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La littérature de la défaite et de la collaboration
Loiseaux Gérard
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213592404
Pour mieux l'asservir, l'Allemagne nazie voulait "libérer le peuple français de ses parasites" et lui révéler les sortilèges de la communauté des destins français et allemand menacés par la "ploutocratie anglo-saxonne" et le "judéo-bolchevisme". Mais ce peuple avait-il encore assez d'énergie vitale pour s'intégrer à "l'Europe nouvelle", ou continuerait-il à s'abimer dans sa décadence ? Le Reich pouvait-il compter en France sur le concours d'élites régénérées, capables de donner à la littérature un cours nouveau ? Directeur de l'Amt Schrifttum de l'Office Rosenberg, service de propagande spécialisé dans le domaine du livre, Bernhard Payr scrute avec attention, en idéologue accompli, l'image donnée de l'Allemagne par les écrivains français depuis juin 1940. En 1942, son ouvrage Phönix oder Asche ? (Phénix ou Cendres ? ) - dont on trouve ici une traduction intégrale - analyse les écrits de soixante-dix auteurs. Les "illustres" (Rebatet, Céline et autres Brasillach...) comme les sans-grade retombés dans l'obscurité dès la Libération donnent quelques raisons d'espérer. Avec le temps, les effets conjugués de la censure - listes Otto et Bernhard -, d'une habile répartition des livraisons de papier, de la complaisance de quelques éditeurs et d'une promotion en France et en Allemagne de la littérature de collaboration concourront à mettre la pensée française à l'unisson des visées "européennes" du régime national-socialiste. Les archives inédites de l'Amt Schrifttum, de la Propaganda-Abteilung et des dossiers de travail de Payr permettent à Bernard Loiseaux de faire la chronique attentive du rôle de l'Allemagne au sein d'une fraction non négligeable du monde intellectuel français entre 1940 et 1945.
Résumé : Chaque jour, une information historique sur ce qu'il s'est passé ce jour-là : naissance de Hollywood, arrestation de Mata Hari, premier ordinateur, assassinat de Malcolm X, et plein d'autres dates à découvrir ! Un cadeau idéal pour les fêtes de fin d'année ! Calendrier éphéméride, 1 page par jour, janvier à décembre.
A presque 50 ans, Claire voit sa vie réglée comme du papier à musique voler en éclats en une seule journée. L'histoire de sa chute et de sa métamorphose explore ces zones de rupture qui sonnent l'heure du début du reste de notre vie. Brutalement éjectée de sa zone de confort, Claire va devoir se réapprendre, poser un regard différent sur le monde et défricher ses infinis champs des possibles. Pour son ouvrage, l'auteure s'est très librement inspirée de sa vie professionnelle, de femme et de mère, pour nourrir ce premier roman Fécondes ruptures des évènements qui nous malmènent, nous bousculent, nous extraient de nos torpeurs et qui, loin de nous terrasser, nous contraignent à la réflexion et à réinventer nos existences. Fécondes ruptures est un hymne à la vie, à l'amour.
De l'Orient à l'Occident, un tour du monde de l'Histoire photographique de 1850 à 1914 Le premier procédé de fixation d'une image sur une plaque de cuivre est mis au point en 1839 par Louis Daguerre. Dix ans plus tard, un premier livre entièrement illustré à l'aide de ce procédé révolutionnaire retrace la mission de Maxime du Camp et Gustave Flaubert en Egypte. Ce carnet appartient aux collections de la Société de géographie, aujourd'hui mises en lumière dans ces pages. A la fois livre d'Histoire du monde et de la photographie, cet ouvrage est une invitation au voyage, à la (re) découverte des premières civilisations, grâce des clichés pris sur le vif par des explorateurs infatigables, épris de découvertes. Moment d'histoire également celui où le colon immortalise sa rencontre avec le "bon sauvage" dans les terres éloignées des continents africains, américains ou asiatiques. Les techniques photographiques se développent rapidement à partir de 1850, améliorant la qualité de l'image, réduisant le temps de pose, et offrant ainsi un moyen tangible et concret d'enregistrement de leurs missions, rencontres et aventures. Le XIXe siècle est en effet secoué par de profondes et rapides mutations : découvertes ethnologiques, colonisation, ou encore révolution industrielle. Ces bouleversements se prolongent jusqu'en 1914 où l'Homme part du principe qu'il a découvert tout le globe terrestre et se tourne vers l'espace et les fonds marins. Face à un monde en pleine ouverture, le voyageur photographe collecte, enregistre, répertorie et classifie l'information. Par son travail personnel et parfois intimiste, il répond la fois à la soif de connaissances nouvelles de ses contemporains, au besoin de conserver des traces de mondes en péril ou d'un passé révolu et au désir de suivre l'émergence de réalités nouvelles. Se mêlent alors d'impressionnants clichés aux techniques variées - cyanotypes, plaques de verre, premières polychromies -, chargés d'Histoire et porteurs d'idéologies.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.