il avoue : " Je m'amuse prodigieusement ! " Dès lors et pratiquement jusqu'à son dernier souffle, il ne cessera plus de conjuguer ses multiples activités d'auteur, acteur, metteur en scène et réalisateur. Sacha Guitry a tourné 35 films, toujours plaisants à des titres divers. On a dit trop longtemps qu'il se bornait à mettre ses pièces " en conserve ". Critique inexacte et trop réductrice, puisque, même lorsque ce fut le cas, ses films apportaient chaque fois une dimension nouvelle à ses ?uvres (voir Faisons un rêve, Quadrille, Mon père avait raison, Le Mot de Cambronne ou Le Nouveau Testament). Quant à ses scénarios spécialement conçus pour l'écran, ils sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d'?uvre, du Roman d'un tricheur à Assassins et voleurs, en passant par Les Perles de la Couronne, Remontons les Champs-Elysées, Ils étaient 9 célibataires, Donne-moi tes yeux, Le Diable boiteux, La Poison et la Vie d'un honnête homme : tous ont fait et font l'admiration du public comme des plus importants professionnels du cinéma mondial. D'Orson Welles, Chaplin et Alfred Hitchcock à François Truffaut, de Stroheim, Yul Brynner, Cukor ou Lubitsch à Bertrand Tavernier, de William Wyler à Resnais, de Pagnol, Olivier, De Sica, Rossellini ou Woody Allen à Claude Lelouch, Chabrol, Rohmer et Godard lui-même, tous reconnaissent la prodigieuse aisance, l'invention perpétuelle, la liberté désinvolte et l'humour narquois de ses grandes ?uvres.
Héritière de la maréchaussée d'Ancien Régime, la gendarmerie est une force de police à statut militaire répartie sur tout le territoire français au moyen un réseau de brigades. Elle accompagne le corps expéditionnaire qui part à la conquête de l'Algérie en 1830 en qualité de "Force publique". Sur place, elle exerce ses fonctions traditionnelles de police tant à l'égard des militaires que des civils (Européens et indigènes); ce qui permet de saisir de manière précise et vivante l'activité des gendarmes en Algérie et la vie de la colonie. Sont ainsi mis au jour la faiblesse des effectifs, l'installation chaotique des, Français, la domination sans partage du "régime du sabre" (le pouvoir militaire), les conditions de vie difficiles, autant d'éléments qui mettent en évidence qualités et limites de l'institution. En retour, l'étude de l'arme et de son service permet d'approfondir les aspects institutionnels (Administration civile, Armée), judiciaires et juridictionnels (Justice, police judiciaire, juridiction prévôtale) et sociaux (colonisation, relations entre Européens et Indigènes, civils et militaires) de l'Algérie de la conquête et de la colonisation, mais aussi de saisir les intentions profondes du colonisateur. La multiplicité des tâches confiées à la gendarmerie atteste des aptitudes et de la disponibilité des gendarmes et justifie l'appellation traditionnelle de "corps d'élite", un corps qui sait également s'illustrer dans les combats. En revanche, l'adaptation de l'arme au terrain algérien laisse à désirer, qu'il s'agisse de lui donner des prérogatives adaptées ou des effectifs (auxiliaires indigènes notamment) en rapport avec les besoins. De fait, de manière paradoxale (en apparence tout au moins), l'Armée manifeste le plus de réticence au développement de la gendarmerie, appelé en revanche de ses voeux par les autorités civiles et judiciaires à qui elle donne pleine satisfaction. En définitive, en dépit de ses faibles effectifs, de sa sujétion à l'Armée, malgré les nombreuses difficultés de recrutement et d'installation, le "bras armé de l'Etat" sait rester fidèle à sa tradition d'attachement à la légalité.
