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L'HARMONIE SELON LAMARTINE. UTOPIE D'UN LIEU COMMUN.
LOISELEUR AURELIE
CHAMPION
129,00 €
Épuisé
EAN :9782745311979
Avec la publication des Méditations, en 1820, la poésie lamartinienne marque la renaissance du lyrisme. Or, ce qui produit cette révolution silencieuse dans la poétique des Lumières, tout en conservant le canon classique, c'est un autre rapport au monde et aux mots qui se joue dans la notion d'harmonie. En effet, elle se présente comme une nébuleuse sémantique capable d'unifier dos domaines que la modernité a séparés : poésie, musique, politique, religion. L'esthétique du poème met en miroir dans le cours de l'histoire le rêve humanitaire et la vision du monde, qu'elle soit élégiaque ou eschatologique. L'harmonie au XIXe siècle, à travers le destin de Lamartine, poète et homme d'Etat, qui l'incarne et la dit, offre un lieu commun. Utopie ? Peut-être n'a-t-il pas eu lieu hors du poème, qui, suivant une nouvelle esthétique de la réceptivité, parle à chacun dans la langue du coeur et vise la mystique par la musique des mots.
« Un nouveau genre de prose. » C'est en ces termes qu'Aloysius Bertrand définit le projet de son oeuvre, Gaspard de la Nuit. Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot. Salué ensuite par les plus grands, Baudelaire et Mallarmé, le recueil est un météore de l'histoire littéraire. La recherche formelle portée à son plus haut degré de perfection confère au livre une puissante unité esthétique. Qu'il s'inspire des ballades ou des bambochades picturales, de Rembrandt, de Callot ou d'Hoffmann, Bertrand écrit un recueil original, alluvionné par les principes de la nouvelle école, le romantisme. Ses élucubrations, visions et fantaisies, aboutissent à une nouvelle veine pittoresque en poésie: couleur, mobilité, étrangeté.Poétique d un crieur de nuit? Ce titre évoque à la fois la voix singulière du poète et sa dilection pour le nocturne, présent dès le titre. Bertrand invite son lecteur à entrer dans son réalisme fantastique, théâtre d'ombres d'où surgissent, par éclats, des métaphores qui procèdent à l'alchimie du réel grâce à l'artisanat minutieux d'un orfèvre du mot Bertrand explore ainsi les énigmes de la poésie grâce à un cortège hétéroclite où le merveilleux côtoie le trivial.Tel est cet « ailleurs poétique » que les spécialistes réunis dans cet ouvrage s'attachent à décrire et à déchiffrer, en prenant en compte le contexte de création de l'oeuvre, ses liens avec la peinture et la poétique du poème en prose. La première partie du volume réservée au cours est complétée par des exercices techniques destinés à la préparation des agrégations de Lettres.
La poésie commence là où la prose s'arrête, là où le langage ne suffit pas. Il faut la lire entre les lignes, entrer dans un état d'inspiration semblable à celui de l'auteur pour accéder au sens c'est à dire à l'émotion, à l'indicible. Elle n'a de valeur
Cultive son carré de sueur sans opinion. S'applique à l'en-deçà. Suit le tout tracé. Il a beau : théorie lui décuple les mains en doigts. Terrain favorable. Révolution du corps autour de sa tête. Aussitôt il : se pique d'idéaux. Exagère ses gestes. Parle langue qui gueule. Cible les problèmes. Manie d'instinct le despoétique. Se fantasme martyre. Sa bête louvoie. Théorie lui rassemble les doigts en poings. Entre en matière (chanson de geste).