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Scènes de viol dans les littératures européennes. (XVIe-XVIIIe siècles)
Lochert Véronique ; Schweitzer Zoé ; Zanin Enrica
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9791037045218
Rassemblant vingt-cinq contributions sur le théâtre, le roman et la poésie des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, ce livre montre la grande diversité des représentations auxquelles donnent lieu les violences sexuelles dans la littérature de cette période. Il invite à relire les oeuvres du passé à partir des débats de notre temps non seulement pour mesurer leur participation à l'élaboration d'une culture du viol, mais aussi pour mettre en évidence leur pouvoir de critique et de dénonciation face à des abus qui demeurent largement tabous dans la société. Lire les scènes de viol permet de déployer de nouvelles potentialités de sens et de découvrir de nouvelles dimensions dans des oeuvres qu'on croyait connaître. Il s'agit à la fois d'analyser comment et pourquoi les textes donnent à voir le viol, d'interroger les réactions du public qui regarde ces scènes et de souligner le rôle joué par les interprètes, qui les ont parfois rendues invisibles. De l'Italie de la Renaissance à la France révolutionnaire en passant par l'Espagne du Siècle d'or, se construit un héritage littéraire européen où les violences sexuelles sont omniprésentes, mais où la force des personnages féminins, qui prennent la parole, et l'invention de scénarios qui déjouent les scripts dominants ouvrent la voie à l'attention au consentement des femmes et à la prise en compte de la souffrance des victimes.
Lochert Véronique ; Bouhaïk-Gironès Marie ; Candia
Résumé : Les femmes occupent une place continue dans le public du spectacle vivant depuis ses origines. Partis en quête des traces de cette présence, les auteurs ici réunis ont repéré les lieux et genres de spectacles que les femmes ont privilégiés, leurs emplacements dans les gradins et les salles, et tenté de retrouver leurs émotions, décantées des commentaires masculins. Les spectatrices ont souvent été considérées comme soumises à leurs passions et dépourvues de toute distance critique. Elles ont été placées soit dans une position subalterne, reflétant leur place dans la société, soit aux premières loges, non pour leur offrir une qualité du regard mais pour permettre aux spectateurs de les voir et de scruter leurs robes et coiffes. Adversaires et défenseurs du théâtre ont débattu de la présence de ces femmes, les premiers la regrettant, tant cet art favoriserait des désirs illicites, les seconds la louant, les spectatrices devenant cette fois les garantes de la décence et de l'utilité du genre théâtral. Dans le même temps, la réception féminine a joué un rôle croissant dans les stratégies des auteurs et acteurs. En fonction de la période, du lieu, de leur appartenance sociale, les spectatrices ont pu jouir d'une plus ou moins grande liberté ; elles ont également usé de la scène comme d'un lieu d'émancipation, et ont parfois pris soin de laisser de leur expérience des témoignages directs. Cette étude de grande ampleur permet de redonner à ces femmes une parole et une voix, un corps et des gestes, mais aussi des affects contrastés, de l'exaspération au plaisir.
Aux images verbales et mentales produites par toute ?uvre littéraire, le théâtre ajoute des images matérielles, offertes au regard sur la scène. C'est l'association complexe de ces divers types d'image qui confère au théâtre son pouvoir de fascination. Exploitant la dimension allégorique, illusionniste ou fantasmatique de l'image, les dramaturges européens élaborent différentes stratégies visuelles, allant de l'art subtil de la frustration, qui dérobe au spectateur une image suggérée par les mots, à la débauche spectaculaire ou à l'effraction imaginaire, qui convoque l'invisible sur scène. Les dix-huit articles ici réunis étudient ainsi la nature et la transformation des images suscitées par le théâtre, de la Renaissance aux Lumières. Ils abordent l'image théâtrale à travers la théorie dramatique, les pratiques de la représentation et de la lecture, mais aussi dans son rapport à l'art de la mémoire et à la peinture.
Besoin de résoudre un problème de santé que la médecine ne semble pas pouvoir guérir? De remédier à des douleurs physiques chroniques? D'arrêter de fumer? De perdre du poids? De faire le deuil d'une perte ou d'un traumatisme? De guérir son enfant intérieu
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?