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Feuilleton N° 1, Automne 2011
Lewis Michael ; Samuels David ; Nivat Anne ; Hasti
SOUS SOL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782364680012
256 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d infographies, d illustrations et de photographies. Un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme, au croisement du livre et du magazine. Feuilleton passe en revue le monde.Retournez-le dans sa tombeUn éditorial d outre-tombe, la parole d un classique marque l éternel retour de l actualité.Les dossiers du FeuilletonSix reportages, deux dossiers. Dans ce numéro, un dossier consacré à l Amazonie, entre un diable à 37 000 pieds reportage de William Langewiesche sur un crash aérien au beau milieu de la forêt vierge, et deux grands cimetières industriels: l incroyable cité de Ford (portfolio) et le projet Jari. Un dossier consacré à l Afghanistan, 10 ans après, trois visages d une même guerre: l invraisemblable histoire des Psy des généraux par Michael Hastings, un récit au c ur de Kandahar par Anne Nivat (Prix Albert Londres en 2000 pour Chiennes de guerre) et la faillite de la Kabul Bank par Dexter Filkins du New Yorker.De l âne au coqD un côté, Daniel Mendelsohn raconte la bibliothèque du Vatican; de l autre Kenneth Slawenski se penche sur l impact de la Seconde Guerre mondiale sur J.D. Salinger et son personnage légendaire, Holden Caulfield.Fonds de tiroirUne enquête exhumée par la rédaction: au sommaire du premier numéro un article prospectif, écrit en 1989 par Michael Lewis, envisage l impact sur l économie mondiale d un séisme majeur au Japon. George Orwell, en 1945, compare prix des livres et prix des cigarettes, un manifeste pour Feuilleton.Le grand reportage (Bigger Than Life)Un reportage de près de quarante pages ficelée comme une nouvelle le pari du Feuilleton: la bande des Panthères roses suivie par David Samuels, l un des journalistes-vedettes du New Yorker.Les nouvelles du FeuilletonJonathan Franzen décompose, à la manière d un entomologiste, la décomposition d un couple entre Paris et New York, et Nicolaï Lilin, auteur d Urkas, revient sur son expérience de la guerre en Tchétchénie.GueuletonUn repas de saison. Au menu de cet automne, côte de b uf et cèpes, fougasse et tarte tatin.
Ce livre explore un tournant majeur de l'histoire politique centrafricaine, marqué par le retour des élections locales en 2025 après plus de trois décennies d'absence. L'auteur analyse les défis et opportunités liés à la légitimité institutionnelle, la formation des nouveaux élus locaux et l'implication citoyenne, tout en proposant des solutions inspirées d'expériences africaines et internationales. Cet ouvrage, à la fois analytique et pragmatique, est une ressource essentielle pour comprendre et analyser les enjeux de cette transition démocratique et contribuer à une gouvernance locale transparente, durable et participative.
La crise qui s?est abattue sur la planète depuis 2008 a eu de nombreuses conséquences, dont l?une des plus notables est l?écroulement financier progressif de quelques pays européens. Nous savons quelle est aujourd?hui la situation en Grèce et en Irlande. Nous avons entendu les avertissements concernant l?Espagne, l?Italie et le Portugal. Du haut de leur triple A, la France et l?Allemagne paraissent sauves. C?est du moins ce qu?on nous dit.Michael Lewis a donc décidé de faire un tour d?Europe afin de juger de la situation sur le terrain. Et les séquelles humaines, sociales et financières de la crise qu?il a constatées sont pour le moins saisissantes. Entre les États les plus touchés, qui peu à peu commencent à s?apparenter à de véritables pays du tiers-monde, et ceux qui sont encore épargnés, dont l?inconscience est difficile à croire, le tableau est éloquent.Avec le ton inimitable, d?une singulière pertinence économique et d?une humanité rare, qui a fait le succès du Casse du siècle, Michael Lewis confirme dans ce portrait tragi-comique de l?Europe contemporaine qu?il est l?un des analystes les plus remarquables de sa génération.
De temps en temps, quelqu'un lâche quelque chose de tellement inattendu que ça en devient magnifique", écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d'ironie. Récit choral des bas-fonds de New York, publié à l'origine en 1938, Arrêtez de me casser les oreilles peint en une série d'articles et de portraits un panorama miniature de la Grande Dépression. On repère dans ces premiers textes - sa jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences - tout ce qu'il s'est ensuite efforcé de dissimuler. On relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, et on décèle d'emblée la marque de fabrique propre aux portraits de Joseph Mitchell - cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier, une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Des strip-teaseuses du burlesque aux prédicateurs de Harlem, d'un éditeur anarchiste à la tenancière d'un cinéma du Bowery, de la description des antiquités de l'un de ses bars fétiches de Manhattan à l'inventaire des speakeasy de la prohibition, sans oublier des joueurs de baseball en sous-vêtements d'hiver, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse, toute une galerie de personnages hauts en couleurs.
