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PRISONNIER DE L'ANGKAR
LOCARD/SONN
JUBILE
23,90 €
Épuisé
EAN :9782213030593
Voici une contribution particulièrement essentielle sur le régime des Khmers rouges. Essentielle par sa dimension tragique puisque les six enfants de l'auteur y ont laissé leur vie. Essentielle par l'exceptionnelle personnalité de l'auteur qui ne survivra qu'à force de volonté et d'intelligence. Essentielle par les conditions de sa réalisation puisque l'ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite avec un universitaire qui a voulu passer au crible de la rigueur scientifique la plus exigeante un témoignage a priori incroyable. Par-delà le cri des suppliciés, apparaît pour la première fois en plein jour le caractère planifié, décentralisé, ramifié jusque dans les plus petites agglomérations d'une organisation carcérale parmi les plus terrifiantes de l'histoire. Enfin ce livre projette sur la période actuelle une étonnante lumière qui explique les difficultés que rencontrent ceux qui voudraient aider ce malheureux pays à renaître. Il met en évidence les soutiens dont les Khmers rouges disposent jusque chez les Thaïs qui les utilisent dans leur recherche d'un équilibre face au Viêt-nam. Tout cela serait insoutenable si le ton n'était empreint d'une remarquable sérénité qui transforme l'horreur en leçon d'humanité et d'espérance. Moeung Sonn est arrivé en France en 1979. Il habite aujourd'hui la région lyonnaise avec sa famille. Henri Locard, universitaire, a recueilli son témoignage et habite également Lyon. Il est professeur d'anglais à l'université Lumière-Lyon 2.
Résumé : Sept Français sur dix utilisent leur voiture pour se rendre à leur travail, y compris pour un trajet de moins de 1 kilomètre (six sur dix). Fortement ancrée dans nos mentalités, cette habitude n'est pourtant pas si difficile à repenser. Fort de son expérience personnelle, d'études scientifiques et de projets qu'il a menés sur le terrain, au sein du bureau d'études de Pocheco, Corentin Le Martelot nous offre dans cet ouvrage un outil surpuissant pour passer à l'action : des informations incisives pour une prise de conscience de nos paradoxes, une méthode éprouvée pour un état des lieux adaptable à tous les environnements de travail et la découverte de tant de voies possibles, autrement plus enchanteresses, pour soi-même et pour tous, que les bouchons et pics de pollution.
Chercheur spécialiste du Cambodge contemporain. Anciennement maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2. Il vit depuis plusieurs années à Phnom Penh d'où il coordonne un programme de recherches sur les centres d'internement das Khmers rouges; il est le correspondant de plusieurs médias occidentaux aux procès des anciens dirigeants khmers rouges.
Le 17 avril 1975, les Khmers Rouges s'emparèrent du pouvoir à Phnom Penh. Au cours des trois années, huit mois et vingt jours de leur gouvernement, ils firent table rase de la société cambodgienne, l'évacuation de foutes les villes étant leur action la plus mémorable. Ils créèrent un collectivisme absolu fondé sur une doctrine quia pour nom "polpotisme", version cambodgienne d'un maoïsme fondamentaliste. Ont été rassemblés dans ce recueil les phrases toutes faites et les clichés qui sont l'émanation de cette doctrine - slogans, maximes, sentences, préceptes, recommandations, conseils, instructions, mots d'ordre, injonctions, sommations, mises en demeure, menaces - bref, les diverses paroles stéréotypées qui sortaient de la bouche des leaders locaux khmers rouges. Ces derniers n'étaient jamais censés s'exprimer en leur nom propre, mais au nom de l'énigmatique Angkar, la mystérieuse "Organisation", sans visage et sans loi, qui conduisit le pays jusque dans l'enfer de "l'utopie meurtrière" de Pin Yatay. L'ensemble de ces paroles, collectées de 1991 à 1995 dans tout le Cambodge, sont le fruit de la mémoire de ceux qui se virent assener une propagande réduite au squelette macabre d'une idéologie "chimiquement pure", comme l'a appelée Bernard-Henri Levy. Cette vulgate est étrangère au fond culturel khmer, et n'est que la dernière Fleur d'une doctrine totalitaire - le marxisme et ses avatars - née au XIXe siècle, dont les effluves mortifères ont empoisonné tout notre XXe siècle.
