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Nouveau far west
Lipchitz Philippe
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343018744
Deux textes hantés par une préoccupation commune : parler du monde d'aujourd'hui. Tel qu'il ne cesse de changer. Tel qu'il ne cesse d'inventer de nouveaux territoires, de nouveaux modes de vie. Dernière innovation en date : la rurbanité. Ce lieu de vie indéterminé(e ?) qui n'est ni tout à fait la ville ni tout à fait la campagne. Ou plus exactement qui n'est plus tout à fait cette campagne qui partout aux cernes des grandes villes appartient au passé. Dans cet entre-deux pourtant, des gens vivent, ou s'y essayent, doivent inventer sans cesse passer des compromis entre vie citadine et vie rurale. Pour beaucoup ces populations se croient abandonnées, délaissées. Ces deux textes voudraient leur rendre hommage, les faire exister dans des représentations du monde comme il va. Chronique d'une infidélité. Une pièce à quatre personnages : la mère, le père, le fils, l'amie du fils. Une comédie même si tout commence avec le départ de la mère. Dernières nouvelles des abribus. Une comédie même si tout commence par un deuil. Une foule de personnages entre en scène : les jeunes rurbains, ceux qui hantent les abribus. De jour comme de nuit.
Etienne vit sa vie de comédien. Non sans désillusions. Quand il sait bien pourtant que sans le théâtre il serait devenu un petit voyou. Et puis il y a Hélène. Hélène sans qui il sait bien qu'il serait devenu un petit voyou. Mais toute histoire d'amour ne conduit-elle pas à un chagrin d'amour ? il ne lui faudra pas moins de deux ans de convalescence en province pour se reconstruire. Pour trouver une place : la sienne. Devenir un vrai comédien et pouvoir de nouveau être amoureux.
Nous avons laissé nos personnages en état de bonheur. On pourrait dire ça comme ça. Mais est-ce que le bonheur peut être éternel ? A toute passion amoureuse ne succède-t-il pas le temps du désamour et du chagrin d'amour ? L'amour serait-il une maladie ? Et serait-ce une maladie mortelle ? Nous laisserons nos personnages aller vers leur destin. Julien devenir un petit jeune homme. Stéphane devenir un homme. Jeanne refermer cette parenthèse que ces trois années auront été dans sa vie. Et Frédéric ? Sans doute savait-il que leur amour était un amour impossible. Tant de choses les séparent l'un de l'autre. Et le monde ? Vers quel destin va-t-il le monde ? De la fin apeurée des événements de mai à Paris à la fin brutale du printemps de Prague.
En fait, tout est parti de quelques phrases des «Chroniques rurales de notre temps» : «Une professeure avec qui il a couché dit que son grenier ressemble à une galerie d'art / Elle a dit que Frédéric pourrait exposer / Une femme divorcée / Elle enseignait l'Histoire dans le lycée de la petite sous-préfecture / Elle ne couchait pas exclusivement avec Frédéric / Parfois ça lui faisait mal / Parfois il s'en foutait.» J'ai voulu en savoir plus. Et Jeanne est née, pour ainsi dire, de la côte de Frédéric. Ca serait donc un roman d'amour. Mais alors un amour impossible. Tant de choses séparent nos deux personnages. Jeanne aurait un enfant, comme on dit, d'un premier lit. Alors ça serait un roman d'enfance. L'enfance d'un enfant de parents séparés, ce qui n'était pas si fréquent ces années-là. Il faut préciser que cette histoire se passe dans les années 50-60. Ca serait donc un roman vaguement nostalgique. Il y aurait aussi un adolescent que nous verrions grandir. On hésite à écrire vieillir. Ca serait donc un roman d'apprentissage. Il faut préciser que ça se passerait dans une petite sous-préfecture. Alors ça serait la radiographie d'une petite ville de province dans les années 50-60. Pour être plus précis encore, l'introspection de ce que pouvait être l'état moral et politique d'une petite ville de province dans ces années-là.
Etienne est comédien. Etienne est un jeune homme qui vient de vivre un chagrin d'amour. Les deux ne sont pas incompatibles. D'autant que la carrière d'Etienne n'a pas rencontré que des succès. Une vraie désillusion. Etienne est un jeune homme blessé qui a besoin de comme on dit faire le point. Peut-on faire le bilan de sa vie à 27 ans ? Il s'exile en province où il rédigera un journal de convalescence et se livrera à un essai d'autobiographie. Ce premier tome court parallèlement jusqu'au premier hiver provincial et le milieu de son année de Terminale.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.