Fille et nièce de " demi-mondaines " fameuses à Paris, Sarah Bernhardt (1844-1923) n'a jamais connu son père. Elle montre d'abord peu d'enthousiasme pour le théâtre : à quinze ans, elle voulait se faire religieuse ! Pourtant, en 1860, elle est reçue au Conservatoire grâce à la protection du duc de Morny, fidèle habitué du salon maternel. Un premier séjour à la Comédie Française ne lui apportera que des déceptions. C'est à l'Odéon, dans une bien meilleure ambiance de camaraderie, qu'elle apprendra véritablement son métier, entre 1866 et 1872. Zanetto du Passant, puis la Reine de Ruy Blas lui vaudront ses premiers triomphes. Elle revient " chez Molière " en vedette, est nommée sociétaire en 1875 - mais s'enfuit définitivement en 1880 pour accomplir une immense carrière internationale. Parmi ces innombrables interprétations, toutes plus étonnantes les unes que les autres, il faut citer l'Aiglon, la Dame aux camélias, la Tosca, Théodora, Fédora, Adrienne Lecouvreur, Phèdre, Hamlet, Lorenzaccio, Jeanne d'Arc, Marie-Antoinette, la Reine Elisabeth ou encore Athalie... Peintre, sculpteur, écrivain, directrice de théâtre, metteur en scène, toujours languissante en apparence mais débordante de vitalité, elle mène une existence particulièrement libre, surtout pour son époque, et inspire de violentes passions. Mais elle se donne d'abord à son public, qui l'adore et lui passe toutes ses fantaisies et ses excentricités. Grande voyageuse, elle multiplie les tournées dans le monde entier et conquiert l'Amérique après l'Angleterre - quand elle ne se repose pas dans son fort des Poulains à Belle-Ile. Celle qui fut la plus célèbre comédienne française de tous les temps et demeure un véritable mythe triompha par l'autorité, la présence, le magnétisme - mais surtout par l'absolue maîtrise d'une technique vocale et gestuelle difficile, héritée de la grande tradition classique : sans être douée de moyens extraordinaires, elle sut utiliser la douceur de sa voix en donnant à sa diction mélodieuse un charme pénétrant, auquel elle joignait un sens presque divinatoire du rythme et des attitudes, un soin minutieux de la mise en scène, des décors et des costumes. Elle construisit sa carrière de " star " avec un génie de la publicité très en avance sur son temps.
Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable ! , le journaliste dépeint une société du XXIe siècle à côté de la plaque. Sous sa plume cruelle et drôle, nous voyons passer des trottinettes à contresens sur les avenues, des touristes qui vont en troupeaux, Anne Hidalgo et sa gestion .. "lumineuse" de la tour Eiffel, des projets de design objectivement nuls, nous assistons aux délires du "véganisme" comme de "l'antispécisme", aux dérives du langage et à l'avènement d'un nouvel hygiénisme. Pour Ungemuth, si l'époque que nous connaissons invente son lot traditionnel de stupidités, elle se distingue surtout des précédentes en faisant passer ses gadgets et ses laideurs pour des progrès "historiques". Nous aurions tout lieu d'en douter : les imprimantes 3D (des heures pour démouler un dentier) ou les "uritrottoirs " (des pissotières 2.0) sont-ils aussi nécessaires que le Gramophone ou la brosse à dents ? La trottinette électrique est-elle vraiment l'avenir du bipède ?
Résumé : Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Lajos Kassák, lui, a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. Alors il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera aux raffinements et combines de la vie errante. Les tribulations des deux amis offrent une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour ? souvent absurde ? se révèle d'une étonnante modernité. Ode assumée à l'oisiveté, Vagabondages est une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre les deux Jack, le Kerouac de Sur la route et le London des Vagabonds du rail.
On trouve dans cet ouvrage tous les conseils pour s'initier aux pratiques de l'ornement grâce à de simples vignettes qui décomposent les étapes nécessaires à l'élaboration d'effets dans la peinture décorative.Une introduction pertinente présente les outils nécessaires et on découvre toutes les astuces pour réaliser soi-même des boiseries factices, pour imiter le cuir gaufré, le bronze patiné, le marbre veiné, et même la dorure à la feuille.