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Les droits de l'homme. 5e édition
Lochak Danièle
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348083952
Les droits de l'homme ne sont pas un corps de principes intemporels, gravés une fois pour toutes dans le marbre. Ils ont une histoire, qui continue à s'écrire en fonction des aspirations nouvelles qui s'expriment, des défis inédits auxquels l'humanité est confrontée : la mondialisation, les mutations technologiques ou encore le dérèglement climatique. Nés sur le terrain des idées, les droits de l'homme ont été consacrés par le droit positif, ils ont servi d'étendard à des combats politiques. C'est dans ces différentes dimensions - idéologique, juridique, politique - qu'il convient de les analyser, comme se propose de le faire cet ouvrage. A l'heure où s'affiche clairement, jusque dans les pays démocratiques, la volonté des gouvernants de s'affranchir du respect des droits humains fondamentaux, on ne peut pas adhérer à la vision idéalisée d'un progrès continu de ces droits, qui entraînerait l'humanité vers toujours plus de justice. Mais, plutôt que d'en tirer la conclusion que la cause des droits de l'homme serait perdue d'avance, ce constat doit inciter à poursuivre les combats qui ont été l'essence même de leur histoire.
La conjonction des deux termes : "le droit" et "les Juifs" peut de prime abord surprendre, voire choquer. Si l'on s'en tient à l'idéal universaliste, au nom duquel la Révolution française a émancipé les Juifs, le droit n'a que faire de la qualité de Juif, il doit rester "aveugle" aux différences : d'origine, de religion, de "race"... La réalité est moins simple. Il y a eu Vichy, bien sûr, cette "sombre parenthèse" dans l'histoire de la République. Mais aujourd'hui encore, dans un contexte qui n'est plus marqué par l'oppression et la persécution, il arrive, pour différentes raisons, que les Juifs soient appréhendés en tant que tels parle droit. Ils le sont d'abord comme cibles potentielles de l'antisémitisme. Ils le sont également en tant que victimes des crimes de Vichy, habilitées à obtenir réparation, tant sur le plan symbolique que matériel. Ils le sont enfin dès lors qu'ils revendiquent, au nom de la liberté de conscience, des exceptions à la loi commune lorsqu'elle est incompatible avec les contraintes de la religion juive. Cet ouvrage fait l'inventaire des textes de nature juridique concernant les Juifs depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui en les resituant dans leur contexte historique, politique et sociologique.
Résumé : À mesure que s'est affaibli le poids de la morale traditionnelle, à forte connotation religieuse, la liberté sexuelle s'est progressivement affirmée comme une dimension fondamentale de (autonomie individuelle et un élément de la vie privée qui doit rester à l'abri de toute ingérence étatique. Toutefois, les débats actuels autour de la prostitution, du harcèlement ou de la pornographie et la sévérité croissante de la répression des infractions sexuelles montrent les limites de cette évolution. Quelle doit être la marge d'intervention de l'État en matière sexuelle ? Jusqu'où le droit peut-il intervenir pour limiter la libre volonté des individus ? Comment concilier des valeurs telles que la liberté, Légalité et la dignité ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en abordant les principales implications juridiques de l'exercice de la liberté sexuelle. Il s'efforce d'éclairer l'analyse du droit positif par un regard historique, sociologique et philosophique, et de confronter la réalité française aux évolutions constatées dans d'autres pays.
Dans un contexte de criminalisation des migrants, cet ouvrage propose une analyse critique de la politique migratoire mise en oeuvre aux frontières de l'Union européenne depuis 2015 jusqu'à nos jours. Ancré dans l'actualité, il permet de comprendre les soubassements juridique, politique et anthropologique d'évènements contemporains tels que la " crise migratoire ", la mise en place de " hotspotsA ", ou encore la tragédie des " boat people ". Ainsi, très récemment, en juin 2023, un navire transportant près de 750 migrants a coulé au large du Péloponnèse faisant plusieurs centaines de morts, alors même que quelques jours plus tôt, le Conseil des ministres de l'Union européenne s'accordait sur les principaux volets du nouveau Pacte sur la migration et l'asile, s'inspirant des dispositifs testés dans les îles de la mer Egée, considérées ici comme de véritables laboratoires. Par son approche critique, l'ouvrage vise à dépasser la rhétorique officielle des autorités européennes qui masque la vocation réelle d'une politique sécuritaire de contrôle et d'exclusion des étrangers. Il met en lumière le changement de paradigme qui a conduit à une institutionnalisation de l'enfermement des migrants aux frontières de l'Union. A partir d'exemples tirés de l'actualité juridique, une série d'encadrés pointent également les convergences entre les politiques européenne et française. Par son analyse juridique rigoureuse et son éclairage militant, il s'adresse à la fois aux experts, désireux d'approfondir la thématique de l'enfermement des migrants, mais aussi aux non-spécialistes intéressés par les enjeux actuels des politiques migratoires. Le glossaire en fin d'ouvrage leur permettra d'avoir accès à des définitions claires et concises de concepts et D'acteurs essentiels dans ce domaine. Giulia Gelot : Juriste et militante engagée pour la défense des droits humains.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.