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Psychanalyse : l'invention nécessaire. Dialogue des différences
Levy Michel-S
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747582254
La qualité de la rencontre, le plaisir de ce lien, l'espoir sont les moteurs principaux de tout changement psychique. Encore fallait-il asseoir cette évidence sur une théorie suffisamment consistante. C'est ce qui est ici tenté. Tandis que s'affrontent les théories et leurs représentants, la plupart des praticiens et la totalité des patients s'arrangent, dans la réalité, comme ils peuvent. Alors comment être sérieux, scientifique et responsable sans perdre espoir ? Comment être inventif et porteur d'espérance sans être charlatan ? Comment rendre compte avec suffisamment de rigueur du fait qu'on peut parfois avancer avec un vrai charlatan, et échouer avec un vrai savant... La rencontre thérapeutique est confrontation de deux théories de vie, chacune consciente et inconsciente : celle du praticien, et celle du patient. C'est cette interférence qui produira le résultat réel. Il fallait bien tenter de penser, après Edgar Morin, une " théorie des théories ", ce que j'appelle une hétérologie, espace d'articulation des logiques subjectives les unes aux autres. qui ne soit pas un lieu de réduction topologique. Le pari est d'inventer une théorisation suffisamment ouverte, souple, pour s'articuler avec la diversité des formalisations. Cet ouvrage est bien entendu déconseillé aux lacaniens, freudiens, organo-dynamistes, neuro-cogniciens. systémiciens, médecins, biologistes... qui ne voudraient prendre aucun risque d'atteinte aux dogmes de leurs églises respectives ! Alors qu'en même temps, rien de tout ce qui suit n'aurait été écrit sans eux.
Si l'analyste se vit comme l'acteur d'une relation thérapeutique de qualité, c'est-à-dire ouverte. il est en mesure de faire une place à la surprise, à la remise en question, à l'absence de maîtrise, au remaniement de sa théorie. tout en garantissant l'espace de liberté entre norme sociale et singularité subjective. Délaissant tout projet d'harmonie ou d'unité, voiles posés sur une maîtrise violente à force d'être rigide. la démarche analytique ne se conçoit alors qu'à l'aune de l'exploration et de l'invention. Grâce au symptôme, la cure devient le lieu du changement mutuel, permettant l'évolution culturelle et individuelle. La recherche, ciblée sur le symptôme. de prévisibilité permanente et de résultat normé, qui est celle de certains neurobiologistes et comportementalistes, s'assimile aisément à une vitrification du monde sous prétexte de science. Elle s'oppose à une éthique analytique qui chérit et privilégie encore et toujours la différence irréductible, tant biologique que culturelle, cause et conséquence de l'émergence du sujet. Le désir ne saurait être alors qu'à la croisée des pulsions et des normes dans leur enchevêtrement hétérologique (hétérologie : étude des effets logiques des interférences de systèmes hétérologues. Symbolique. réel et imaginaire sont des systèmes hétérologues, entre autres).
Goldsztaub Liliane ; Levy Michel S. ; Chouraqui Gu
Cet ouvrage propose une lecture croisée de différents discours abordant l'invasion du réel dans un corps qui cherche une adresse à sa plainte : corps comme plaque tournante au discours de l'Autre, au discours médical ou social, au discours sur l'appétence du rien. Au-delà de la nosographie ou d'une démarche d'identification à l'objet de soin, quelque chose reste à entendre au un par un du désir en exil d'un corps ritualisé qui ne peut en convoquer la lumière. Se dédier à des jouissances tutoyant la mort ou s'adonner à l'inexorable de son propre effacement reste une dérive dont le non-sens peut parfois aboutir à des énigmes signifiantes quand un autre discours - psychanalytique et subjectivant - se trouve proposé. Au long de ces textes, s'égraineront pratique clinique, réflexions théoriques et volonté de subjectivation, comme autant de perspectives nouvelles face aux butées d'un corps primitif, archaïque. Le désir, on le verra, y sera finalement toujours pour quelque chose. Précis...
Formé en 1909, le trio Fratellini en moins de dix ans entre définitivement dans la légende du cirque. Ce livre raconte et illustre la genèse de cette surprenante réussite.Trois frères complémentaires salués pour la pureté de leur style, leur formidable capacité d'invention et une gentillesse indéfectible:. - François: masque blanc du clown et costume de satin;. - Paul: auguste en habit noir, haut-de-forme et monocle;. - Albert: le burlesque, les accessoires hétéroclites et le maquillage à outrance.En ce début de siècle, le cirque jouit d'un prestige considérable et ce trio mythique tient le haut de l'affiche à travers toute l'Europe. A Paris, ils deviennent vite la coqueluche tant du "grand public" que des intellectuels en vogue. Les plus grands artistes de l'époque créent pour eux affiches, musiques, costumes: Fernand Léger, Jean Cocteau, Darius Milhaud, Paul Poiret?. Statuettes, albums, jouets, bonbons, objets publicitaires variés reproduisent à souhait leurs masques souriants ou leurs silhouettes, à tel point qu'ils pourraient être considérés aujourd'hui comme les précurseurs des produits dérivés.
Résumé : L'économie? Une " science de l'Avidité dont toute mention d'avidité serait bannie ", écrit Winnicott en 1945. Pour le psychanalyste britannique, " quand il s'agit de la planification de nos vies [...], le problème est que les penseurs font toujours des plans qui ont l'air formidables. Toute fissure qui apparaît est colmatée par un peu plus de réflexion, plus brillante encore et, en fin de compte, le chef-d'oeuvre de construction rationnelle s'effondre à cause d'un petit détail comme l'Avidité dont on n'avait pas tenu compte ". Les auteurs de ce numéro s'emparent de la notion d'avidité et l'installent, avec l'actualité frappante de ce diagnostic, au coeur de l'aventure psychique.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.