Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Studio de l'inutilité
Leys Simon
FLAMMARION
9,50 €
Épuisé
EAN :9782081303287
Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une "cahute" de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où "l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise". C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le "studio de l'inutilité", qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer. Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu. Il y éclaire tour à four la "belgitude" d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, "incarnation du XVIIIe siècle" à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.
Résumé : Ce volume reprend pour la première fois au format de poche des textes de Simon Leys consacrés à trois de ses thèmes de prédilection : la Chine, la littérature et la mer. De "L'attitude des Chinois à l'égard du passé" à "Prosper" en passant par "L'expérience de la traduction littéraire", "L'imitation de notre seigneur Don Quichotte" et "La Belgitude de Michaux", se dessine le portrait d'un auteur parfaitement inscrit dans son siècle, qui figure parmi les plus justes, précis et incisifs de son époque. Le volume comporte un entretien inédit de Simon Leys avec Jean-Luc Outers et Jacques De Decker.
En 1629, un naufrage frappa l'imaginaire collectif plus encore que celui du Titanic : celui du Batavia, gloire de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, qui sombra au large de l'Australie lors de son premier voyage. À peine sauvés de la noyade, les trois cents rescapés tombèrent sous la coupe d'un des leurs, un psychopathe secondé par une poignée de disciples qui entreprirent méthodiquement de les massacrer."Un récit éblouissant de maîtrise et de profondeur."Le MondeNé en 1935 à Bruxelles, Simon Leys (1935-2014) est écrivain, essayiste, critique littéraire et un sinologue reconnu. Célèbre pour son pamphlet , Les Habits neufs du président Mao (1971), Simon Leys est considéré comme l'un des penseurs majeurs du XXe siècle.
Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une cahutede Hong Kong en compagnie de trois amis, une période bénieoù "l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et mêmeentreprise". C'est en souvenir de ce gîte régi par l'échange etl'émulation, surnommé "Le Studio de l'inutilité", qu'il a baptiséce recueil consacré à ses domaines de prédilection: lalittérature, la Chine et la mer. Il y éclaire la "belgitude"d'Henri Michaux, dépeint la personnalité de George Orwell,analyse les rouages du génocide cambodgien, épingle les notesde Barthes visitant la Chine maoïste, débrouille les énigmes du"miracle chinois" à la lumière tragique des analyses de LiuXiaobo, Prix Nobel de la Paix toujours emprisonné. Infligeantde salutaires accrocs à la pensée unique, Leys fait partager sescuriosités et ses admirations, ses enthousiasmes et sesindignations. Ce Studio est une ode au savoir "inutile" et à laquête désintéressée de la vérité.
Zhuang Zi et le logicien Hui Zi se promenaient sur le pont de la rivière Hao. Zhuang Zi observa: "Voyez les petits poissons qui frétillent, agiles et libres; comme ils sont heureux!" Hui Zi objecta: "Vous n'êtes pas un poisson; d'où tenez-vous que les poissons sont heureux? Vous n'êtes pas moi, comment pouvez-vous savoir ce que je sais du bonheur des poissons? -Je vous accorde que je ne suis pas vous et, dès lors, ne puis savoir ce que vous savez. Mais comme vous n'êtes pas un poisson, vous ne pouvez savoir si les poissons sont heureux. - Reprenons les chosespar le commencement, rétorqua Zhuang Zi, quand vous m'avez demandé"d'où tenez-vous que les poissons sont heureux', la forme même de votre question impliquait que vous saviez que je le sais. Mais maintenant, si vous voulez savoir d'où je le sais - eh bien, je le sais du haut du pont. ""
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)