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Roseaux sur le mur. Les poètes occidentalistes chinois (1919-1949)
Loi Michelle
GALLIMARD
13,50 €
Épuisé
EAN :9782070278244
L'auteur examine ici d'abord les mouvements littéraires et poétiques qui se sont succédé en Chine après le célèbre "Mouvement du 4 mai" (1919) et les premiers recueils de poésie en langue moderne, jusqu'au Forum de Yan'an qui rejette l'occidentalisme. Des influences occidentales diverses qui auraient marqué la nouvelle poésie, elle examine la véritable portée en étudiant les positions théoriques et l'action des revues et des sociétés littéraires, la parenté réelle des principaux poètes et de leurs modèles occidentaux. La seconde partie est consacrée, sur les textes mêmes des poètes, dont des traductions sont données presque toutes pour la première fois en français, à l'examen des symboles et des thèmes, ceux qui ressortissent aux sources occidentales comme ceux qui appartiennent à la tradition chinoise. Du cycle de la nature aux révolutions cosmiques, du monde animal et végétal à celui des démons et des dieux, des hommes et de la femme, de la sagesse populaire aux thèmes de la philosophie, tout y révèle un syncrétisme d'une exceptionnelle richesse. La dernière partie s'attache aux formes de ces poètes, qui, devant la difficulté de créer une poésie de langue moderne libérée des lois de la langue classique, ont cru résoudre le problème en recourant aux formes occidentales. Les ressources propres à la langue et la maîtrise avec laquelle les poètes ont su les exploiter comme leurs grands ancêtres, donnent à la poésie chinoise une permanence dont l'auteur a cherché à donner l'idée la plus précise.
En créant Ah Q, héros à rebours, à la fois ridicule et pitoyable, Luxun entendait dénoncer le caractère chinois passé et présent et éclairer ses compatriotes sur les origines des défauts qui, jusque-là, avaient toujours fait d'eux des victimes.
Avant-dernier exécuté par la puissance publique, Claude Buffet présente un profil d'une rare densité dans l'ambiguïté. Tous les pièges et feux verts pour lui faire endosser la défroque du monstre ont fonctionné. Celui que les experts psychiatres ont décrit comme un être à l'orgueil monstrueux, paranoïaque, profond, narcissique à la personnalité rigide, intelligent, dangereux a été bafoué dès l'enfance par un cumul de manques et de défausses. Mais entendons-nous bien: mon propos n'est pas de défendre quelqu'un qui a fait si peu cas de la vie d'autrui [...]. Il y a trente ans, au moment des faits - la prise d'otages à la centrale de Clairvaux se terminant dans un bain de sang -, j'avais été impressionné par la noirceur qui brûlait le regard de ce prédateur, fou de solitude. Pendant plus d'un an, le terrible feuilleton d'un tandem pathétique faisait vibrer la France, rappelons-le, toujours balzacienne [...]. Ce drame sobre et obscur, pictogramme farouche de la féodalité la plus ténébreuse qui faisait retour dans un spasme, me captiva."
Résumé : Tony Palacio, forain, trompettiste de jazz, décide de tenter sa chance à Marseille. Entre survie et petits trafics, il y rencontre Max Opale, un ancien militaire devenu expert en balistique. Tour à tour ami, mentor et rival, Max initie Tony à la violence dans une enquête liée aux pirates de Somalie. Pirates dessine un portrait de Marseille, ville splendide et brisée, et des infortunés d'ici et d'ailleurs. C'est aussi le récit d'un mystère africain, et des conflits contemporains, aux guerres fragmentées qui prospèrent sur l'oubli et le mensonge.
Pendant des mois, chaque matin, cinq à six pages d'Ulysse de Joyce pour se mettre en train et, de retour de promenade ; correspondance et Spinoza. De ne pas avoir cédé à l'effroi de l'exclusion, de ne pas considérer l'abandon, de garder pour soi une force secrète telle une source chaude, et surtout de réfuter toute allégeance à des croyances superfétatoires, l'illusionnisme des idéologies de réconfort : un monde meilleur, une nature propre, des rapports altiers, etc. "
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.