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Tout le miel est fini. Voyages en Sardaigne
Levi Carlo ; Pascal Francis ; Casas Benoît ; Atzei
NOUS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782370840394
Si la Sardaigne est une terre où, comme le dit Carlo Levi, quelques minutes suffisent pour voyager à travers des dizaines de siècles, si un élément obstinément archaïque affleure de sa nature et de son quotidien, en elle cohabitent une apparente immobilité hors du temps et les bouleversements les plus profonds de l'histoire du XXe siècle. Bergers, paysans, ouvriers, intellectuels, bourgeois, clercs, fonctionnaires, ce sont autant de mondes proches et séparés, entre frictions marginales et déplacements, dans une période instable, active, où la fixité compacte de la coutume s'est brisée, et différents modes d'existence se trouvent côte à côte, comme juxtaposés, si bien qu'à un visiteur pressé, immergé dans ces présences et ces distances, il peut arriver de se sentir, ou de s'imaginer, comme le fragment incohérent, parmi d'autres, d'une vie où des temps extraordinairement lointains semblent s'écouler ensemble sous le même soleil, sous le même regard noir des animaux.
Résumé : "Ce n'était certainement pas au moment où je cherchais de toutes mes forces à élargir mon horizon que j'allais aider à relever les vieilles murailles." C'est pour fuir une carrière routinière d'agrégé de philosophie que le jeune Claude Lévi-Strauss a postulé à l'autre bout du monde, à l'Université de São Paulo, en 1935. Là, curieux de tout et surtout d'ailleurs, il allait découvrir l'anthropologie, les études américanistes, les poètes modernistes et les peuples autochtones, mais également "les plus vastes horizons du monde". Tout le fascine et lui sert de prisme pour se considérer lui-même sous un jour nouveau. Les textes assemblés dans le présent recueil datent tous de cette période d'effervescence intellectuelle. Publiés dans des revues ou des journaux brésiliens, ou bien restés dans un tiroir, ils fournissent un riche panorama des années de formation d'un des grands maîtres à penser du XXe siècle. Ils sont accompagnés de nombreux documents iconographiques peu ou pas connus, ainsi que de cinq films ethnographiques tournés avec sa première épouse, Dina Dreyfus (1911-1999), spécialement restaurés pour cette édition.
Anti-fasciste notoire, Carlo Levi est assigné à résidence en 1935 dans un petit village du sud de l`Italie. Romancier et étudiant en médecine, il se met peu à peu à soigner les paysans pauvres de la campagne contre son gré.
Aspe Bernard ; Atzei Patrizia ; Balaud Léna ; Casa
Occupation, hégémonie, féminisme, poésie... Cet exemple numéro 4 peut apparaître comme un hétéroclite assemblage. Nous ne renonçons pas à l'hétéroclite, nous voulons seulement qu'il nourrisse les certitudes les plus tranchées. Celles qui permettent de tisser une alliance. Y voir clair : telle est la première exigence. Et le premier obstacle : notre embarras, notre habitude à nous éprouver ainsi : encombrés de nous-mêmes. Englués dans une réflexion" plus ou moins esseulée, qui nous a donné ce pli : sur tout ce qui peut concerner l'existence, et l'existence politique, il faut tout d'abord hésiter, ne pas savoir, avouer que l'on ne comprend pas tout, que l'on n'est pas à la hauteur. Nous voulons en finir avec cette modestie. Revient le temps des manifestes. Le temps des affirmations, des prises de parti, le temps où il nous faut tirer les conséquences. Nous ne voulons plus de ce monde de tiédeur douceâtre, qui régente même nos manières d'être ensemble. Nous voulons le retour de l'incandescence. Nous voulons que brûlent des feux nouveaux.
Articuler entrelace trois motifs, dont la progression est commune. Improviser une parole. Des lettres sont jetées hors les mots. Un poème naît d'une lecture à voix haute. Inventer les pouvoirs d'une phrase. Car les objets d'une phrase nourrissent le corps. Une logique sans maître. Dire les états de langue auxquels nous appartenons. Et, appeler les relations de nos vies, les unes aux autres, libres.
Les Journaux de Kafka : voici, enfin, la première traduction intégrale en français des 12 cahiers, écrits de 1910 à 1922, que cette édition reproduit à l'identique, sans coupes et sans censure, en rétablissant l'ordre chronologique original. La traduction de Robert Kahn se tient au plus près de l'écriture de Kafka, de sa rythmique, de sa précision et sécheresse, laissant "résonner dans la langue d'arrivée l'écho de l'original". Elle s'inscrit à la suite de ses autres retraductions de Kafka publiées aux éditions Nous, A Milena (2015) et Derniers cahiers (2017). Les Journaux de Kafka, toujours surprenants, sont le lieu d'une écriture lucide et inquiète où se mêlent intime et dehors, humour et noirceur, visions du jour et scènes de rêves, où se succèdent notes autobiographiques, récits de voyages et de rencontres, énoncés lapidaires, ainsi qu'esquisses et fragments narratifs plus longs. Dans ce battement entre vie écrite par éclats et soudaines amorces fictionnelles, les Journaux se révèlent être le coeur de l'oeuvre de Kafka : le lieu où les frontières entre la vie et l'oeuvre s'évanouissent. Il est plus clair que n'importe quoi d'autre que, attaqué sur la droite et sur la gauche par de très puissants ennemis, je ne puisse m'échapper ni à droite ni à gauche, seulement en avant animal affamé le chemin mène à une nourriture mangeable, à de l'air respirable, à une vie libre, même si c'est derrière la vie.