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LE VOYAGE DE CRIMEE. Lettres à la Marquise de Coigny
Ligne Charles-Joseph de
OMBRES
7,60 €
Épuisé
EAN :9782841420414
Charles Joseph de Ligne (1735, Bruxelles - 1914, Vienne). " Grand seigneur, descendant, dit-on, de Charlemagne, poète, guerrier, diplomate, voyageur, épistolier, moraliste, homme libre, bon soupeur, amateur de femmes, Autrichien en France, Français en Autriche, l'un et l'autre en Russie, européen par système ; spirituel, profond, léger, observateur, athée, susceptible d'enthousiasmes, dévoré d'ambitions diverses, amant de la gloire, brave au combat et gaillard au lit, on ne sait quoi lui a manqué, pour faire de cet homme si doué autre chose qu'un amateur en tout, dont sa gloire est un peu stérile. Peut-être n'a-t-il manqué que d'une occasion, d'un peu de chance pour être promu au rang de héros, L'amateur, du moins est en lui, de tous points, parfait : c'est déjà beaucoup. " Relation de l'extravagant et triomphal voyage qu'il fit, en 1787, jusqu'en Crimée, avec l'impératrice Catherine II de Russie, son ministre Potemkine, l'empereur d'Allemagne Joseph II, et les ambassadeurs de toutes les grandes puissances européennes, une bonne partie de la cour de Pétersbourg ainsi que des milliers de serviteurs et de soldats, les neufs lettres du prince de Ligne à la marquise de Coigny, sont, dit Sainte-Beuve " un bulletin de féerie et d'enchantement... "
Résumé : Personnage singulier entre tous, le Prince de Ligne plane comme une figure légendaire à l'écart et au-dessus du siècle des Lumières. Son génie entre en incandescence dans le temps même que ce siècle disparaît. Ayant attendu les vingt dernières années de sa longue vie pour devenir l'auteur des trente-quatre volumes que constitue son oeuvre, le Prince de Ligne dépose au milieu d'une époque qui n'est plus la sienne, au début du XIXe siècle, la puissante synthèse d'un monde tout juste révolu. Aristocrate né à Bruxelles en 1735 dans l'une des plus anciennes familles du Hainaut, il se doit à la carrière militaire et diplomatique, ce qui l'envoie partout en Europe et lui permet de cultiver un goût naturel pour le détachement : car il ne sera l'esclave d'aucune idéologie en un temps où prendre parti est une obligation autant qu'un divertissement. A l'agitation d'un siècle qui aboutit à la Révolution le Prince accorde une réconciliation dans un style, une attitude et un sourire dont aucun de ses prédécesseurs ne sut trouver l'apaisante tonalité. Emblème de son esprit, de sa sagesse comme de ses sentiments, l'ouvrage qui réunit ses maximes, Mes Ecarts, et qui est aussi éloquemment intitulé Ma tête en liberté, regroupe la somme de ses pensées et dresse le portrait d'une âme autant que le système d'un esprit. Souvent publiés par bribes alors qu'on n'a jamais vraiment pu les lire depuis leur première parution, les Ecarts sont ici édités en entier. Le Prince de Ligne est l'ultime grand moraliste de langue française : Ma tête en liberté porte à son dernier mot le génie d'une tradition inaugurée par La Rochefoucauld. Mélange " sentimentaire " d'un militaire paradoxalement empli de préciosité, d'un rêveur alliant métaphysique et fantaisie, Ma tête en liberté est l'oeuvre d'un auteur classique dont la pensée veut se constituer à l'écart de ce qu'il a vu et qu'il a connu, dont il a tiré une éthique de la hauteur de goût et une morale de l'élégance sans implication. Maxence Caron.
Je vous écris ce petit mot pour vous dire que j'arriverai chez vous, rue de la Clairière de la Forêt, le mardi 21 décembre à 7h43 du matin. J'en profiterai pour vous rendre visite dans votre charmante demeure et y prendre le petit déjeuner avec vous. Amitiés. Mademoiselle Hiver Winter". Ce n'est pas tous les jours que Madame Ourse reçoit du courrier, et ce n'est pas tous les jours non plus que Mademoiselle Hiver Winter vient prendre le petit déjeuner. Le 21 décembre... mais c'est demain ! Mademoiselle Hiver Winter aime-t-elle les crêpes aux fraises ? Sûrement. Madame Ourse, tout excitée, court faire des emplettes au marché. "Je reçois Mademoiselle Hiver Winter pour le petit déjeuner, demain. Elle-même, en personne ! " dit-elle à Madame Poule, Madame Cochon, Madame Lapine et aussi à la vache Rouquine. La nouvelle fait le tour du marché, si bien que le lendemain, dès 7 heures, il y a foule devant la maison de Madame Ourse. Heureusement, elle a prévu une énorme quantité de crêpes aux fraises. Et pour faire un beau bonhomme de neige, être nombreux c'est toujours mieux.
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."
Publié en 1985; Les Tentations de Grazia Deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix Nobel de littérature en 1926. On y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire Elias Portolu et La Madre en 1920. La diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. Le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde: paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes. Mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au "poids du monde", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Le De Mulieribus claris, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du Décaméron. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure. La traduction du De Mulieribus dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son Recueil des Dames, pour rendre hommage au " beau livre " du " grand Boccaccio ". Seule peut-être cette langue du XVIe siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.