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L'étrange ascension d'un maire de Nantes. André Morice, la Collaboration et la Résistance
Liaigre Franck
ATELIER
19,80 €
Épuisé
EAN :9782708236073
Nantes, 1946. Un homme politique accusé d'avoir collaboré économiquement avec les Allemands se fait réélire député au nez et à la barbe des forces de la Résistance. André Morice poursuit ainsi sa carrière politique qui le mènera sans encombre de ministère en ministère puis à la tête de la ville de Nantes. Brillant cursus, étrange ascension. Par quel mystère un jeune notable au passé controversé accède-t-il aux responsabilités dans l'immédiat après-guerre ? Cet ouvrage tente d'élucider cette énigme. Il met à jour le jeu trouble d'André Morice pendant l'Occupation : libéré d'un camp de prisonnier, il s'implique, à distance, dans la gestion de son entreprise de travaux publics qui collabore avec les armées hitlériennes. Fin man?uvrier, ce radical-socialiste réchappe à l'épuration et se jette à corps perdu dans une bataille politique. Homme de réseaux, il s'assure une clientèle électorale en rendant d'innombrables services. Sa réussite sonne le glas des espoirs politiques de la Résistance. Fruit d'une recherche rigoureuse, ce livre peint la fresque politique d'une ville et d'un département où les résistants au nazisme subissent dès la Libération une défaite cinglante sur fond de conflits séculaires entre monarchistes et républicains.
Résumé : Après-guerre, un certains nombre de résistants communistes étrangers (FTP-MOI) participent activement à l'instauration de dictatures communistes dans leurs pays d'origine. Les uns s'investissent dans des services de sécurité, de sinistre mémoire, d'autres optent pour l'espionnage à l'encontre des pays "capitalistes". Pour tous, la lutte continue, et cette continuité éclaire leurs motivations sous l'Occupation. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont enquêté sur ces hommes de l'ombre, ces familles déchirées de part et d'autre de l'Europe en conjuguant toujours avec brio la rigueur historique et le souffle romanesque. Camarade, la lutte continue dévoile l'activité lors de la guerre froide de réseaux d'espionnage mis en place en France par les "démocraties populaires", qui recrutent des anciens résistants. Il va nous entraîner dans une recherche qui, de Toulon à Tokyo en passant par la Palestine et Varsovie, permet la découverte d'un monde, de personnages, de destins complexes et fascinants.
Le PCF entretenait pendant l'Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l'assassinat des renégats et du châtiment des traîtres. Nul autre groupe d'action n'était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin dont il constituait le bras armé. Sur ordre de Jacques Duclos, ces cadres spéciaux organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou tentèrent d'assassiner plusieurs dizaines de personnes. La découverte et le dépouillement d'archives totalement inédites par deux historiens passionnés mettent en lumière l'existence de cette Guépéou du Parti. Leurs recherches ont permis de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu'ils menèrent contre ceux qu'ils appelaient le groupe punitif communo-terroriste. Une enquête historique qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.Jean-Marc Berlière, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l'équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l'aide des Bataillons de la jeunesse à l'automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004).
Entre le 20 août et le 22 septembre 1944, dans la tourmente de la Libération de Paris, près de quarante cadavres sont repêchés dans la Seine. Les corps portent au cou, attaché par une cordelette de soie, le même pavé de grès. Qui sont-ils ? Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont mené l'enquête. Tous les chemins les ont conduits à l'Institut dentaire, sinistre centre clandestin de séquestration et d'exécution où plus de deux cents personnes furent incarcérées et torturées entre le 20 août et le 15 septembre 1944. Qui tenait ce centre ? La Milice ? La Gestapo ? Non, des FTP de la dernière heure qui profitèrent de ces troubles journées pour régler quelques comptes sanglants. Un livre d'histoire qui se lit comme un roman noir.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?