
La culture-monde. Réponse à une société désorientée
Le sens même de la culture s'est transformé en profondeur. Mode, publicité, tourisme, art-business, star-system, urbanisme: plus rien aujourd'hui n'échappe à l'ordre de la culture. Celle-ci est devenue une culture-monde, celle du technocapitalisme généralisé, des industries culturelles, du consumérisme global, des médias et des réseaux numériques. Transcendant les frontières et brouillant les anciennes dichotomies entre "civilisation" des élites et "barbarie" de la populace, elle affiche une vocation planétaire et s'infiltre dans tous les secteurs d'activité. Comment la penser à l'heure de l'hypercapitalisme culturel? Quel monde dessine la culture-monde des marques internationales, du divertissement médiatique, des réseaux et des écrans? Gilles Lipovetsky et Jean Serroy, tout en analysant ce bouleversement, avancent des pistes d'action possibles visant à faire reculer l'empire croissant du consumérisme et la désorientation généralisée de l'époque. Et si les années qui viennent étaient, paradoxalement, celles d'une "revanche de la culture"? Biographie de l'auteur Gilles Lipovetsky, philosophe-sociologue, a publié de nombreux essais sur les transformations de la société contemporaine. Jean Serroy, professeur d'université, est l'auteur de divers ouvrages sur la littérature du XVIIe siècle ainsi que sur le cinéma. La Culture-monde est leur second livre en collaboration, après L'Écran global.
| Nombre de pages | 222 |
|---|---|
| Date de parution | 02/10/2008 |
| Poids | 307g |
| Largeur | 145mm |
| SKU: | 9782738121622 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782738121622 |
|---|---|
| Titre | La culture-monde. Réponse à une société désorientée |
| Auteur | Lipovetsky Gilles ; Serroy Jean |
| Editeur | JACOB |
| Largeur | 145 |
| Poids | 307 |
| Date de parution | 20081002 |
| Nombre de pages | 222,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LE CREPUSCULE DU DEVOIR. L'éthique indolore des nouveaux temps démocratiques
Lipovetsky GillesBioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, sauvegarde de l'environnement, moralisation des affaires, de la politique et des media, débats autour de l'avortement et du harcèlement sexuel, croisades contre la drogue et le tabac : partout la revitalisation des "valeurs" et l'esprit de responsabilité sont brandis comme l'impératif premier de l'époque. Il y a peu, nos sociétés s'électrisaient à l'idée de libération individuelle et collective, aujourd'hui elles vont proclamant qu'il n'est plus d'utopie possible que morale. Pour autant, il n'y a aucun "retour de la morale". L'âge du devoir rigoriste et catégorique s'est éclipsé au bénéfice d'une culture inédite qui diffuse davantage les normes du bien-être que les obligations suprêmes de l'idéal, qui métamorphose l'action morale en show récréatif et en communication d'entreprise, qui promeut les droits subjectifs mais fait tomber en déshérence le devoir déchirant. Désormais, le label éthique est partout, l'exigence de se dévouer nulle part. Nous voici engagés dans le cycle postmoderniste des démocraties répudiant la rhétorique du devoir austère et intégral, couronnant les droits individuels à l'autonomie, au désir, au bonheur. Nouvelle phase de la culture individualiste qui n'exclut pas les revendications intransigeantes et leur aveuglement. Face aux menaces du néomoralisme comme du cynisme à courte vue, il convient de réhabiliter l'intelligence en éthique qui se montre moins soucieuse d'intentions pures que de résultats bénéfiques pour l'homme, qui n'exige pas l'héroïsme du désintéressement mais l'esprit de responsabilité et la recherche de compromis raisonnables. Libéralisme pragmatique et dialogué ou nouveau dogmatisme éthique ? Le visage de demain sera à l'image de cette lutte que se livrent ces deux logiques antagonistes de l'après-devoir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

L'Empire de l'éphémère. La mode et son destin dans les sociétés modernes
Lipovetsky GillesComment comprendre l'apparition (le la mode en Occident à la fin du Moyen Age?, Comment expliquer la versatilité des élégances qui ne se trouve dans aucune autre civilisation? Quels sont les grands moments historiques, les structures qui ont déterminé l'organisation sociale des apparences? C'est à ces questions que s'efforce de répondre ce livre, la logique de la distinction sociale paraissant loin d'être la clef passe-partout de l'inconstance frivole. Mais la mode, aujourd'hui, n'est plus un luxe esthétique et périphérique de la vie collective, elle est un procès général à l'oeuvre dans le tout social qui commande la production et la consommation des objets, la publicité, la culture, les media, les changements idéologiques et sociaux. nous sommes entrés dans une seconde phase du la vie séculaire des démocraties organisées de plus en plus par la séduction, l'éphémère, la différenciation marginale. Par-delà les inquiètudes que fait naître une société vouée à l'obsolescence des choses et du sens,la "mode achevée" apparait, paradoxalement et non sans ambiguïté, comme un instrument inédit des lumières et de la dynamique modernisatrice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,35 € -

L'ERE DU VIDE. Essais sur l'individualisme contemporain
Lipovetsky GillesLes démocraties contemporaines, marquées par le dépérissement des grands projets collectifs, seraient entrées dans l'ère du vide. Cependant, ce vide idéologique n'est pas nécessairement un mal mais constitue aussi une chance. Chacun peut désormais se consacrer tout entier à lui-même et mener une vie "à la carte". Gilles Lipovetsky, évitant l'écueil de la déploration, analyse sans les juger les formes actuelles de l'individualisme. Sans ignorer les effets pervers de la désacralisation des valeurs traditionnelles de la politique et de la morale, le sociologue décrit l'avènement d'une nouvelle forme d'hédonisme désenchanté. Le culte de la légèreté et de l'indifférence se traduit ainsi par la vogue des sports de glisse (surf ou roller), par la pratique de l'autodérision (figure de style obligée de la mode ou de la publicité) ou encore par le goût du light (des yaourts aux savoirs, qu'il convient d'alléger pour mieux les faire aimer). Avec L'Ère du vide, Lipovetsky offre au lecteur une réflexion stimulante sur les sociétés postmodernes, le plaisir de la lecture en plus. --Paul KleinÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

La troisième femme. Permanence et révolution du féminin
Lipovetsky GillesRésumé : Ce demi-siècle a plus changé la condition féminine que les millénaires antérieurs : affranchies de la servitude immémoriale de la procréation, exerçant une activité professionnelle, vivant leur liberté sexuelle, les femmes battent désormais en brèche les citadelles masculines. Dans cette émancipation, on pourrait voir à l'?uvre la logique des sociétés postmodernes définie par Gilles Lipovetsky dans ses précédents ouvrages : le procès de personnalisation, cette nouvelle façon pour la société de s'organiser et de gérer les comportements selon les valeurs du libre déploiement de la personnalité humaine, de la légitimité de la jouissance et des demandes singulières, de la nécessité de moduler les institutions sur les aspirations des individus. Déjà, l'analyse de la mode avait révélé la déréliction de l'individu à l'ère démocratique, rendu plus problématique à lui-même et aux autres. Il est remarquable qu'aujourd'hui Gilles Lipovetsky - observant au plus près les manières d'être et de penser des individus dans des domaines aussi divers que l'amour, la séduction, la beauté physique, le rapport au travail, à la famille et au pouvoir - retrouve dans l'avancée de la postmodernité un élément majeur qui subsiste dans son altérité et se recompose dans la configuration individualiste : le féminin. Si les sociétés postmodernes s'emploient à réduire les oppositions du genre, elles ne préparent pas leur confluence. L'homme reste associé prioritairement aux rôles publics et " instrumentaux ", la femme aux rôles privés, esthétiques et affectifs. Loin d'opérer une rupture absolue avec le passé historique, la dynamique démocratique le recycle continûment. En cela, elle ne va pas jusqu'au bout d'elle-même.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,90 €
Du même éditeur
-
La fatigue d'être soi. Dépression et société
Ehrenberg AlainOn apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio BalturiEN STOCKCOMMANDER12,50 € -
De l'inceste
Héritier Françoise ; Cyrulnik Boris ; Naouri AldoNos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?EN STOCKCOMMANDER11,80 € -
Le sexe des émotions
Braconnier AlainLe célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.frÉPUISÉVOIR PRODUIT8,50 € -
A quoi sert le couple ?
Pasini WillyFaut-il préférer le concubinage au mariage ? Comment maintenir le bon équilibre entre intimité et autonomie ? Comment faire durer la passion ? Comment se disputer sans se déchirer ? Quand consulter et comment choisir la thérapie adaptée à votre cas ? A l'heure où le couple traverse une crise sévère, ce livre, nourri d'exemples très concrets, nous fait mieux connaître le territoire mystérieux des rapports entre les hommes et les femmes. Si toute histoire d'amour comporte un risque, le bonheur à deux est cependant possible.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,50 €
De la même catégorie
-
Les Pouvoirs du sacré. Une alternative au récit du désenchantement
Joas Hans ; Tétaz Jean-MarcRésumé : Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
L'art de fuir. Enquête sur une jeunesse dans le ghetto
Goffman Alice ; Fassin Didier ; Renaut SophieRésumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
Le moment fraternité
Debray RégisRevue de presse Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 € -
Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat
Castel RobertLa longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,90 €








