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La Friche, terre de culture
Lextrait Fabrice ; Vercey Renaud
SENS ET TONKA
29,50 €
Épuisé
EAN :9782845342736
La Friche la Belle de Mai est un projet artistique, culturel, économique et social, initiée il y a vingt-cinq ans à Marseille. Inscrit dans une politique publique de développement territorial cette aventure est considérée internationalement comme l'une des plus innovantes des dernières décennies. Dans toutes les disciplines du théâtre qui l'a fondé, aux musiques, aux arts plastiques, à l'architecture et aux paysages, en passant par la littérature et les médias, elle s'est définie comme un processus pluriel et singulier. Associant tous les publics, la Friche est un lieu de travail qui a toujours été ouvert pour des pratiques diverses. Visites d'ateliers, pratiques artistiques, pratiques sportives. Peut s'y réunir des publics de quelques visiteurs à plus de dix mille personnes. Elle est un lieu incontournable de production et de diffusion.
Produire du Commun est une condition indispensable à la réussite de la transformation sociétale qui nous incombe. Des artistes, des acteurs culturels, des techniciens, des élus et des populations expérimentent quotidiennement des modes de création et de production artistiques, des démarches collectives et collaboratives et des formes de gouvernance qui contribuent à la réflexion sur cette mutation. En 2001, le rapport Friches, laboratoires, fabriques, squats, projets pluridisciplinaires... : une nouvelle époque de l'action culturelle, commandé par Michel Duffour, secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle, avait permis de décrire et de rendre visibles ces espaces intermédiaires, physiques et symboliques, dessinant de nouveaux rapports entre art et société. Depuis, des chercheurs ont documenté ces initiatives et produit de nombreux ouvrages. Vingt ans après les Rencontres des nouveaux territoires de l'art à La Friche la Belle de Mai, trente d'entre eux – philosophes, économistes, sociologues, architecte, paysagiste – explicitent et précisent, sous la forme d'un abécédaire, le vocabulaire et les concepts initiés ou développés par et autour de ces démarches singulières.
Nous sommes x dans ma chambre". C'est ainsi que Justine Lextrait nous introduit dans chacun des 200 fragments qui composent Loading rooms. Alors que les images pornographiques saturent nos imaginaires autant que la bande passante mondiale, c'est à partir d'une expérimentation littéraire du camsex que l'autrice nous entraîne dans l'envers du décor - de l'autre côté de l'écran, donc, mais aussi hors de la sexualité standardisée, à travers le bricolage foutraque et désordonné d'autres formes de sensualité. Derrière une porte, entre quatre murs, la chambre, cet espace consacré de l'intime, du dedans, du privé, voit ses attributs un à un défaits. La caméra devient cet oeilleton à travers lequel se catalyse et se ramasse le réel. Dans la chambre, tout est possible. Le "je" se dissout à force de proliférer, les gestes se brouillent autant que les sujets. Que nous reste-t- il d'intime dans un monde où l'intimité elle-même a été encodée ? De quoi faudrait-il encore être privé?
Entre ombres et couleurs Il est toujours important de mettre en valeur les œuvres des artistes locaux. La tâche est d'autant plus agréable lorsqu'il s'agit d'un travail de qualité. Pour leur première bande dessinée, le scénariste Bastien Lextrait et le dessinateur et coloriste Julien Hanoteaux, issu de l'ACaBD de Châtelet, nous transportent dans le futur intemporel d'un monde finissant. Une histoire aux accents poétiques où les couleurs sont aussi éloquentes que le texte qu'elles accompagnent. Suivez l'ascension d'Yöris vers la surface glacée de notre planète tandis que sont contées les pérégrinations d'Ombrane, noctale née du crépuscule, compagne des Hommes dans leur bonheur comme dans leur déchéance. Une héroïne au visage absent et pourtant si expressif, toujours marchant vers l'aube, condamnée à voir ses compagnons plonger dans la nuit.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de la filière A.E.S. et plus largement à tous ceux qui s'initient à la comptabilité de gestion. Il a pour objet d'exposer l'essentiel de ce que doit savoir un étudiant qui débute son apprentissage de la comptabilité de gestion. Les auteurs se sont attachés à présenter un manuel qui intègre les développements récents de la comptabilité de gestion, en accordant une large place aux méthodes nouvelles d'approche par les activités qui tendent à supplanter les méthodes classiques de mesure des coûts. La comptabilité de gestion n'est pas une technique figée, mais au contraire une discipline en perpétuel mouvement. Ce manuel oppose deux courants qui aujourd'hui coexistent : l'un classique constitué des méthodes traditionnelles de calcul des coûts, l'autre nouveau et formé de la comptabilité par activités (ou méthode ABC). À l'originalité de cet ouvrage s'ajoute son intérêt pédagogique. Ce cours est illustré d'exercices et de cas, qui permettront à l'étudiant de percevoir les intérêts et limites de telle ou telle méthode de calcul des coûts. Le calcul des coûts n'est pas une fin en soi, mais doit être complété par une interprétation visant à aider la prise de décisions.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".