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Un travail désirable ? Conquérir sa place
Lhuilier Dominique ; Waser Anne-Marie
PETITS MATINS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782363834508
Une spécialiste en psychologie du travail et une sociologue analysent les entraves à l'épanouissement dans le travail ainsi que les stratégies des personnes pour s'en libérer, à travers une vingtaine de récits de vie à la fois individuels et universels. Le monde du travail connaît de profonds bouleversements. Et nombre de personnes souffrent d'un travail " empêché ". Soit qu'elles en sont privées (chômage, exclusion en raison de l'âge ou du handicap, assignation au foyer...), soit qu'il comporte son lot de mal-être (harcèlement, perte de sens, jobs précaires à répétition...). Cet ouvrage retrace le processus qui conduit de situations d'immobilisation vers des voies de dégagement. Comment ? En retrouvant les autres par l'engagement dans un projet susceptible de redonner du sens à la vie. Une vingtaine de récits de vie illustrent ces stratégies de sortie d'impasse. Nous entendons ainsi Lucas, qui s'émancipe d'une place assignée par son père ; Louise, qui trouve sa voie -et sa voix- en rejoignant des collectifs de lutte ; Sophie, qui découvre qu'" il n'y a pas que du négatif dans le burn-out "... De ces histoires aux résonances intimes et universelles jaillit un questionnement : faut-il changer de travail, d'employeur, d'existence pour aller mieux ? Ou tenter de changer le travail afin que chacun puisse y conquérir sa place ?
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Levy Hanni ; Kosmala Beate ; Althoff Jens ; Broude
Hanni Weissenberg n'a même pas 19 ans quand, le 3 février 1943, elle parvient à échapper à la Gestapo, venue arrêter les locataires juifs de l'immeuble où elle réside, à Berlin. Quelques semaines auparavant, elle a vu sa grand-mère bien-aimée, la seule famille proche qui lui reste, partir en déportation. Elle s'est juré à ce moment-là de tout faire pour ne pas subir le même sort. Commence alors une vie de "sous-marin", comme les Juifs cachés s'appellent eux-mêmes. A la rue, sans argent, l'étoile jaune sur le manteau, vers qui se tourner ? Mue par une farouche volonté de vivre et une confiance en l'autre dépourvue de naïveté, la jeune fille trouvera sur son chemin plusieurs personnes pour l'aider, la soigner, l'héberger... L'auteure de ce récit est décédée le 23 octobre 2019, à 95 ans. Avec ce livre, elle rend hommage aux "héros silencieux" à qui elle doit sa survie et se remémore les amis de jeunesse et les parents disparus. A la suite de son témoignage, enrichi de nombreuses photographies, un éclairage historique nous en dit plus sur ces "héros de l'ombre" qui lui vinrent en aide et sur le destin des Juifs berlinois durant la Seconde Guerre mondiale.
Dostaler Gilles ; Chavagneux Christian ; Cauchy Ma
De la condamnation de l'enrichissement personnel par Aristote à la critique du fanatisme du marché de Joseph Stiglitz, en passant par la lutte de Milton Friedman contre l'interventionnisme ou la taxe sur les transactions financières proposée par James Tobin, ce guide présente la vie et les idées maîtresses de près de 80 grands penseurs de l'économie. Une mine d'informations et de repères pour tout public, que l'on soit étudiant, enseignant ou simple curieux de la chose économique. Une alliance de pédagogie et d'érudition pour nous éclairer sur notre système économique actuel.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.