Près de 500 000 livres partis en fumée, 700 000 autres endommagés. Et un mystère. D'où est parti l'incendie qui a dévasté pendant plus de sept heures la Bibliothèque centrale de Los Angeles le 29 avril 1986 ? Etait-il accidentel ou s'agissait-il d'un acte criminel ? Les soupçons se portent sur Harry Peak. La journaliste Susan Orlean, auteure du très remarqué Le Voleur d'orchidées (adapté au cinéma), a trouvé dans ce fait-divers le point de départ de sa nouvelle enquête. Au travers d'un thriller haletant, véritable page turner, elle signe un hommage sincère aux livres et à ceux qui les préservent. A coup sûr, l'un des documents de ce début d'année qui ne sera pas sans rappeler l'incendie de Notre-Dame. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sylvie Schneiter Extrait. Même à Los Angeles où les coiffures extravagantes sont monnaie courante, Harry Peak ne passait pas inaperçu. "Il était très blond. Très très blond', a insisté son avocat, agitant la main devant son front pour montrer l'épaisseur de la frange du jeune homme. Une autre avocate qui avait interrogé Peak s'en souvenait aussi parfaitement : "Il avait beaucoup de cheveux. Et il était vraiment blond". Un expert en incendie criminel que j'ai rencontré m'a décrit l'entrée de Peak dans la salle d'audience "avec sa tignasse", comme douée d'autonomie.
A l'instar de la courageuse Nellie Bly, Janet Flanner est une journaliste culottée. Née à la fin du XIXe siècle à Indianapolis dans un milieu quaker cultivé et bourgeois, étudiante en lettres à l'université de Chicago, critique théâtrale pour le quotidien local, l'Indy Star, elle se marie pour échapper à sa mère et suit son époux à New York. Elle y fréquente la bande de l'Algonquin, des auteurs, comédiens, dramaturges bourrés de talent et d'esprit et y rencontre le grand amour de sa vie, Solita Solano, comme elle journaliste et aspirante écrivaine. Janet quitte son mari et les deux femmes partent visiter l'Europe avant de s'installer en 1922 à Paris, et d'y vivre libres. Trois ans plus tard, le New Yorker lui propose d'écrire toutes les deux semaines une Lettre de Paris, sous le nom de plume de Genêt. Ce qu'elle fera brillamment tout en publiant, dès le début des années trente, des reportages sur l'Europe en proie à ses démons. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Janet Flanner rentre au pays. Pour autant, à dix mille kilomètres, elle continue à raconter aux Américains Paris et la France sous le joug nazi, aussi précisément que si elle y résidait encore. Tantôt grave et tantôt ironique, elle explique, décortique, suppute, griffe, pointe les petites et les grandes lâchetés et l'héroïsme au quotidien. Plus elle enquête, plus elle écrit, plus sa détestation de la barbarie nazie s'accroît. Vifs, précis, documentés, ses articles restent parmi les meilleurs de ceux qu'on a pu lire sur la France occupée. La profusion de détails, du plus sombre au plus dérisoire, qui portent sur tous les sujets possibles (le marché noir, l'économie, l'argent, la mode, la nourriture, le travail, l'éducation, la presse, l'Eglise, l'antisémitisme, etc.), compose une fresque minutieuse assemblée comme un collage. Paris est une guerre, tout autant qu'une plongée fascinante dans la France occupée, est un régal de lecture et une mine pour les férus d'histoire. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Cohen Edition établie et préfacée par Michèle Fitoussi
Comme souvent dans les récits de David Grann, un homme est dévoré par son idéal.Ce personnage d'un autre temps sorti tout droit d'un film de Werner Herzog, se nomme Henry Worsley. The White Darkness raconte son extraordinaire histoire. Celle d'un militaire britannique fasciné par l'exemple d'Ernest Shackleton (1874-1922) et par ses expéditions polaires ; un homme excentrique, généreux, d'une volonté exceptionnelle, qui réussira ce que Shackleton avait raté un siècle plus tôt : relier à pied une extrémité du continent à l'autre. Une fois à la retraite, il tentera d'aller encore plus loin en traversant l'Antarctique seul, sans assistance.Il abandonne tout près du but, dans un état de santé tel qu'il meurt quelques heures après son sauvetage. Édifiant destin d'un homme perdu par une quête d'impossible, qui n'est pas sans rappeler Percy Fawcett, autre explorateur guidé par une obsession, dont David Grann avait conté l'histoire dans La Cité perdue de Z."Tout le monde a son Antarctique', a écrit Thomas Pynchon, rien n'est moins vrai dans ce récit magnifique qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir accompagné jusqu'à son terme.