Diptyque : Premier volet. Enracinement. Jésus reconnu comme ami en son Eucharistie. Enfance préservée dans la proximité des grands témoins : Maritain, Foucauld, Journet, Ghikha... tant d'autres ! Jeunesse fécondée à la lumière des pères de l'Eglise dans la grande tradition monacale puis érémitique (sur une île au Rwanda ! ). Deuxième volet. Partage. Jésus reconnu comme pauvre en ces jeunes assoiffés de sens. Maintenant, le témoin c'est lui. La lumière il la porte. Pour eux, ordination sacerdotale, fondation de l'école catholique de prière et d'évangélisation "Jeunesse lumière". 44 tournées missionnaires en 50 pays, près d'une centaine de livres, des milliers d'enseignements, d'articles.... Un diptyque ouvert pour nous sur deux icônes de transcendance, de beauté, de fécondité. Dès lors, suspendons notre marche, oublions réseaux sociaux, déceptions, blessures et partageons cette contemplation, retrouvons la transcendance, osons, à notre tour, ouvrir notre intelligence et notre coeur à la beauté, laissons-nous emporter par le courant tantôt paisible, tantôt jaillissant, d'une vie de prêtre d'autant plus heureuse que donnée. Il nous en dévoile la source. Déjà le vent du large. Enfin l'océan... mais c'est l'Amour... la Vie Eternelle !
L'auteur, journaliste brésilien, conduit le lecteur à travers le Brésil sur les traces des petites filles esclaves de la prostitution. Avec lui, c'est la descente dans l'enfer où se débattent des enfants innocents livrés à des adultes sans scrupules. Misère, mais aussi drogue et corruption politique, forment l'arrière-plan du pays désolé où il nous entraîne. Ce temps est le nôtre. Ce pays pourrait être le nôtre demain et ces victimes seront nos propres enfants si nous n'y prenons garde. Gilberto Dimenstein nous avait déjà ouvert les yeux, avec un rare courage, sur ces garçons des rues que des tueurs tirent comme des animaux malfaisants. A nouveau, il ouvre le premier un dossier qui sera médiatisé lorsqu'il sera bien tard pour agir. Pourtant, l'opinion publique seule peut provoquer le nécessaire sursaut. C'est tout l'objectif de ce livre. On se souviendra, devant l'abjection de certaines situations, que le combat passe par la lucidité. Les petites filles de la nuit sont victimes de leurs bourreaux et de notre indifférence. Reporter brésilien connu internationalement, Gilberto Dimenstein, 36 ans, est aujourd'hui directeur de l'agence de Brasilia de la Folha de São Paulo. Son précédent livre, Brésil, la guerre des enfants, a été salué dans le monde comme un exemple d'enquête de journalisme d'investigation. Gilberto Dimenstein a obtenu plusieurs prix de journalisme au Brésil, dont le Prix Maria Moors Cabot.
Résumé : Le meurtre de Céline Jourdan en 1988 cristallise chez Jean-Maxime Baye la douleur d'une profonde révolte, à l'origine d'un combat, individuel puis associatif. Un combat autour d'une conviction : une société se meurt lorsqu'elle tolère l'anéantissement de l'esprit même de la vie : l'enfance. Lutter contre l'oubli, tel est l'un des messages forts des témoignages recueillis par l'auteur auprès des familles d'enfants victimes, car l'oubli est une deuxième mort. Le devoir de mémoire appelle aussi un devoir de réflexion et d'action pour que, d'une vie perdue, puissent peut-être germer des vies préservées. L'auteur développe longuement les facteurs individuels et sociaux, qui sont souvent à la base de tels actes, au prix d'une plongée dans l'univers des criminels mais également dans des réalités socialement destructrices : pornographie, culture de la violence, inversion des valeurs... Le fonctionnement du système judiciaire est également abordé au terme d'une analyse n'éludant ni le dilemme de la peine perpétuelle ni le débat autour de la médicalisation de la lutte contre les infractions sexuelles. L'analyse débouche sur des propositions concrètes. Ce livre, par l'étendue des thèmes abordés, s'adresse à un très large public heurté par les violences criminelles contre les enfants.
Sor Sisavang est un enfant heureux au sein d'une famille nombreuse lorsque les Khmers rouges envahissent son pays. Quatre ans plus tard, il n'est plus qu'un orphelin affamé, traqué, rescapé de l'un des plus grands drames de notre siècle. Il nous raconte son histoire : la faim qui tenaille en permanence, la torture infligée par des enfants fanatisés à d'autres enfants de leur âge et de leur race, les disparitions de nuit. Au fil des mois, les siens sont décimés _ il devra enterrer lui-même son père et sa mère _ et c'est en tenant par la main son petit frère qu'il parviendra, exténué mais vivant, sur la frontière thaïlandaise. A nouveau jeté sur les champs de mines au Cambodge, errant à travers son pays occupé, il finira par atteindre la liberté. Document d'une force exceptionnelle, récit haletant, ce livre est aussi un étonnant témoignage sur l'adolescence confrontée à des conditions limites de survie. Poussé par les circonstances à prendre des responsabilités que peu d'adultes assumeraient, l'enfant Sisavang s'ingénie à voler à l'horreur des instants de tendresse. L'Enfant de la rizière rouge va bien au-delà du témoignage... C'est, sans nul doute, un chef-d'oeuvre.