Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
METAPHYSIQUE DE L'APERITIF
LEVY-KUENTZ STEPHAN
MANUCIUS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782845787056
Debout devant cette terrasse qui semble vous tendre les bras, vous hésitez pourtant à vous avancer. Décider de la place idéale est un exercice plus nuancé qu'il n'y paraît. Vous ne savez pas vraiment pourquoi vous avez choisi ce guéridon. L'autre là-bas aurait tout aussi bien fait l'affaire. Les terrasses de café recèlent des dispositifs scénographiques variés qui ne racontent pas tous la même histoire. Le guéridon est arrangeant, il fait autant le lit de l'amitié qu'il peut être un tombeau pour la solitude. Loin des hivers rudes de pays enneigés où jamais le soleil ne paraît, dans ces saloons rudimentaires où un étranger aux semelles plates referme avec peine la porte récalcitrante sur le blizzard (scène digne de Chaplin ou de Keaton), l'apéritif se doit d'être consommé en terrasse et répond à plusieurs cas de figure : l'apéritif de groupe qui tient de la thérapie sociale, celui en face-à-face qui relève de l'échange intime et celui que vous vous apprêtez à pratiquer et qui engage certaines forces d'introspection. Vous y serez bientôt."
Anacaona Paula ; Lévy-Kuentz Stéphan ; Negro Mauri
Résumé : Découvrir les couleurs contrastées du Brésil avec trois figures majeures : l'écrivain Jorge Amado, la femme bandit Maria Bonita et le célèbre joueur de football, Pelé !
Hiver 2014, il neige sur le Panthéon illuminé. Prié par la firme Trust & Code bien vouloir réécrire son premier manuscrit, Herschel Saffrant ironise à sa fenêtre. Interpellé par un mythe de l'ancienne Egypte tiré du Culte des morts, Herschel est entraîné dans une intrigue captivante peuplée de personnages énigmatiques, dont une jeune muse et un tueur à gages. Une quête initiatique teintée de réalisme magique qui d'action en digression le mènera des pubs enfumés de Saint-Malo à l'étrangeté silencieuse de la forêt de Fontainebleau.
Lévy-Kuentz Stéphan ; Staël Anne de ; Staël Jérôme
Présentés par Paul Eluard au café des Deux Magots, Dora Maar et Pablo Picasso entament en 1936 une liaison passionnelle et destructrice qui durera environ sept ans. Muse et modèle du pape de l'art moderne, Dora Maar n'en reste pas moins l'une des grandes photographes du noce siècle. Surréaliste et torturée, libre et singulière, son oeuvre argentique prend toute sa dimension sous le signe de Man Ray, Brassai et Cartier-Bresson. La maison de Dora Maar à Ménerbes est le cadeau de rupture que fait Picasso à Dora en 1943. Inconsolable d'amour, délaissant la photographie, elle s'y retirera pour peindre et écrire auprès de rares amis, dont Nicolas de Staël. Habitants historiques de Ménerbes, Anne et Jérôme de Staël ont fréquenté Dora Maar dès leur enfance. Après sa mort en juillet 1997, précédant la réhabilitation des lieux restés à l'abandon, Jérôme de Staël a pu rendre compte par l'objectif de ce quotidien pétrifié. L'évocation d'un temps révolu qui est moins une célébration nostalgique que l'archivage d'un patrimoine affectif inscrit dans la pierre. En postface, Anne de Staël livre un portrait inédit, intime et authentique, de Dora Maar. Arrière-saison d'une époque artistique insouciante balayée par l'accélération du monde, Sans Picasso revisite l'existence d'une femme hantée par "son" Minotaure durant plus d'un demi-siècle. Un texte insolite et poignant qui, au-delà de l'imaginaire, aborde les thèmes universels de la dépossession, de la solitude, du temps, de la finalité de l'art face au réel.
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"
Comment se métamorphosent les relations de l'Etat et de l'Entreprise à l'heure de la mondialisation, de la crise du politique et de la technologisation généralisée et accélérée des sociétés ? L'Etat et l'Entreprise sont producteurs de normes, mais aussi de cultures, de signes, de symboles et de représentations sociales, telle que la dichotomie "privé/ public". Ils portent notamment l'opposition entre "intérêt général" et "intérêts particuliers", aujourd'hui remise en question. Ces deux grandes institutions de l'Occident sont fondées en légitimité et contribuent à "penser" et à organiser la société. Toutefois, ne faut-il pas sortir de ce face-à-face institutionnel entre Etat et Entreprise pour redonner toute sa place à la "société civile", au secteur de l'économie sociale et solidaire et au(x) commun(s) ? D'autant que ces deux institutions majuscules portent des imaginaires très diversifiés selon les pays et les systèmes culturels. Cette problématique est ici explorée par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d'entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, dans le cadre des séminaires de l'Institut d'Etudes Avancées (IEA) de Nantes, lieu de recherche et d'échanges pour penser le monde autrement, par la confrontation et la concertation des civilisations, notamment entre Nord et Sud.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !