Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La reine des prisons de Grèce
Lins O
GALLIMARD
11,40 €
Épuisé
EAN :9782070285907
Ce roman se présente comme le journal tenu par un professeur de sciences naturelles, resté seul dans un appartement de São Paulo après la mort violente de Julia Marquezim Enona, qui partagea sa vie pendant trois ans. Pour ressusciter un passé - vécu ? imaginaire ? -, il entreprend de commenter le roman inédit laissé par la jeune femme. La composition énigmatique, comme chiffrée, du manuscrit le pousse à s'intéresser aux arts divinatoires et à la chiromancie. Le personnage central du texte commenté est Marie de France, "jeune ouvrière, ancienne dosmestique... qui n'a jamais eu toute sa tête". Son état mental s'aggrave, si bien qu'elle postule "une pension à vie, ou à défaut, temporaire" auprès de la Sécurité Sociale brésilienne. Nous assistons aux tribulations de la malheureuse aux prises avec un système aberrant et particulièrement inefficace, à ses pérégrinations entre Recife et Olinda, dont la topographie se brouille et se confond. Le temps lui-même se dissout en un temps aboli, celui où les Hollandais s'installaient sur la côte Nord-Est du Brésil, il y a quelques trois siècles. Aux yeux de cette héroïne du dénuement, les détritus et les épaves qui couronnent les tas d'ordures ou que charrient les fleuves en crue, deviennent de véritables trésors. La description détaillée, cinglante, de ses découvertes illustre bien cette esthétique de la pénurie particulière aux pays du Tiers Monde où sévit la faim. Elle est aussi une métaphore sur l'acte d'écrire, bricolage maniaque et superstitieux qui de tous les rebuts, de tous les fragments, fait texte.
Qu'il y avait-il dans les mystérieux carnets d'Albert Duleu ? Une martingale pour gagner au loto ? Une recette de jouvence ? Des révélations sur des placements financiers douteux de son employeur ? Ou le prochain prix Goncourt ? C'est ce que le commandant Jérôme Bourruy est chargé de découvrir car Duleu est mort et les carnets ont disparu. Flic "à l'ancienne", macho et grande gueule, il porte sur le monde son regard désabusé et traîne avec cynisme ses cinquante ans et sa carcasse cabossée par les coups vicelards de la vie. Seule une autodérision et un humour potache lui permettent de se maintenir là où l'alcool a failli le perdre définitivement. D'une société financière ayant pignon sur rue à l'arrière-boutique d'un trafiquant ukrainien en remontant dans les archives des camps de concentrations, ce flic désinvolte, assisté d'un jeune lieutenant tout juste sorti de l'école de police, va s'employer à découvrir la vérité tout en évitant les tentations réconfortantes des boissons alcoolisées.
De Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, on connaît le théâtre. Et encore ! La mère coupable qui clôt la trilogie avec Le Barbier de Séville et Le Mariage de Figaro est très rarement jouée de même que son opéra Tarare. Qui connaît ses drames bourgeois ou son théâtre de foire aujourd'hui disparus ? Celui qui est à l'origine de la SACD fut également homme d'affaires, espion, inventeur, agioteur, trafiquant d'armes, éditeur, courtisan et libertin. Ce qui lui valut beaucoup d'inimitiés et beaucoup de procès. Sa vie est un écheveau où tout s'entremêle et quel que soit le fil que l'on tire, il entraîne le reste en cascade. Toutefois cette pièce ne prétend pas être une exégèse de la vie du père de Figaro. Elle est le prétexte, en évoquant certains épisodes, à faire découvrir les multiples facettes d'un homme. Je propose un portrait qui doit permettre au spectateur de comprendre que la vie de Beaumarchais est indissociable de son oeuvre. Et que " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ". Durée : 1h15 1 comédien 1 lieu
Résumé : Rio de Janeiro, années 1920. Dans les ruelles et les bars de l'Estacio se croisent malfrats, immigrés et prostituées. C'est là aussi que s'encanaille la bohème de l'époque, ses poètes, ses musiciens et ses fils de bonne famille déchus. De ce creuset naîtra le plus brésilien des genres musicaux : la samba. Ismael Silva sera l'un des artisans de cette révolution culturelle. Son ami Brancura, proxénète le plus redouté du quartier, rêve lui aussi d'écrire des sambas. Mais sa rivalité avec Sodré, un fils d'immigrés portugais qui a réussi, l'empêche de se consacrer entièrement à l'art. Les deux hommes aiment la même femme, Valdirène, la plus belle et la plus disputée des prostituées de l'Estacio... Paulo Lins nous embarque dans une grande fresque au rythme syncopé, un récit historique, sensuel, spirituel et musical. Depuis que la samba est samba est un voyage au coeur d'une ville, au coeur d'une culture.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.