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SANTE MEDECINE ET SOCIETE DANS LE MONDE ARABE
Longuenesse Elisabeth
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738435507
Dans le monde arabe comme dans de nombreux pays du tiers-monde, les difficultés économiques et sociales grandissantes provoquées par les politiques de libéralisation économique, et la montée des courants islamistes qui en sont pour une large part la conséquence, se traduisent dramatiquement dans le champ de la santé. La revendication du droit à la santé s'est aujourd'hui généralisée, traduisant une mutation profonde des représentations de soi. Dès le 19e siècle, avec la pénétration étrangère, la situation sanitaire, comme la pratique de la médecine, subissaient des transformations radicales, qui se sont accélérées avec la domination coloniale, puis à l'indépendance. Aborder la question de la santé et de la médecine dans les sociétés arabes aujourd'hui met en jeu toutes les dimensions du social et doit mobiliser toutes les disciplines des sciences sociales, si l'on veut la comprendre comme phénomène total, dans l'ensemble de ses aspects historiques, culturels, sociaux, politiques, économiques. C'est un tel croisement des regards que propose cet ouvrage, avec des contributions de Sylvia Chiffoleau, Brigitte Curmi, Mohamed Dernouny, Miloud Kaddar, Elisabeth Longuenesse, Anne-Marie Moulin, Daniel Panzac, Daniel Rivet, Floréal Sanagustin, Amina Shabou.
Ce livre propose une socio-histoire de quelques professions modernes dans plusieurs pays arabes du Proche-Orient (Syrie, Egypte, Liban, Jordanie), depuis la fin de l'empire ottoman jusqu'aux mutations récentes résultant des politiques de libéralisation économique.. L'évolution de la position des ingénieurs. des médecins, des techniciens, des experts-comptables, leur rôle dans le changement social, leur rapport à l'Etat, les formes de syndicalisation, sont étudiées en relation avec les politiques économiques et sociales, mais aussi avec les représentations tant populaires que savantes. Les concepts d' élites de classes moyennes , de société civile , diversement mobilisés par le discours savant, sont soumis à une réévaluation critique, en fonction du contexte et du moment. Le fil conducteur est celui d'une réflexion sur les transformations de sociétés qui, confrontées depuis plus d'un siècle à l'emprise de l'occident, s'efforcent de se réapproprier leur destin . . . Élisabeth Longuenesse, sociologue et arabisante, chercheur au CNRS, a séjourné plusieurs années en Syrie, au Liban et en Egypte. Rattachée au Croupe de Recherches et d'Etudes sur la Méditerranée et la Moyen-Orient à Lyon jusqu'en 2005, elle est aujourd'hui membre du Laboratoire Printemps (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines).
Allal Amin ; Scala Michele ; Longuenesse Elisabeth
Du Maroc à la Turquie, en passant par l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, la Grèce, l'Italie, le Liban ou la Jordanie, le renouvellement des formes de protestation, plus ou moins directement liées au travail, est désormais un constat transméditerranéen. En lien avec ces mutations du travail, les contributions à ce dossier évoquent toutes la diversité des formes de résistance et de luttes, les reconfigurations syndicales, la relation entre luttes sociales et luttes démocratiques au travers d'études de cas tels que l'entreprise Technoverre à Tunis, les enseignants marocains, les ouvriers de l'industrie textile en Jordanie, les travailleurs des ONG caritatives syriennes au Liban.
Le parti-pris de ce numéro de Confluences Méditerranée est de refuser les discours médiatiques qui tendent à réduire le "conflit syrien" à deux parties, ou au mieux trois : le régime, l'"Etat Islamique" et les Kurdes, en oubliant les Syriens, réduits à un ensemble indifférencié de victimes de la violence d'un régime criminel d'un côté, de la barbarie jihadiste de l'autre. L'objectif est d'apporter un éclairage sur ce que vivent les Syriens depuis 2011, ce qu'ils font et inventent comme modes d'organisation, de communication et d'expression, en laissant un instant de côté les enjeux géopolitiques du conflit.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.