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Puzzle de sorties de violence urbaine à Kinshasa (RD Congo)
Liwerant Sara ; Kienge-Kienge Intudi Raoul
ACADEMIA
27,00 €
Épuisé
EAN :9782806104755
En République Démocratique du Congo, le mot kuluna, désignant le phénomène de violence urbaine et par extension les jeunes impliqués dans ces actes violents, est sur toutes les lèvres. Cependant, la construction progressive de la figure du kuluna devient aussi une autre voie pour dénoncer les difficultés économiques quotidiennes et plus encore, les obstacles au développement du pays. Pour les jeunes, c'est une profession : celle des kulunaires qui créent et développent leurs propres opportunités économiques. L'exercice de ce "boulot" fait apparaître la construction d'un réseau professionnel établi à partir de la multiplicité de leurs liens sociaux, y compris avec les partis politiques. L'ouvrage analyse ainsi les sociabilités des jeunes, tel un puzzle dont les acteurs visibles et invisibles peuvent constituer de véritables leviers pour une sortie de violence.
Jobin Paul ; Liwerant Sara ; Brunet Tristan ; Cond
A la faveur de la démocratisation intervenue en Corée du Sud à la fin des années 1980, des victimes de guerre de l'armée impériale japonaise se rendirent au Japon pour y demander réparation. Ces interférences entre Histoire et mise en place de nouveaux instruments juridiques ont une incidence sur l'appropriation des responsabilités de guerre. L'analyse de cette problématique inclut d'autres procès internationaux afin de nourrir une réflexion sur la question de l'établissement des responsabilités mais aussi sur la production d'une "vérité".
Liwerant Sara ; Baruch Marc-Olivier ; Borrillo Dan
Le recours au droit est aujourd'hui associé à l'idée d'une " reconnaissance " d'une violation, d'un droit, d'une existence, d'une différence, d'une souffrance. Le droit est mis au défi de concilier, réconcilier, par une négociation que l'on dissimule au profit d'un résultat qui doit seul apparaître dans des formes homologuées. Cependant, la négociation est le langage des acteurs sociaux et elle est la voie empruntée par les institutions , dans le visible ou l'invisible, le dit ou le non-dit, la négociation est intrinsèque à la vie sociale (dès lors que les institutions répartissent armes et pouvoirs entre les acteurs). La négociation du droit de l'Etat est multiple et s'observe à divers niveaux : qu'il s'agisse de la pluralité des acteurs à la négociation, des formes possibles de mise en négociation d'un conflit ou encore de l'existence d'un droit négocié. Ce dossier a pour objectif de mettre en lumière, à partir des usages des acteurs, les logiques qui président à l'utilisation du droit étatique et d'analyser les spécificités (si spécificités il y a) de son usage parmi l'ensemble des formes normatives à la disposition des acteurs. A partir des pratiques de négociation des acteurs, les travaux présentés proposent d'analyser les déclinaisons des fonctions du droit de l'Etat : fonction de reconnaissance, mode pour une réconciliation, moyen de contestation, instrument de négociation, forum de controverses, lieu de règlement des conflits ou de détermination des responsabilités, espace de pris en charge collective des déviances.
Nouvelle "forme de criminalité" à Kinshasa, le phénomène "kuluna" est au coeur des problèmes sociaux, politiques et économiques ainsi que des pratiques de leur gestion en République Démocratique du Congo. Face aux actes violents des jeunes regroupés en bandes, et à la forte expression populaire d'un sentiment d'insécurité, une opération policière "spéciale" d'envergure a été menée en 2013 : l'opération "Likofi" (Coup de poing, en français). Cet ouvrage présente les résultats d'une recherche de terrain sur les significations de cette violence, pour ces jeunes, et de la réaction policière. Fondées sur les points de vue des jeunes "Kuluna" et des officiers de police, les données révèlent que les actes cruels de ces bandes de jeunes répondent à une violence sociale et/ou institutionnelle, résultant de l'accroissement de l'insécurité de vie dans les quartiers populaires de Kinshasa. A cet inconfort social se sont ajoutés la brutalité de cette opération, décriée par les défenseurs des Droits de l'Homme, et ses résultats mitigés, entamant lourdement le "vivre ensemble" dans la ville de Kinshasa. Les pistes du sens et du non-sens des actes violents et de la réaction policière sont ainsi brouillées.
La réalité politique a changé. En Europe, le politique, c'était la révolution et les drames historiques ; aujourd'hui, c'est la gestion banale du quotidien. Le politique, ébranlé, est sommé de se transformer. Il doit être au plus proche des citoyens et s'adapter aux nouveaux enjeux de la mondialisation. L'Europe est le lieu idéal pour faire se réconcilier les citoyens et le politique. Une palette d'auteurs prestigieux pour inaugurer la collection de sociologie de Michel Wieviorka : "Le monde comme il va". C'est en circulant constamment du plus général, le "global", au plus précis, le "local", que des sociologues, historiens, intellectuels prestigieux venus de huit pays confrontent ici leurs points de vue sur la crise et la renaissance du politique.
Adam et Clara vivent avec leur tante. De leurs parents morts il y a dix ans, ils n'ont qu'un souvenir vague, douloureux comme une pincette au creux du poignet. Un jour, des lettres jaillissent du passé. Elles relatent la vie d'un cirque étrange, l'oeil des Capana. Cet endroit mystérieux est le refuge d'une femme à barbe, d'un nain aux dents pointues, d'un homme élastique et de montagnes italiennes à traverser à dos d'éléphant. Tandis que la bruyante Clara tombe amoureuse d'un garçon muet, Adam se plonge dans ces intrigantes lettres qui le rattachent à son passé...
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.
Résumé : Sur un apparent coup de tête, une femme quitte sa famille. Clara, sa fille de seize ans, ne l'accepte pas et la renie : quand on aime, on ne quitte pas ! Huit ans plus tard, un inconnu lui envoie un carnet portant le nom de sa mère et l'exhorte à le lire. Le passé peut-il tout justifier ? Les incendies des âmes s'éteignent-ils toujours, à l'image de ceux des forêts ? Roman de fureurs et de douleurs, de passions et d'abnégations, Soie et Métal est avant tout un roman d'amour. Sur fond de guerre du Vietnam, l'auteure nous plonge dans un récit captivant. Sa plume nous invite à un voyage au coeur des émotions.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.