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Le mythe de l'islamisation. Essai sur une obsession collective
Liogier Raphaël
SEUIL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782021078848
Une critique systématique et salutaire d?un fantasme de plus en plus prégnant dans le débat public.Depuis le début des années 2000, un mot s?est immiscé dans les débats publics: islamisation. Lapopulation musulmane, dont le nombre s?accroîtrait dangereusement, chercherait à submerger,dissoudre, voire vassaliser les cultures européennes. L?imaginaire du complot déborde ainsi peu à peule cadre de l?islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l?apanage d?unepoignée d?extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle s?impose aujourd?hui avec la force del?évidence dans les médias, imprègne les discours de politiciens respectables et s?expose dans desouvrages « sérieux ». Cet essai se propose de retracer la généalogie de cette vision d?encerclement devenue obsessionnelle et de déconstruire les points d?appui de ce qui n?est autre qu?un mythe. Il apparaîtra ainsi que la « bombe démographique musulmane » qui serait prête à éclater sur le triple front de l?immigration, de la conversion et de la fécondité est un fantasme que les données réfutent. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau des formes d?expression identitaire des musulmans vivant en France, l?analyse montrera qu?ils n?ont pas la signification conquérante ni même politique que suggèrel?épouvantail de l?« islamisme ». Il restera alors à expliquer pourquoi l?Europe, et la France en particulier, ont tant besoin de l?« ennemi musulman ».
Résumé : La peur de l'"islamisation" déborde aujourd'hui le cadre de l'islamophobie ordinaire et les rangs de l'extrême droite au point d'envahir l'espace public. Cet essai salutaire montre que la crainte d'une marée musulmane prête à submerger numériquement et culturellement l'Europe par la natalité, l'immigration et la conversion relève du fantasme. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau identitaire des musulmans, ils n'ont pas la signification conquérante ni même politique que suggère leur amalgame avec la radicalisation terroriste. Cette réfutation en règle interroge enfin l'obsession collective que recèle le mythe de l'islamisation : pourquoi l'Europe et la France en particulier ont-elles tant besoin de l'"ennemi musulman" ?
De l'homosexualité au big bang, en passant par les maladies psychosomatiques ou l'inégalité homme/femme, les sujets sur lesquels prolifèrent les évidences universelles ne manquent pas, comme les mauvaises herbes dans un jardin à la française. Au cœur de notre humanité officiellement rationnelle nombre d'opinions erronées sont en effet largement répandues, allant de soi, le plus naturellement du monde. Dans l'esprit de la série d'émissions Les Evidences universelles diffusée sur France Culture, ce livre s'attaque, non sans une pointe d'humour et avec une bonne dose de cynisme, aux préjugés qui contaminent aussi bien les sciences que la politique, l'histoire, la logique et l'éthique.
Résumé : La technoscience place les sociétés industrielles avancées face à un dilemme. Alors que la production de richesses s'est emballée ces cinquante dernières années, le travail humain nécessaire s'est parallèlement réduit. L'équation est contre-intuitive mais imparable : moins d'effort humain pour produire plus et mieux. Donc de plus en plus de chômage. Cette situation d'abondance objective a ainsi, paradoxalement, engendré une crise économique et sociale majeure, qui a progressivement dégénéré en crise morale et politique.
La crise de Suez de 1956 marque le renversement de la supériorité européenne sans partage, inédite dans l'histoire. La France et le Royaume-Uni, deux des nations de ce continent qui ont su imposer leur modèle au reste du monde, doivent pour la première fois se soumettre au nouvel ordre dominé par les États-Unis. En ce début du XXIe siècle où la globalisation, pourtant fille de l'Europe, semble lui échapper, le complexe de Suez atteint son point culminant. Les Européens, les français en particulier, se sentent en état de siège, expropriés et humiliés : appel au réveil des peuples, rejet de l'étranger, angoisse de l'effacement identitaire dont témoigne le fantasme de l'islamisation et les débats récurrents sur la défense des identités nationales. Les classes politiques de plus en plus cyniques semblent abandonner tout programme crédible. En lieu et place, des politiques de défense des souverainetés nationales sont adoptées. On multiplie les mesures de purification identitaire. Les grands principes comme la laïcité, la liberté ou même le progrès, sont mis au service d'un racisme devenu culturel. Les libertés publiques sont bafouées au nom de la sécurité. La dégradation des liens sociaux accentue la suspicion mutuelle des communautés. Les humoristes ne font plus rires. L'antisémitisme fait système avec l'islamophobie. Certains déclarent la guerre identitaire générale, tandis que de nouveaux hooligans se revendiquant de l'islam proclament le jihad contre la société. Le véritable déclin du continent européen n'est pourtant pas l'effondrement des nations face à des hordes d'étrangers, face à la globalisation, l'islamisation, l'immigration, mais l'enfermement, la crispation collective, le dévoiement de nos propres principes, la fermeture des frontières géographiques et mentales. Les nations européennes, France en tête, ressemblent à une flotte de navires fantômes errant à la recherche de leur passé, avec des équipages persuadés que le naufrage est imminent, aveugles aux enjeux réels. Pendant que les Européens se perdent à défendre leur identité, les Américains, eux, défendent le dollar. Cet ouvrage prend le contre-pied de cette conception dominante de la non-participation électorale et affirme que l'abstention n'est pas la maladie des électeurs mais une pathologie de nos institutions. " Si les citoyens doutent de notre probité, pourquoi ne vont-ils pas voir ailleurs ? ", peuvent répondre les partisans des partis de gouvernement. Si l'on considère le peu de place dont disposent les partis " antisystèmes " ou aux politiques alternatives, l'abstention peut sembler être le choix le plus raisonnable. Cette place leur est perpétuellement confisquée par un système politique fermé et cloisonné qui ne laisse aucune chance aux idées nouvelles. Plutôt que de culpabiliser les citoyens, cet ouvrage accorde du crédit aux préjugés populaires concernant les dérives de la classe politique et lance une critique de fond de l'incapacité de nos institutions et de nos élus à agir pour l'intérêt général, mais propose aussi quelques mesures pour sortir de cette impasse où nos représentants ne sont plus qu'élus par une minorité aisée de la population, ce qui nous mène tout droit vers une crise politique sans précédent.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.