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Corps musical dans le théâtre des XXe et XXIe siècles. Formes et enjeux
Longuenesse Pierre
PU ARTOIS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782848323824
De façon récurrente aujourd'hui, dramaturges, acteurs ou metteurs en scène se réfèrent à la musique pour désigner une composante majeure de leur travail, voire un "modèle d'écriture". On se propose ici d'étudier ce phénomène en l'abordant sous l'angle du corps, et d'explorer les modalités de mise en relation entre le corps et le fait musical (qu'elle soit littérale, ou plus symbolique), dans les textes comme sur les scènes du théâtre moderne et contemporain, en en cherchant la source dans quelques figures phare du XXe siècle, pour se concentrer ensuite sur quelques dramaturgies très contemporaines. De quoi ce "corps musical" est-il donc le symptôme ? La question est aussi bien esthétique que politique. Une première partie de cette étude abordera les écritures, au sens large du terme ; la seconde traitera de la question du corps au plateau, de l'acteur à la mise en scène : qu'est-ce que le corps fait à la musique, et la musique au corps ? Et surtout, quel modèle de pensée, via cet imaginaire musical, vient informer la représentation théâtrale dans son ensemble ? Clôturant chaque partie, deux tables rondes, – l'une d'écrivains et traducteurs, l'autre de musiciens pour la scène –, permettent d'entendre des points de vue parfois divergents sur cette question de la musique et du corps dans le processus de création.
Cet essai se penche sur les enjeux historiques et esthétiques de l'inflation des discours ou des pratiques associant musique, écritures et scène théâtrale contemporaine. Le phénomène semble, de prime abord, familier puisqu'il caractérise nombre de propos sur l'Art depuis l'émergence de la modernité, lorsque "reprendre à la musique son bien" devient l'arme par excellence de l'arrachement à la mimesis et de la défense de l'abstraction, au théâtre comme dans les arts plastiques ou l'architecture. Ce n'est pourtant qu'en remontant jusqu'au tournant esthétique du romantisme d'Iéna qu'en émergent les véritables fondements : en l'occurrence, l'utopie d'un "Absolu de l'Art" lui-même associé à une idéalité musicale qui en serait comme la condition sine qua non. Une passerelle inattendue relie ainsi romantisme et postmodernité, expliquant peut-être, en partie au moins, la "crise de la représentation", voire l'effondrement du symbolique, qui serait à l'oeuvre dans les arts de la scène en ce début de XXIe siècle.
William Butler Yeats n'a cessé d'affirmer, dans toute son oeuvre théâtrale, la centralité de la question de la parole et de la voix. Inspiré par la matière légendaire de l'Irlande, il souscrit au mythe d'une oralité populaire dont le théâtre se doit d'être le porte-parole, avant de s'en écarter au profit de sa propre "parole écrite" de poète dramatique. Dans le contexte des mutations du drame au tournant des XIXe et XXe siècles, il défend une nouvelle dramaturgie tragique mêlant à un orchestre de voix réelles ou imaginaires la voix perturbatrice d'une figure héroïque. Plus tard, dans les Pièces pour danseurs, un choeur de musiciens est l'ordonnateur d'un teatrum mentis, du jeu de fantômes et de masques d'une psyché en quête de métamorphose. Sur cette scène de mots et de visions, lorsque du rythme des mots et de la danse surgit un instant d'épiphanie et de grâce, la question centrale que pose l'oeuvre n'est alors pas : qu'est-ce qui se passe ? Mais : qui (ou quoi) passe ? Pierre Longuenesse, chercheur passionné, traducteur subtil, mais aussi lui-même metteur en scène, maintient de bout en bout la force de cette interrogation en entrecroisant quelques éléments très simples, qui témoignent d'une connaissance intime de l'écriture et de la pratique théâtrale : l'espace scénique, la position des corps, les jeux d'ombre et de lumière, la netteté des mots ou des silences, et plus encore les incarnations de la voix. Toute la force de conviction de l'ouvrage qui nous est ici donné à lire tient à cette capacité de questionnement sur les métamorphoses du corps au regard de la présence de la voix, dans des pièces scandées, avec toujours plus d'insistance au fur et à mesure que se déploie l'oeuvre, par ce qu'il nomme lui-même des "événements-paroles".
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...