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PASOLINI L'ALPHABET DU REFUS - L'ALPHABET DU REFUS
LEVERGEOIS BERTRAND
DU FELIN
18,90 €
Épuisé
EAN :9782866456092
Le 2 novembre 1975, Pier Paolo Pasolini est retrouvé mort à Ostie, près de Rome. Crime sexuel, politique ou crapuleux ? Trente ans plus tard, on s'interroge toujours alors que son assassin vient de se rétracter. En attendant, il reste à faire vivre Pasolini puisque " la mort n'est pas de ne pas pouvoir communiquer, mais de ne plus pouvoir être compris ". Le comprendre, c'est redonner sens à son déchiffrement multiforme de la réalité. Car cette bête de style n'a cessé de sacraliser et démythifier la réalité par tous les langages : poésie, critique, théâtre, cinéma, peinture, philosophie, politique. Pédagogue de la subversion, il s'est sans cesse refusé à ce qui refuse la réalité comme langage. Pasolini est un alphabet du refus. Epelons-le. Telle est l'invitation de Bertrand Levergeois qui passe en revue toute l'?uvre et la vie de Pasolini : de ses abjurations à sa lutte contre tous les fascismes, sans oublier la cause gay et le tiers monde. Essai où Pasolini prend la parole et presque comme jamais, (essentiel des citations présentées demeurant inédit en langue française. Regard critique sur le monde actuel, cet essai dit l'essentiel : ce qui doit importer aujourd'hui pour nous grâce à Pier Paolo Pasolini.
Dans les années cinquante et dans le cadre de ses activités, Pierre Levergeois, membre de la DST, a été amené à se pencher sur le cas de Français disparus en Union Soviétique au lendemain de la dernière guerre. C'est ainsi qu'il a retrouvé deux Parisiennes, Simone et Pierrette, arrêtées en 1947 par le NKVD soviétique en Allemagne, ainsi que Paul, jeune ouvrier d'origine polonaise, condamné lui aussi à dix ans de travaux forcés sous de fallacieux prétextes. Les confessions de ces trois Français, déportés à Inta, sous le cercle polaire arctique, évoquent la vie quotidienne des camps où croupissent des milliers de détenus politiques, soumis à une discipline féroce, à un travail forcé dans le terrible froid sibérien. La dureté des gardiens, la faim obsédante, le manque d'hygiène, l'épuisement, la maladie, les affrontements, les viols, constituent la toile de fond de ce cauchemar où, seuls, le souvenir des jours anciens, la vie spirituelle et l'espoir jamais tout à fait perdu maintiennent la flamme. Inoubliable aussi le récit de la tentative d'évasion de Paul qui, en compagnie de prisonniers tchèques et hongrois, franchit, dans la taïga enneigée, 2000 kilomètres pour gagner la Lituanie. En appendice, figurent les Chants des prisonniers sibériens d'aujourd'hui qui, recueillis clandestinement par Dina Vierny et interprétés par ses soins, firent l'objet d'un 33 tours en 1975.
L'Arétin passe pour être le personnage le plus scandaleux de la Renaissance. Comment expliquer cette légende noire?En réalité, il n'a qu'une arme, sa plume, et la vend toujours au plus offrant. Né de rien, il s'attache ainsi les faveurs de François Ier, de Charles Quint, des Médicis, et se proclame le secrétaire du monde". Mais s'il connaît l'art de la louange, il sait aussi manier l'insulte. Il défie même le pape Clément VII en signant le premier kamasutra italien, ce qui lui vaut d'être poignardé et laissé pour mort.Narguant ses ennemis, il s'exile à Venise, où il vit dans le faste et la luxure parmi ses"Arénites". Virtuose, il joue de son image qu'il façonne dans sa volumineuse correspondance, et que magnifient les tableaux de son ami Titien. Opportuniste, vertueux à sa manière, il mène campagne sur tous les fronts: il répond à Luther, fustige l'esprit de cour et l'hypocrisie.Fidèle mais souvent trahi, promis au cardinalat, puis excommunié, l'Arétin le damné ne doit son salut qu'à la liberté de sa plume. Bertrand Levergeois est connu pour ses travaux sur Giordano Bruno dont il a écrit la biographie (Fayard, 1995) et traduit plusieurs dialogues. Il a également publié, en 1997, la première traduction en français du Petit Trésor, de Brunetto Latini, autre"citoyen des Enfers"."
Il y a en nous un petit enfant... " D'une phrase, Giovanni Pascoli (1855-1912), le plus grand poète italien de l'entre-deux siècles, répond au Surhomme nietzschéen. D'un livre, Le Petit Enfant, il bouleverse la poésie de son temps et de l'avenir: outrepassant le Voyant rimbaldien, il annonce hermétisme et surréalisme. D'Annunzio le Surhumain et Marinetti le Futuriste, si opposés pourtant, le mettent à la première place. Gramsci fait de ce franc-maçon socialiste et patriote " le leader du peuple italien ". Pasolini l'étudie pour sa thèse et y puise l'orientation essentielle de sa propre poésie... Le Petit Enfant est un des livres phares de la littérature contemporaine. Il est ici traduit pour la première fois en français.
Les premiers ancêtres de Napoléon Ier ? Des Italiens. Émigrés de Florence, suite aux guerres entre Guelfes et Gibelins, les Bonaparte ou Buonaparte (littéralement, " ceux qui sont du bon parti, du bon côté ") s'installent à Sarzane, à l'extrême nord de la Toscane. Nous sommes à la fin du XIIe siècle. À Sarzane, fortifiée par Laurent le Magnifique, les Bonaparte vont vite occuper d'importantes charges, au point de se lier familialement avec le pape Nicolas V, le fondateur de la Bibliothèque Vaticane, lui aussi originaire de la ville. Joseph Bonaparte, l'aîné - ou le " généalogiste " comme l'appellera son frère Napoléon -, mènera plus tard l'enquête, trouvera des preuves : ce n'est qu'à la fin du XIVe siècle que les ancêtres de l'Empereur se sont implantés en Corse. Sarzanais de souche, Federico Galantini ne se borne pas ici à raconter cette aventure généalogique, presque inconnue du public. Preuves à l'appui (elles sont toutes réunies dans l'ouvrage), il nous explique les dessous du Concordat de 1801, dont le premier artisan est encore un Sarzanais, le cardinal Spina. Sarzane, où se dresse encore aujourd'hui la maison-tour des Bonaparte, est aussi le théâtre de la mort romantique de Charlotte, nièce de Napoléon, confidente de Leopardi mais impossible amour du peintre Léopold Robert qui s'égorgea pour elle, à Venise... Napoléon et Sarzane met pour la première fois en lumière la " sarzanité " de ces Bonaparte qui ont changé l'Europe. La préface de l'italianiste Bertrand Levergeois en souligne toute l'importance.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.
Pendant six siècles la maison d'Osman imposa sa loi à des dizaines de peuples et de nations. À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorce son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire, en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes. La Russie convoitait ses territoires. L'Angleterre tenait à la préserver pour assurer sa route des Indes. Au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque Laïque et moderne. L'Empire ottoman fut un vaste ensemble multiethnique et multiconfessionnel. La Turquie n'est pas la seule héritière de cet empire. Aujourd'hui, plus de vingt États ont, dans leur histoire, un passé ottoman. En restituant à chacun la part de ce passé qui lui revient, ce livre contribue à apaiser des forces irrédentistes et des passions nationalistes toujours vives. Il fournit une grille de lecture nouvelle à l'histoire des Balkans et du Proche-Orient.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).