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Immigrés sous contrôle. Les droits des étrangers : un état des lieux
Lochak Danièle ; Fouteau Carine
CAVALIER BLEU
21,00 €
Épuisé
EAN :9782846702119
La liberté de circulation, le droit de vivre auprès de ceux que l'on aime ou de gagner sa vie sont-ils réservés aux habitants des pays riches? La question peut paraître incongrue en 2008, tant l'idée de l'universalité des droits de l'Homme a fait son chemin. Pourtant, force est de constater que la politique d'immigration française - et désormais européenne - conduite depuis trente ans a fait régresser à bien des égards la condition des migrants. Combien de familles empêchées de rejoindre leurs proches? Combien de demandeurs d'asile refoulés? Combien de personnes vivant et travaillant en France depuis des années reconduites à la frontière? Les "sans-papiers", les "clandestins", les "immigrés", sont d'abord des hommes et des femmes qui ont droit au respect de leurs droits fondamentaux. Mêlant mise en perspective historique, analyse des faits et interviews, les auteures dressent ici un état des lieux complet des droits des étrangers en France. Au-delà, elles soulignent les impasses d'une politique qui, érigeant barrage après barrage, ne parvient pas à atteindre son objectif de "maîtrise" des flux migratoires. Le réalisme n'imposerait-il pas de chercher des solutions pour accueillir les migrants plutôt que d'imaginer sans cesse de nouveaux dispositifs pour les refouler?
Résumé : À mesure que s'est affaibli le poids de la morale traditionnelle, à forte connotation religieuse, la liberté sexuelle s'est progressivement affirmée comme une dimension fondamentale de (autonomie individuelle et un élément de la vie privée qui doit rester à l'abri de toute ingérence étatique. Toutefois, les débats actuels autour de la prostitution, du harcèlement ou de la pornographie et la sévérité croissante de la répression des infractions sexuelles montrent les limites de cette évolution. Quelle doit être la marge d'intervention de l'État en matière sexuelle ? Jusqu'où le droit peut-il intervenir pour limiter la libre volonté des individus ? Comment concilier des valeurs telles que la liberté, Légalité et la dignité ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en abordant les principales implications juridiques de l'exercice de la liberté sexuelle. Il s'efforce d'éclairer l'analyse du droit positif par un regard historique, sociologique et philosophique, et de confronter la réalité française aux évolutions constatées dans d'autres pays.
Les droits de l'homme ne sont pas une catégorie intemporelle, un corps de principes qui seraient gravés une fois pour toutes dans le marbre : ils ont une histoire, qui continue à s'écrire en fonction des aspirations nouvelles qui s'expriment, des défis nouveaux auxquels ils sont confrontés, comme le développement des technologies ou la mondialisation. Nés sur le terrain des idées, les droits de l'homme ont été consacrés par le droit positif. Ils ont servi et servent encore d'étendard à des combats politiques. Ce livre accessible et rigoureux, écrit par une spécialiste reconnue de la matière, s'attache à analyser les droits de l'homme dans toutes ces dimensions - idéologique, juridique, politique - en se tenant à distance de deux conceptions antithétiques et également simplistes : celle qui appréhende l'évolution des droits de l'homme comme un processus linéaire et cumulatif entraînant l'humanité vers toujours plus de justice, et celle qui, à l'inverse, ne voit dans les droits de l'homme, si inégalement garantis, si souvent violés, qu'un slogan trompeur.
La conjonction des deux termes: "le droit et les Juifs" peut de prime abord surprendre, voire choquer. Si l'on s'en tient à l'idéal universaliste, au nom duquel la Révolution française a émancipé les Juifs, le droit n'a que faire de la qualité de Juif, il doit rester "aveugle aux différences: d'origine, de religion, de"race'...la réalité est moins simple. Il y a eu Vichy, bien sûr, cette sombre parenthèse dans l'histoire de la République. Mais aujourd'hui encore, dans un contexte qui n'est plus marqué par l'oppression et la persécution, il arrive, pour différentes raisons, que les Juifs soient appréhendés en tant que tels par le droit. Ils le sont d'abord comme cibles potentielles de l'antisémitisme. Ils le sont également en tant que victimes des crimes de Vichy, habilitées à en obtenir réparation, tant sur le plan symbolique que matériel. Ils le sont enfin dès lors qu'ils revendiquent, au nom de la liberté de conscience, des exceptions à la loi commune lorsqu'elle est incompatible avec les contraintes de la religion juive. Cet ouvrage fait l'inventaire des textes de nature juridique concernant les Juifs depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui en les resituant dans leur contexte historique, politique et sociologique.
L'Empire romain était trop vaste à gouverner"; "L'Empire, c'est la paix romaine"; "Les romains avaient la passion des jeux sanglants"; "L'Empire romain a persécuté les chrétiens"; "Constantin est le créateur de l'Empire chrétien"; "L'Empire tardif, c'est la décadence"; "Tous les chemins mènent à Rome"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Allez donc vivre en Corée du Nord si vous trouvez la France si liberticide ! " Si la démocratie est "le pire des systèmes à l'exception de tous les autres" , c'est que cet "Autre" doit être un véritable enfer. Or, qu'en est-il vraiment ? La démocratie serait-elle l'exact opposé de la dictature ? La réalité n'est pas aussi simple. Entre dictature, démocratie illibérale et légalité d'exception, les frontières se brouillent. Aussi rassurante que puisse être la distinction entre un "nous" démocratique et un "Autre" dictatorial, les fondements d'un tel discours résistent mal à l'épreuve des faits. C'est la démonstration offerte par ce livre au travers de la réfutation de vingt idées reçues sur la dictature ayant cours dans les domaines de l'économie, du droit, des relations internationales ou encore de la psychologie. Dévoilant biais et préjugés, l'auteure nous invite ainsi, en miroir, à réfléchir sur "nos" sociétés démocratiques.
De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d'articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d' "idée la plus dangereuse du monde" à ceux qui décrivent ses opposants en "chimpanzés du futur" . Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n'est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine. Etant donnée la place croissante qu'il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s'impose. De l'apparition de l'idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d'aujourd'hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.
Principale partenaire de la France, avec qui elle a impulsé le projet européen, l'Allemagne ne cesse de nous dérouter. Entre des milieux économiques en admiration devant le modèle allemand et de vieux démons toujours prêts à ressurgir, les clichés ne manquent pas : "Les Allemands sont trop disciplinés pour descendre dans la rue", "Les réformes du marché du travail ont accru la précarité", "L'armée allemande est en retrait", Berlin a ouvert ses frontières aux migrants", "L'Allemagne impose sa volonté au reste de l'Europe", "L'extrême-droite est de retour en Allemagne"... A l'heure où la France et l'Allemagne tentent, ensemble et à tous les niveaux (politique, économique, sociétal), de formuler des propositions pour renforcer une Europe fragilisée, une connaissance approfondie et sans préjugés de notre voisin s'impose.