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Nouvelles
Lispector Clarice ; Moser Benjamin ; Thiériot Jacq
DES FEMMES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782721006769
Dans ces quatre-vingt-cinq nouvelles, Clarice Lispector révèle, avant tout, l'écrivain qu'elle est. Des promesses de l'adolescence, en passant par l'assurance de la maturité, à la désagrégation d'une artiste tandis qu'elle approche de la mort - et qu'elle la convoque - , nous découvrons la figure, plus grande que la somme de chacune ses oeuvres, qui est objet d'adoration au Brésil. [...] De la première histoire, publiée alors qu'elle avait dix-neuf ans, à la dernière, découverte sous forme de fragments disparates après sa mort, nous suivons une vie entière d'expérimentation artistique au travers d'un large éventail de styles et d'expériences. [...] Sa littérature est un art qui nous fait désirer connaître la femme ; elle est une femme qui nous fait désirer connaître son art. Le présent ouvrage offre une vision des deux à la fois : un portrait inoubliable, dans et par son art, de cette grande figure, dans toute sa tragique majesté." B.M. La présente édition rassemble pour la première fois en un seul livre l'ensemble des nouvelles écrites par Clarice Lispector au cours de sa vie, grâce au travail de son biographe Benjamin Moser qui a effectué de longues recherches au Brésil pour restituer leur chronologie et retrouver des textes demeurés jusque-là inédits. Sont rassemblées, dans ce livre, les nouvelles des recueils suivants publiés par les éditions des femmes-Antoinette Fougue : La Belle et la Bête suivi de Passion des corps, traduit par Claude Farny et Sylvie Durastanti (1984) ; Liens de famille (1989) et Corps séparés (1993), traduits par Jacques et Teresa Thiériot (1989) ; des nouvelles figurant dans La Découverte du monde, recueil de chroniques traduites par Jacques et Teresa Thiériot (1995) ; Où étais-tu pendant la nuit, traduit par Geneviève Leibrich et Nicole Biros (1985). S'y ajoutent dix nouvelles inédites traduites par Claudia Poncioni et Didier Lamaison.
Dix-sept textes - où l'auteure joue avec les saisissants contrastes de l'ombre et de la lumière, du capté et de l'insaisissable, tour à tour visionnaire du chaos ou humble narratrice du "compte rendu de la chose" - mettent ici en scène les grands orchestrateurs de nos "chétifs destins" : le temps, le vieillissement, la mort. Comment apprivoiser le temps, s'ajuster au vieillissement, concevoir la mort ? Qu'opposer à ces incontournables abstractions, sinon nos indigentes vies ? Et l'écriture n'en finit pas de hasarder une réponse : à cette angoisse de l'inconcevable, opposer la dérisoire mais salvatrice réalité quotidienne, et contre la pâle lueur du jour, laisser aussi se déchaîner les forces obscures de la nuit. Où étais-tu pendant la nuit questionne, interpelle, ordonne : "Qui es-tu vraiment ? " Ose aller au bout de toi-même, car "Celle qui ne répond pas à l'appel de la nuit... vivra sans anesthésie la terreur d'être vivante" .
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
- La Chrysalide constitue une remise en question du système féodal régissant la destinée de la femme algérienne. - ELLE- La Chrysalide saisit et fixe; à travers l'histoire d'une famille comme mille autres, l'injustice et la douleur qui sont le lot quotidien de la femme. (...) Les droits du père, du mari, en terre arabe; sont sans limites. Aïcha Lemsine donne à voir et s'élève contre le mariage forcé, la répudiation, la polygamie. - LE MONDE- La Chrysalide est un livre qui, de page en page, vous fera rire et vous fera pleurer. - LE NOUVEL OBSERVATEUR- C'est la première saga maghrébine, un de ces romans populistes qui, à travers l'histoire d'une famille, révèle la condition féminine algérienne. De cette femme que l'on marie, que l'on répudie, que l'on bat ou que l'on méprise. Car l'islam a engendré l'une des civilisations les plus misogynes du globe. - L'EST RÉPUBLICAIN
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
Résumé : L'Art de porter l'imperméable, ce sont treize variations tragicomiques autour de la relation amoureuse et de la filiation pour tenter de répondre à cette question : "Ai-je pu rendre quelqu'un heureux ? " De la naissance du sentiment amoureux à la décrépitude du couple et à sa fin annoncée, en passant par l'amour filial et le désamour de soi au travers de la recherche de sa propre (f)utilité, Sergi Pamies s'empare de cette thématique du désespoir avec douceur, drôlerie et finesse. L'Art de porter l'imperméable, c'est aussi un retour dur l'enfance et l'adolescence de l'auteur au coeur d'une famille dédiée au militantisme politique, entre la Catalogne et la France, avec Jorge Semprun en figure de proue de ses célèbres parents. Sous la plume de Seri Pamies, l'impérméable devient la panoplie de la révolte, "l'uniforme informel de la dissidence chic".
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.