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Le compositeur trouvère. Ecrits et entretiens (1982-2002)
Levinas Michaël ; Castanet Pierre Albert ; Cohen-L
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782747528160
A l'aube du XXe siècle, les Ecrits de Michaël Levinas proposent vingt-cinq ans de réflexion pertinente sur l'art musical et sur la philosophie du sonore. Ainsi, qu'ils concernent l'univers spécialement pianistique ou qu'ils analysent techniquement une partition du répertoire des siècles passés, qu'ils émanent d'entretiens furtifs ou qu'ils cernent des notions rhétoriques ou stylistiques, les Ecrits remontent généralement des conditions du geste artistique vers l'unité de la pensée esthétique. Dès les premières lignes, les questionnements tautologiques fusent autour de la notion phare de " l'instrumental " et de ses multiples dérivés. De plus, en dehors des concepts créatifs pro prement levinassiens (la dimension théatrale, l'amplification, la mutation timbrique, l'hybridation), l'ouvrage apporte sans conteste un éclairage original sur... le merveilleux de l'art d'Olivier Messiaen, l'articulation hypertrophique d'Alban Berg, sur Boulez le polyphoniste, Stockhausen l'inspirateur, Ligeti l'explorateur... et sur bien d'autres confidences expertes (Beethoven, Liszt, Berlioz, Rimsky-Korsakov, Ravel). Enfin, outre la visitation singulière de ces différents cadres et contenus esthétiques conjoncturels, Michaël Levinas s'inscrit dans l'Histoire en dressant un bilan porteur de la modernité musicale dans le dernier tiers du XXe siècle.
Que signifie être sujet ? A cette question difficile, Emmanuel Levinas a consacré l'essentiel d'une oeuvre jamais définitivement close. Ce texte inédit apporte un nouvel éclairage sur une pensée exigeante, témoin durable des grands événements et des grandes catastrophes qui ont décimé le XXe siècle. Levinas revient une nouvelle fois sur des questions récurrentes dans son oeuvre : l'altérité formelle, la conscience de soi, la structure éthique de la subjectivité, l'humanité de l'homme, ou encore la justice des incomparables. Mais ce qui fait la spécificité de ce texte, c'est sans doute sa tonalité plus subtilement politique, requise, écrit Levinas, par une Europe "qui est aussi à l'heure des bilans".
Les études réunies sous le titre de En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger reflètent la première rencontre avec la phénoménologie et attestent les espoirs des premières découvertes. Nous n'avons pas cru devoir les retoucher en les réimprimant. Même les pages qui y concernent Heidegger, relatives à Seln und Zelt - et où rien de la dernière philosophie de Heidegger n'est encore pris en considération - ont été ainsi laissées sans changement. Mais nous avons ajouté à la présente réédition quelques études récentes consacrées à Husserl sous le titre de Commentaires nouveaux. Elles traduisent une réflexion retournant fréquemment à l'oeuvre husserlenne pour y chercher des inspirations, même quand elle s'en sépare. Les notions husseriennes d'intentionnalité et de sensibilité - nullement simples, ni même dépourvues d'équivoque, ni même de mystère, susceptible d'accréditer jusqu'à l'idée d'une intentionnalité sans thématisation - nous semblent offrir des possibilités encore irréalisées. L'idée d'un conditionnement transcendantal selon lequel s'échelonnent entités, et choses - au delà (dans le culturel) et en deçà (dans le sensible) de l'acte strictement intellectuel - promet, en guise d'analyse intentionnelle, une nouvelle Façon de passer d'une idée à l'autre. Ces recherches ont enfin rendu possibles quelques autres essais sur lesquels se termine le présent recueil. Ce sont les Raccourcis, projets de cheminements plus sinueux.
«J'ai passé avec Chopin plus d'heures que je n'en ai passé avec aucun auteur», confiait André Gide à une jeune pianiste en janvier 1951. Pianiste lui-même, et fin musicologue, l'écrivain avait à c?ur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l'interprétation qu'en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux ?uvres, à leurs «intentions». C'est comme critique qu'il choisit de faire part de sa «lecture» de Chopin, en proposant un fructueux rapprochement entre le compositeur des Scherzos et le poète des Fleurs du Mal. Gide se souvenait de ses années de jeunesse, où Baudelaire et Chopin étaient tenus l'un et l'autre pour infréquentables, et leurs ?uvres pour également «malsaines». Mais qu'avaient-elles vraiment en commun qui pût laisser craindre un tel ravissement des esprits ? N'était-ce pas à leur égale perfection que l'on devait ce «secret d'émerveillement auquel l'âme aventureuse s'expose sur des chemins non tracés d'avance» ? Il s'agissait dès lors que les interprètes ne vinssent pas gâter, par trop d'assurance, la «révélation» Chopin, cette pure disponibilité à l'inouï que recèle l'écriture.
Dans l'article qui révéla la pensée de Levinas au public philosophique, Jacques Derrida a écrit à propos de Totalité et Infini (paru en 1961) que le développement des thèmes n'y était "ni purement descriptif, ni purement déductif. Il se déroule avec l'insistance infinie des eaux contre une plage : retour et répétition, toujours de la même vague, contre la même rive, où pourtant chaque fois se résumant, tout infiniment se renouvelle et s'enrichit." Ainsi pourrait-on rendre compte de l'ensemble de l'oeuvre d'Emmanuel Levinas qui, d'articles en articles et d'articles en recueils, élabore son "éthique" comme philosophie première. La pensée initiale de l'infini (venue de Descartes et de Husserl) s'enrichit chez Levinas de déterminations esthétiques, linguistiques et politiques. Des concepts inédits sont abordés par le philosophe : la fatigue, le visage, la trace. Non seulement le temps, le langage mais aussi l'espace, le sujet, la femme se trouvent remodelés selon cet altruisme sans faille qui est la marque même de la pensée de Levinas. "Le sujet qui parle ne situe pas le monde par rapport à lui-même, ne se situe pas purement et simplement au sein de son propre spectacle, comme l'artiste, mais par rapport à l'autre."
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.