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Le Langage politique de l'islam
Lewis Bernard ; Guitard Odette
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070714605
Si l'on veut comprendre quoi que ce soit à la politique de l'Islam, aux révolutions et aux bouleversements perçus et exprimés en termes islamiques, il faut d'abord, et de toute évidence, essayer de savoir la façon dont les mots du discours politique des musulmans sont par eux employés et compris, d'où ils viennent, de quel poids de références ils sont consciemment ou inconsciemment chargés, dans cet univers mental qui, à la différence du nôtre, n'a jamais connu la catégorie du séculier. C'est à ce vaste inventaire que se livre ici pour nous le grand arabisant Bernard Lewis, en plongeant, très au-delà des influences occidentales des deux derniers siècles et des réponses comme des réactions qu'elles ont suscitées, dans la tradition coranique, elle-même travaillée par l'héritage anté-islamique, par les contaminations des empires perse, romain, byzantin, puis par l'apport des invasions turques et mongoles. Il lui fallait une intimité de longue date avec la philosophie politique, la littérature des scribes et des juristes, classiques et modernes, pour restituer le système de métaphores et d'allusions qui emprunte aux registres de l'espace, de la famille, du voyage, de la maison, du genre de vie, du climat, du bestiaire, système qui commande toute forme de communication. Pour analyser aussi l'ensemble des termes qui définissent le corps politique, régissent les rapports des gouvernants et des gouvernés, précisent l'état de guerre et l'état de paix, délimitent enfin l'obéissance dont le Coran fait aux hommes une obligation envers Dieu, le Prophète et le Souverain.
Dans le prolongement de ses travaux classiques sur la tradition islamique (Le langage politique de l'Islam), sur la façon dont l'Islam a découvert l'Europe, sur le choc de la modernité (Islam et laïcité : la naissance de la Turquie moderne), Bernard Lewis reprend ici sous forme synthétique la question des relations entre l'Europe et l'Islam sur la longue durée. Quelles leçons tirer de l'entrechoquement de ces deux mondes voisins et rivaux, issus de la même source et qui n'ont cessé d'interagir l'un avec l'autre ? De l'affrontement religieux entre l'Islam conquérant et la Chrétienté des croisades jusqu'à la colonisation d'hier et l'immigration d'aujourd'hui, en passant par la menace ottomane, ce sont quinze siècles d'une histoire trop ignorée que Bernard Lewis remet en perspective. Cette restitution à chacun, à l'Europe comme à l'Islam, du partenaire avec lequel il n'a cessé de compter est aussi l'occasion d'une réflexion sur le sens de la connaissance des autres.
Ce livre est consacré aux relations entre l'Islam et les Juifs du viie au xxe siècle. Plus égalitaire au départ que l'Europe, l'Islam exclut toutefois trois catégories de personnes : les esclaves, les femmes et les non-musulmans. Les Juifs font partie, comme les chrétiens, des " gens du Livre ". Bernard Lewis étudie les différents aspects des relations entre Juifs et musulmans : perception d'autrui, attitudes collectives, doctrines religieuses et pratiques des souverains. Il y a eu une culture judéo-arabe, comme l'attestent certains dialectes, la littérature, l'art et la musique. L'Empire ottoman comprend d'importantes minorités juives dans les Balkans, en Asie Mineure, au Levant, et en Afrique du Nord. A partir du milieu du xixe siècle, son déclin progressif entraîne celui de ces communautés. L'éclatement de l'Empire turc, l'apparition du nationalisme arabe, la naissance du sionisme et l'intervention des puissances européennes bouleversent définitivement la situation. Les Juifs émigrent, volontairement ou non. Ceux qui demeurent dans les pays musulmans y ont un statut très précaire. Historien et islamiste réputé, Bernard Lewis a su restituer ce que furent, au fil des siècles, la vie et le destin des communautés juives en pays d'Islam : Afrique du Nord, Moyen-Orient, Perse, Espagne arabe. Utilisant des sources telles que les récits de voyageurs, la correspondance des diplomates, les documents officiels ou les textes religieux, ce livre fait revivre dans sa variété et sa richesse un chapitre désormais clos de l'histoire des relations entre Juifs et musulmans.
Ce livre est consacré aux relations entre l'Islam et les Juifs du VIIe au XXe siècle. L'auteur y étudie les différents aspects des relations entre Juifs et musulmans : perception d'autrui, attitudes collectives, doctrines religieuses. Il y a eu une culture judéo-arabe, comme l'attestent certains dialectes : la littérature, l'art et la musique. Historien et islamiste, Bernard Lewis a su restituer ce que furent, au fil des siècles, la vie et le destin des communautés juives en pays d'Islam ; Afrique du Nord, Moyen-Orient, Perse, Espagne arabe. Utilisant les récits de voyageurs, la correspondance des diplomates, les documents officiels, ce livre fait revivre dans sa variété et sa richesse un chapitre de l'histoire des relations entre Juifs et musulmans.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.