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Paris 1900 de Nicole Vedrès (1947). Kaléidoscope des jours
Liandrat-Guigues Suzanne ; Lack Roland-François
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343163499
Telle une machine à révéler les diverses facettes d'une époque, Paris 1900 (1947) de Nicole Vedrès fait défiler, pour notre plus grand plaisir, le Paris des fiacres, des manifestations ou des défilés militaires, la vie des petites gens ou des grands du monde mais aussi les catastrophes naturelles ou l'arrestation de la bande à Bonnot Partie à la recherche de films de fiction, de collections d'objets ou de bandes d'actualités, Nicole Vedrès, assistée d'Alain Resnais, mena une entreprise originale de montage qui, partant d'une observation inventive de menus détails pris dans des supports hétérogènes, agence des raccords insolites. Ce n'est donc pas la volonté documentaire qui prime ici, ni même le souci de faire une histoire de l'époque. Entrant dans la querelle du montage, impulsée après-guerre, qui oppose celui qui croit au monde et celui qui croit à l'image, Nicole Vedrès prend le parti de cette dernière. Il ne s'agit pas pour autant détre contre le monde mais de l'envisager hors des cadres dominants de la pensée, de même que les passés ranimés par le film sont à remonter, pour en dévoiler les possibles restés inaperçus ou non encore advenus. Qu'un tel élan créatif prenne naissance dans les années de la Libération n'est pas pour surprendre. Il a marqué nombre de réalisateurs qui rendent hommage à Nicole Vedrès ou qui simplement s'en inspirent pour conduire leur propre activité.
J'ai préféré prendre une série d'éléments du baroque romain que j'ai recomposés dans une complète liberté de proportions et de position. Il en est résulté une évidente falsification, une image quasi magique, d'un monde faux inventé à partir de détails entièrement vrais. La triste vérité c'est le partage déchirant de la vie humaine entre des phénomènes opposés, comme disait Jung : le jour et la nuit la naissance et la mort le bonheur et le malheur, le bien et le mal. Sans qu'on puisse même savoir si un élément prévaudra sur l'autre. Luchino Visconti
La flânerie est un concept de la modernité rompant avec l'idéal de la perspective hérité de la Renaissance. Fondée sur le décentrement, la discontinuité, la sérialité d'une part, et d'autre part, sur la montée en puissance du quelconque, sur les devenirs insolites, en accord avec la déambulation, la foule et la ville, la flânerie ne va pas sans changement dans le statut du sujet. La perception devenue flâneuse, se vérifie alors par une capacité à être " appareillée " à l'ère de la reproductibilité technique. Ainsi deux notions clés de la pensée benjaminienne se retrouvent étroitement corrélées (l'appareil définissant une époque tout autant qu'il est caractérisé par une époque) pour assurer un nouveau partage de l'expérience esthétique.
Ce livre se propose d'interroger le rapport entre sculpture et modernité cinématographique. La Jetée de Chris Marker, Une Femme mariée ou Le Mépris de Jean-Luc Godard, Shadows de John Cassavetes, Hiroshima mon amour ou L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais, Sandra (Vaghe stelle dell'orsa) de Luchino Visconti, Voyage en Italie de Roberto Rossellini, Méditerranée de Jean-Daniel Pollet : pendant une dizaine d'années, entre 1954 et 1965 notamment, cette petite constellation de films réalisés par divers cinéastes de tout premier plan fait une place remarquable à la sculpture et, plus singulièrement encore, à la visite d'un musée. Dès lors, se fait jour une séquence fondée sur " l'universalité d'un problème " où la relation de la sculpture et du cinéma sert de révélateur et crée un événement relevant de l'histoire du cinéma. C'est dans ce tournant des années soixante que l'on voit émerger une certaine modernité du cinéma.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !