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Le serment
Lilti Thomas
GRASSET
16,10 €
Épuisé
EAN :9782246827184
« Parfois je me demande ce qui est du domaine de la fiction et ce qui est du domaine de la réalité. Qu?est-ce que j?ai inventé pour mes personnages et qu?est-ce que j?ai vraiment vécu ? Est-ce que moi je les ai passés, mes diplômes ? J?ai des montées d?angoisse. Qu?est-ce qui prouve, là, maintenant, que je suis réellement médecin ? On pourrait essayer de trouver des gens qui voudraient témoigner pour moi. On pourrait essayer de retrouver un exemplaire de ma thèse, mais j?ai cherché et je ne sais pas où est ma thèse, elle n?est pas à la bibliothèque universitaire, j?ai appelé, ils n?ont pas de traces de ma thèse de docteur en médecine. Elle doit être quelque part chez mes parents mais la seule chose que j?ai trouvée, c?est un petit papier du médecin qui a été mon directeur de thèse, et dans son CV il y a marqué qu?il a été le directeur de la thèse de Thomas Lilti. Ça me rassure un peu, mais est-ce que cela prouve que je suis docteur en médecine ? » Ancien médecin devenu réalisateur, brutalement à l?arrêt du fait du confinement, Thomas Lilti s?engage comme bénévole à l?hôpital où il tournait quelques jours plus tôt dans des services désaffectés, transformés en plateau de cinéma. Saisissant retour de l?autre côté du miroir, en pleine crise sanitaire, dans un grand hôpital de Seine-Saint-Denis.Un retour si bouleversant qu?au fil des jours, il s?interroge à voix haute. Qu?est-ce que la vocation de médecin ? Que cache le secret médical ? Et ce monde très hiérarchisé autour du sacro-saint « docteur » ? Qu?est-ce qui fait un bon médecin ? Quelle place pour le patient ? Comment s?exerce réellement ce fameux serment d?Hippocrate, fondateur de l?exercice de la médecine ? Comment trouver sa place lorsqu?on est soi-même fils de médecin ?Réflexion unique sur l?engagement des soignants, l?évolution du domaine de la santé, l?éthique médicale, le réel et la fiction, Le serment est aussi le récit d?un parcours initiatique passionnant. Par son humour, sa façon d?aller au plus juste de sa pensée, ses certitudes et ses doutes, son talent de conteur, Thomas Lilti invente une voix unique. Elle nous invite à découvrir les paradoxes fascinants d?un monde aux secrets si bien gardés.Notes Biographiques : A 44 ans, Thomas Lilti est un des auteurs-réalisateurs majeurs du cinéma français. Il s?est imposé avec des films comme Hippocrate, Médecin de campagne et Première année, tous des succès critiques et publics. En 2015, il a obtenu sept nominations aux César pour Hippocrate (dont meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario original). Au film a succédé la série du même nom, Hippocrate, dont la saison 1 a été unanimement saluée et a connu un record d?audience. En cours de tournage, la saison 2 sera diffusée au printemps 2021.
Recueil de poèmes - méditations de pleine conscience Au fil des pages, vous vous laisserez bercer par la brise marine, l'éveil nocturne, la forêt et autres espaces où la nature règne. La connexion à soi, la faune, la flore et l'instant présent prennent vie pour vous apporter un nouveau souffle.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
l est banal de dire que le XVIIIe siècle a vu se déplacer la vie, sociale de la Cour vers la Ville, de Versailles vers Paris. Mais il ne suffit pas d'énumérer des anecdotes prenant pour cadre les salons de Mme du Deffand et de Mme Geoffrin, et de citer les écrivains ou les artistes qui les ont fréquentés. Ce qu'il faut comprendre, c'est la signification historique d'une forme de sociabilité. Ce livre offre, pour la première fois, une véritable histoire sociale et culturelle des salons parisiens du XVIIIe siècle, et permet de réviser de nombreuses idées reçues. Ces salons n'étaient pas, comme on le dit trop souvent, des lieux de discussion critique permettant de diffuser largement les idées des Lumières, mais bien plutôt les centres de la sociabilité mondaine, dévolus aux plaisirs de la table et du mot d'esprit, au théâtre de société comme aux intrigues politiques. C'est dans les salons que se recomposent les identités aristocratiques, que se forment les réputations littéraires et politiques, et que se prépare l'accès à la Cour. Le loisir lettré et les pratiques culturelles des salons deviennent alors un élément essentiel de la distinction aristocratique et de l'imaginaire national, tandis que de nombreux écrivains des Lumières adhèrent aux pratiques et aux idéaux des élites parisiennes et de la noblesse de Cour. Antoine Lilti propose ainsi une histoire de la mondanité au XVIIIe siècle qui permet de comprendre comment s'est noué, durablement, dans la société et la culture françaises, le lien entre les élites du pouvoir et la littérature. Biographie de l'auteur Antoine Lilti est maître de conférences à l'Ecole normale supérieure, où il enseigne l'histoire moderne. Ce livre est issu d'une thèse soutenue en 2003, sous la direction de Daniel Roche.
