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Russie/URSS/Russie (1917-1991)
Lewin Moshe ; Paillard Denis
SYLLEPSE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849505632
Le jugement de Moshe Lewin est sans appel : le régime issu de la révolution d'Octobre est "un système barbare construit sur les ruines d'un grand idéal émancipateur". La Révolution russe n'a pas ouvert une ère nouvelle dans l'histoire de l'humanité, mais frayé le passage complexe, mouvementé et violent d'une Russie précapitaliste à une Russie capitaliste. Moshe Lewin souligne les discontinuités et les continuités entre la Russie d'avant la révolution et l'URSS. Il insiste notamment sur le chauvinisme grand-russe comme composante essentielle de l'idéologie du régime. Dénoncé au début des années 1920 par Lénine comme l'un de ses In pires représentants, Staline célébrera, aux lendemains de 1945, la " grande et sainte Russie ". Dans les années 1960, quand le régime entame son déclin, le nationalisme grand-russe pénètre toutes les instances de l'Etat et du parti. Moshe Lewin déconstruit également l'assimilation de l'URSS au " communisme ", paradoxalement partagée par les adversaires du communisme et par les nostalgiques du système. Alors que certains, au prétexte que l'histoire aurait mal tourné, souhaitent déchirer la page, il fournit un éclairage sur ce "continent disparu " et restitue à l'URSS sa véritable place dans la réflexion sur la révolution et le socialisme.
Juin 1945: pour préserver la paix, les Alliés créent l'Organisation des Nations unies. Régulièrement critiquée, souvent impuissante, toujours sollicitée, partout présente, l'ONU ne peut résoudre tous les problèmes du monde; mais sans elle il n'y aurait aucune limite aux excès, aucune instance internationale ne dirait le droit ou ne condamnerait ses violations. Comment fonctionne cette institution où même les Etats les plus faibles font entendre leur voix, et où règne la majorité? Quels sont ses pouvoirs? Quel rôle joue la "famille" des Nations unies, avec des institutions comme l'Unicef, l'Unesco, la FAO, le HCR ou la Banque mondiale? L'ONU est-elle encore, après soixante ans d'existence, synonyme d'espoir et de progrès pour l'humanité? Malgré la multiplication de leurs missions de maintien de la paix, les Nations unies se sont trouvées parfois démunies face aux récentes crises nécessitant l'aide internationale; l'institution, qui comptait à sa création 50 Etats membres, en accueille quatre fois plus aujourd'hui et doit se réformer... Au-delà d'un parcours historique passionnant, André Lewin dresse un bilan nuancé de l'action de l'ONU, qui reste, malgré ses défaillances, notre meilleur espoir pour la paix.
Résumé : Juin 1945 : pour préserver la paix, les Alliés créent l'Organisation des Nations Unies. Régulièrement critiquée, souvent impuissante, toujours sollicitée, partout présente, l'ONU ne peut résoudre tous les problèmes du monde ; mais sans elle il n'y aurait aucune limite aux excès, aucune instance internationale ne dirait le droit ou ne condamnerait ses violations. Comment fonctionne cette institution où même les Etats les plus faibles font entendre leur voix, et où règne la majorité ? Quels sont ses pouvoirs, ses réussites, ses échecs ? Quel rôle joue la Famille des Nations Unies, avec des institutions comme l'UNICEF, l'UNESCO, la FAO, le HCR ou la Banque mondiale ? L'ONU incarne-t-elle encore un espoir de paix et de progrès pour l'humanité ? A travers l'histoire de l'ONU et le bilan, contrasté, de son action, André Lewin, diplomate, nous fait revivre cinquante ans de l'histoire du monde.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.