Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'écran de la représentation
Lojkine Stéphane
L'HARMATTAN
45,50 €
Épuisé
EAN :9782747515160
L'écran se manifeste dans l'œuvre d'abord comme un objet concret : main sur un visage, voile devant une gorge, rideau de théâtre ou ciel de lit, paravent, porte entrebâillée, l'objet implique une mise en espace du texte, une formalisation du regard, l'installation d'un dispositif. L'objet concret révèle alors un jeu théorique fondamental : ce qui est caché, ce n'est pas ce qui se trouve immédiatement là derrière, c'est le processus même et les enjeux de la représentation. Si l'historien des brouillons et des archives achoppe face à l'énigme de la représentation, c'est que l'œuvre occulte nécessairement, ou déplace, les enjeux profonds qui l'ont motivée : quelque chose, au cœur de l'œuvre, fait écran. L'écran qui est représenté concrètement dans l'œuvre renvoie au processus abstrait de ce qui fait écran dans la représentation. Ce livre cherche à articuler ces deux niveaux, matériel et spatial d'une part, théorique et symbolique d'autre part. Selon les œuvres et les époques, les mêmes objets ne font pas écran de la même façon : coupure, enveloppe, projection, superposition, les déclinaisons de l'écran dessinent une histoire de la représentation.
Résumé : Les expositions organisées tout au long du XVIIIe siècle dans le Salon carré du Louvre par l'Académie royale de peinture et de sculpture connurent un succès public qui propulsa la peinture française à la tête du mouvement artistique européen, jusque-là dominé par l'Italie. Diderot, qui rédigea les comptes rendus de ces "Salons" à partir de 1759, en a été le témoin privilégié. Après avoir suivi Diderot au Salon et décrit sa manière de visiter puis d'écrire, ce livre analyse la nouvelle relation esthétique qui se constitue entre le spectateur et l'?uvre d'art à la faveur de ces expositions. L'?il de Diderot hérite d'une conception académique de la composition comme disposition de figures : ce que l'on voit est d'abord de la géométrie. Diderot superpose à cette géométrie une nouvelle vision, centrée sur le choix du moment de l'histoire à représenter. Il s'agit dès lors de faire bouger mentalement les figures dans le film des événements, jusqu'à arrêter la scène au moment idéal visuellement : la peinture n'est plus affaire de composition et de géométrie, mais de scène et de dispositif. Lorsqu'il s'attelle aux Salons, Diderot sort d'une expérience théâtrale difficile : il y a puisé une théorisation révolutionnaire de la scène dramatique, qu'il va importer dans l'espace pictural. Le "quatrième mur" qui interdit aux acteurs de s'adresser au public devient une injonction aux peintres : non pas montrer, mais laisser voir. Voyeurisme et effraction deviennent alors les postures privilégiées du spectateur face à la toile. Cependant, le modèle de la scène entre lui-même en crise. Diderot cherche alors à le dépasser et à penser le dispositif de la représentation picturale comme le dispositif même de la pensée.
Les attentes et les incertitudes identitaires d'un groupe social en expansion qui ne se reconnaît ni dans la classe ouvrière, même s'il en est issu, ni dans le groupe des cadres, dont il se sent exclu, et interpelle aussi bien les organisations syndicales que le patronat.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.