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Président cambrioleur
Lhaïk Corinne
FAYARD
21,85 €
Épuisé
EAN :9782213716480
« Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaintsouvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur desa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitièmeprésident de la Ve République s?est construit sur la transgression personnelle,familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuventfasciner. Ce président cambrioleur, on l?admire plus qu?on ne l?aime. On lehait plus qu?on ne le déteste.Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prendla couleur du bain où il est plongé, il est l?homme de sincérités successives,contradictoires à force d?être multiples : quand est-il vrai ?Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversentson quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler,sans renier ses intentions d?origine, sans reconnaître qu?il est surpris, toujoursdans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avaitbien senties?Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblessede ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène oùpeut s?épanouir sa nature théâtrale. La normalité n?existe pas dans le métierde président, une bonne dose d?ego est indispensable à son exercice. À lacondition de l?efficacité pour le pays.À la fois récit de l?intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte leprésident. Il approche de près la réalité d?un homme qui verrouilleson intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoireromanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercledu pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce présidenta-normal. Séduits ou déçus. Corinne Lhaïk est journaliste. Après avoir dirigé le service politique dumagazine L?Express, elle rejoint la rédaction de L?Opinion en janvier 2020.Elle suit le parcours d?Emmanuel Macron depuis 2011.
Résumé : Tous les soirs, Emmanuel Macron reçoit une longue note confidentielle. Elle dit les horreurs de la société française, ses drames et ses dérives. La nuit tombe sur le bureau du président. La nuit remonte de ces feuilles de papier, miroir sans tain de la noirceur et de la souffrance humaines. Dès son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron affronte les attentats, les violences, l'islamisme. Ces questions au coeur du pouvoir, il ne les ignore pas, il ne les minimise pas, il ne les lâche pas. Il cherche son chemin, il ne le trouve pas. Ce n'est pas tant une question de résultats - les chiffres, ça va, ça vient - que de crédibilité, de gueule de l'emploi. Il vient d'un monde où l'identité est heureuse, l'avenir plein de promesses pour peu qu'on se donne la peine de le nourrir. Ses adversaires de droite l'accusent de naïveté, ceux de gauche de dureté. Incarnerait-il un juste milieu ? Le commandement n'est pas une affaire de curseur. En matière de sécurité, on est cow-boy ou Indien, on ne peut pas porter un chapeau à larges bords et une couronne de plumes... en même temps. Le président est victime de son expression fétiche, dans un domaine où le pouvoir ne se découpe pas en morceaux, et de lui-même, qui réfléchit tant avant de passer à l'action. Ce livre raconte Emmanuel Macron confronté au défi de l'autorité. Il essuie les tempêtes ou s'y prépare, avec un plan secret pour faire face à l'arrivée massive de migrants algériens, avec la peur de la fraternisation entre les policiers et les Gilets jaunes. Il lui arrive d'être " sur le cul " quand il apprend que des gamines se rendent à l'école à pied, leurs frères se la coulant douce en voiture. Il lui arrive d'être heureux qu'un jeune réfugié afghan se destine à la diplomatie. Il lui arrive de jouer en préparant soigneusement sa poignée de main à Donald Trump. Il lui arrive de s'alarmer. Il sait ces sujets sensibles, en particulier auprès des classes populaires. Lors d'un dîner de l'été 2019, il laisse percer ses craintes : " On est en train de perdre les prolos. " Corinne Lhaïk est journaliste politique à l'Opinion et l'auteure de la biographie à succès d'Emmanuel Macron, Président cambrioleur (Fayard, 2020). Eric Mandonnet est rédacteur en chef du service politique de L'Express et l'auteur, avec Ludovic Vigogne, de Ca, m'emmerde ce truc (Grasset, 2012), récit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.
C'était la guerre d'Algérie. Il avait vingt ans et dans ses yeux des étoiles s'allumaient aux noms d'Orson Welles, de John Ford, de Chaplin et des autres. Quand on l'appela sous les drapeaux, le service cinéma des armées lui semblait promis ; presque, lui revenait de droit. Il suffit parfois de peu pour que le destin vous joue l'un de ses tours... Quand on lui demanda de décliner sa profession avant de l'incorporer, il répondit fièrement : cinéphile. Le capitaine de la compagnie comprit "cynophile" et l'expédia dans le bled comme maître-chien ! Il se voulait cinéaste, il se retrouvait bidasse, fusil sur l'épaule, grenades à la ceinture, dans un voyage au bout de l'enfer où ses copains mouraient, où l'on torturait, où l'on tuait avant de partager la bière et les conneries et de finir au paradis factice des amours tarifées. Sa vie, ce n'était pas du cinéma et pourtant, ça l'était déjà." Gérard Mordillat
Depuis six ans, il est le plus jeune chef de l'Etat que la France ait connu, mais sait-il commander ? Il est le père de la Nation, mais sait-il protéger les Français ? Il est le président, mais sait-il défendre notre identité ? La droite moque un président Bisounours, naïf face aux périls et répondant par l'économie et le social à tous les problèmes. La gauche dénonce un président sécuritaire, faisant voter des lois scélérates. Au cours de nombreux épisodes fondateurs et souvent méconnus, Emmanuel Macron a voulu montrer qui était le chef, mais quelle est la part du comédien, celle de l'homme confronté au tragique de l'histoire, celle du responsable politique obligé de composer avec ses convictions, sa majorité, l'opinion ? Le président cambrioleur finira-t-il rattrapé par la patrouille ? Ce livre raconte un président confronté à son plus grand défi : celui de l'autorité. Corinne Lhaïk est journaliste à L'Opinion et l'auteure de la biographie à succès d'Emmanuel Macron, Président cambrioleur (Pluriel, 2022). Eric Mandonnet est rédacteur en chef du service politique de L'Express et l'auteur, avec Ludovic Vigogne, de Ca m'emmerde, ce truc (Grasset, 2012), récit de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--