Lilti Antoine ; Loriga Sabina ; Schaub Jean-Frédér
Les dernières décennies, marquées par la multiplication des échanges et des débats historiographiques bien au-delà des frontières nationales, ont progressivement vu la remise en cause d?un ensemble de convictions scientifiques fortes sur lesquelles les historiens avaient longtemps vécu. Leur réflexion s?est d?abord éloignée des certitudes de l?histoire sociale sérielle pour se porter, dans le sillage de la microstoria, sur la valeur heuristique du cas et sur les difficultés de la généralisation. Plus récemment, le rôle croissant des histoires et des historiographies non européennes a profondément redessiné l?agenda de la recherche historique. Enfin, l?écriture de l?histoire et ses ressources narratives ont de nouveau fait l?objet d?une intense attention. Jacques Revel n?a cessé d?éclairer et d?impulser, au fil des années, ces mutations historiographiques. Ce volume rend hommage à l?importance et à l?influence de son travail, en proposant un ensemble de réflexions libres sur les opérations qui font le quotidien du métier d?historien et qui nous deviennent parfois si familières que nous finissons par considérer qu?elles vont de soi. Ni un manifeste ni un héritage, mais l?actualité d?une certaine expérience commune de l?écriture de l?histoire.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Que se passe-t-il dans la tête d'un chirurgien ? A quoi penset- il en entrant au bloc opératoire, ce lieu secret où se déroule chaque jour une bataille à l'issue toujours incertaine ? Comment gère-t-il le doute, la fatigue, la pression, mais aussi le sentiment de toute-puissance que lui procure l'adrénaline ? Qu'est-ce qui le fait tenir pendant toutes ces heures décisives, seul sous le masque, le bistouri à la main ? Avec ce livre où se croisent réalité crue et fiction, jamais un chirurgien n'avait été aussi loin dans la sincérité et l'introspection.
Résumé : La santé est un capital qu'il nous faut chérir en permanence pour qu'il ne se dilapide pas. En tout cas pas trop vite... Convaincu que nous pouvons rester vigilants tout en continuant à nous faire plaisir Michel Cymes nous rappelle, dans un ouvrage mûri de longue date, et avec bonne humeur, des principes simples mais vertueux, faciles à mettre en pratique quel que soit notre âge. Une approche déculpabilisante qui permet à chacun de se prendre davantage en charge et de modifier en douceur son mode de vie. Une multitude de conseils, d'habitudes préventives à adopter dans divers domaines (alimentation, forme physique, psychologie, etc.).
Résumé : A quoi sert la douleur ? Pourquoi notre corps nous fait-il mal - parfois sans raison intelligible ? Pourquoi peut-il être si difficile de faire entendre qu'on souffre ? Sans toujours parvenir à être soulagé. Ces questions, tout le monde se les pose. Mais aujourd'hui, en France, il n'est pas toujours possible d'y trouver réponse. La douleur est un domaine immense et complexe : ses mécanismes varient selon qu'il s'agit d'une douleur utile, passagère, ou chronique et invalidante. Il en va de même pour ses nombreux traitements (médicamenteux et autres) : il est parfois difficile de distinguer leurs effets, leurs limites, et les mythes qui les entourent. Enfin, la douleur est intime et propre à chaque individu. D'où l'importance de faire le point sur la douleur, ses fonctions, ses remèdes, mais aussi sur ce qu'on n'aborde jamais ou presque : les préjugés, les inégalités, les insuffisances, les brutalités. Rédigé par deux médecins formés à l'écoute des patient·e·s, ce livre plaide pour une prise en compte de la douleur dans toutes ses dimensions : physique, psychique, sociale, familiale et intime. Il a été écrit pour les personnes qui souffrent, celles qui les entourent et celles qui les soignent - car comprendre la douleur est le premier pas pour s'en libérer.
Qu'est-ce que la médecine humanitaire ? Celle qui s'adresse à des populations marginalisées, éprouvées par une crise ou privées d'accès aux soins. Celle qui s'exerce sans autre objectif que de se rendre utile. Tout membre d'une organisation oeuvrant dans ce domaine se reconnaîtra sans doute dans cette définition.Mais au-delà de ces principes essentiels et partagés, les situations sur le terrain conduisent à interroger les enjeux, les limites, les contraintes politiques, les paradoxes, les développements possibles de cette médecine. Car, plus que dans l'acte, ce sont les situations qui font la spécificité de la médecine humanitaire et que Rony Brauman nous invite à comprendre.